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Association Suisse-Arménie
Communiqués de Presse de l'ASA




Procès Pénal Dogu Perinçek
Association Suisse-Arménie | Berne

Tous les Communiqués de presse


Procès Pénal Dogu Perinçek
20 juin 2007 | Association Suisse-Arménie | Berne

Communiqué de presse

La Cour de Cassation confirme le verdict Perinçek

Le 18 juin 2007, la Cour de Cassation vaudoise a confirmé le verdict prononcé par le Tribunal de Police de Lausanne condamnant Dogu Perinçek, pour violation de l’article 261bis du Code pénal. En effet, en 2005, Dogu Perinçek avait nié publiquement et à plusieurs reprises le Génocide des Arméniens. La décision intervient à un moment politique marqué par les manoeuvres du Conseiller fédéral Christoph Blocher, visant à la suppression de la norme pénale antiraciste. L’Association Suisse-Arménie (ASA) est très satisfaite de la décision de la Cour de Cassation. Parallèlement, l’ASA prépare avec d’autres ONG impliqués dans la défense des Droits de l’Homme, une réponse au document de travail de l’Office fédéral de justice (OFJ), déjà rejeté par les experts convoqués par le Chef du DFJP lors de l’audience du 23 mai dernier.

L’Association Suisse-Arménie (ASA) vient d’apprendre que la Cour de Cassation vaudoise a intégralement rejeté le recours de M. Perinçek. L'arrêt de 1ère instance devient ainsi exécutoire, sauf recours au Tribunal fédéral, qui peut, sur requête, accorder un effet suspensif. L'ASA n'a pas été appelée à déposer un mémoire, ce qui laisse à penser que la Cour de cassation a jugé le recours de la défense manifestement mal fondé.

La condamnation de M. Perinçek constitue la confirmation de ce que nous avons toujours dit, à savoir que l’article 261bis du Code pénal en matière de négationnisme ne pose pas de problèmes particuliers d'application. L’ASA se félicite de ce verdict et souligne sa détermination à poursuivre en justice les fauteurs d'actions négationnistes à l'égard du génocide arménien. Loin de vouloir transformer la justice suisse en tribunal de l’Histoire, ce verdict ne fait que réaffirmer la réalité du génocide commis à l'encontre des Arméniens en 1915 et la nécessité de condamner tout acte raciste visant à nier l’existence des crimes contre l’humanité.

Les prises de position internationales concernant le génocide au Darfour et à Srebrenica montrent la nécessité de combattre sans relâche le crime de génocide, tel qu’il a été défini par la Convention internationale de l’ONU de 1948. Ainsi, nous nous désolidarisons de l’attitude d’une certaine partie de la classe politique qui dévalorise sa propre législation à l’étranger comme en Suisse même, cédant ainsi au chantage auquel des Etats négationnistes veulent soumettre notre Confédération. Nous demandons donc au Conseil fédéral de prendre ses distances par rapport à ceux qui cherchent à ruiner la valeur de la justice suisse aux yeux des Etats étrangers et de leurs propres concitoyens et de cesser de tergiverser sur la réalité du Génocide des Arméniens, reconnu par le même Conseil fédéral dans son message concernant le Statut de Rome (Tribunal pénal international).

L’ASA est en train de préparer, avec d’autres ONG, un document de réponse aux propos contenus dans le document élaboré par l’Office fédéral de justice (OFJ) et présenté lors d’une audition d’experts le 23 mai dernier et rejeté par nombre des participants. Ce document présentait plusieurs variantes de l’article pénal antiraciste, y compris sa suppression, sans toutefois envisager la possibilité de le maintenir sans changement. Le document de réponse sera bientôt publié sur le site officiel de l’ASA www.armenian.ch/gsa .


[PDF en français]
[PDF en allemand]


Procès Pénal Dogu Perinçek
9 mars 2007 | Association Suisse-Arménie | Berne

Communiqué de presse

La négation du génocide des Arméniens désormais pénalisée en Suisse

L'Association Suisse-Arménie prend connaissance avec satisfaction de la sentence rendue aujourd'hui par le tribunal de police de Lausanne où M. Doğu Perinçek était accusé pour violation de la norme antiraciste. Reconnu depuis longtemps par les historiens, par les experts et encore par de nombreux parlements, ce que les Arméniens ont subi en 1915 dans l'Empire Ottoman est un génocide dont la négation est punissable. Cela a maintenant été confirmé pour la première fois par la justice suisse aussi.

Avec ce jugement, la justice suisse a appliqué la norme antiraciste (art. 261bis du code pénal) - jusque-là uniquement appliquée au cas de la Shoa - au cas du génocide arménien de 1915. Ainsi, l’opinion affirmée lors des débats parlementaires que l’article pénal en question ne s’appliquait pas seulement à la Shoah a été confirmée par la décision d’un tribunal.

Que les événements de 1915 perpétrés dans l'Empire Ottoman constituent un génocide est reconnu depuis longtemps par l’écrasante majorité des historiens spécialisés, par la Commission des Droits de l'Homme de l'ONU et par divers comités supranationaux. Il n'y a plus que quelques historiens turcs ou représentants étrangers des thèses étatiques qui défendent encore la version officielle turque de l’histoire niant l'évidence d'un génocide planifié et exécuté.

Les chantages ont échoué
Sans craindre d'exercer des pressions, aidé par la poignée de politiciens turcs, plus ou moins connus, venus en Suisse précisément pour cette raison, M. Perinçek tient des conférences de presse pendant les jours du procès et se comporte comme un provocateur de façon répétitive. Le groupe des sympathisants provenant de Turquie et d’Europe a même exercé des pressions sur la justice par des démonstrations. M. Perinçek croyait avoir obtenu un soutien des magistrats suisses grâce à la rencontre que le Conseiller fédéral Christoph Blocher avait eu avec son homologue turc M. Cemil Ciçek. Personne n’avait cru à la coïncidence de cette rencontre, juste avant la tenue du procès. De plus, M. Perinçek croyait avoir en la personne du Ministre suisse un allié. « Grâce à notre lutte, le Ministre de la Justice suisse a annoncé vouloir modifier la loi » a-t-il laissé entendre sur son site Internet. Au long des deux jours du procès, il a été clair que l’accusé se servait de la Suisse comme d'un prétoire pour ses affirmations.

Fin des provocations ?
Le verdict met un point final à une série de manifestations niant le génocide des Arménien qui se sont répétées dernièrement dans notre pays. Il est envisageable que la Suisse ne se prête plus comme plateforme pour de telles provocations. Dorénavant, l’Association Suisse-Arménie s’attend à plus de clarté sur le terrain juridique pour pouvoir traduire en justice d’autres négationnistes, comme par exemple l’historien turc et chef idéologique du Gouvernement d’Ankara, M. Yusuf Halaçoğlu.

Terminer les discussions sur la norme pénale antiraciste
L’Association Suisse-Arménie demande de mettre un terme aux discussions sur la norme pénale antiraciste. Le procès qui vient de se terminer a démontré que la norme en vigueur est un instrument important et efficace contre des manifestations méprisant la condition humaine et qu’il n’est pas nécessaire de la modifier, si ce n’est pour la renforcer !

[PDF en français]
[PDF en allemand]


Time Magazine
2 février 2007 | Association Suisse-Arménie | Berne

Communiqué de presse  ici

Time: ligne éditoriale et DVD sur le génocide
Dans son édition européenne diffusée à 550 000 exemplaires le 2 février 2007 (daté du 12 février 2007) TIME Europe consacre une pleine page au Génocide des Arméniens accompagnée d’un documentaire de 52 minutes en DVD bilingue (anglais-français). Ce documentaire, œuvre de la réalisatrice Laurence Jourdan, a été diffusé en 2006 sur Arte. Il est suivi d’une interview de 46 minutes de l’historien Yves Ternon, spécialiste mondial des génocides.
[PDF en anglais]
[PDF en français]
[PDF en arménien]
[PDF en allemand]
[PDF en russe]
[PDF en turc]


Hrant DINK
26 Janvier 2007 | Association Suisse-Arménie | Berne

Communiqué de presse  ici


Blochers Kotau in der Türkei
5 octobre 2006 | Association Suisse-Arménie | Berne

Communiqué de presse [PDF]

Blochers Kotau in der Türkei

Mit Entsetzen nimmt die Gesellschaft Schweiz-Armenien die von Justizministers Christoph Blocher in der Türkei geäusserte Respektlosigkeit zur Kenntnis. Er hat sich abfällig gegenüber der eigenen Administration ausgelassen, unsere Judikative geringschätzig behandelt und die Beschlüsse des Bundesparlamentes verächtlich gemacht.

Statt mit Überzeugung für die Spielregeln und Gesetzte im eigenen Land einzutreten, hat Christoph Blocher mit diesem unwürdigen Verhalten die Ideale der Schweiz verraten.

Bundesrat Christoph Blocher verstösst mit seinem Kotau vor der Türkei auch gegen jegliche Gepflogenheit, die Tätigkeit der eigenen Behörden im Ausland nie in Frage zu stellen. Dass er diese sträfliche Missachtung des Nationalrats und der Gerichte vor den Medien im Gastland ausdrückte, ist schlicht ein Skandal und eine Dummheit. Und dass er sich dabei zu laufenden Verfahren äusserte, ist für einen Justizministers unverzeihlich.

Die Gesellschaft Schweiz-Armenien fragt sich, warum sich Bundesrat Blocher derart niveaulos bei der Türkei anbiedert und wessen Interessen er dort vertritt. Die Interessen einer der humanitären Tradition verpflichteten Schweiz hat er mit seinem Verhalten sicher mit Füssen getreten.

Andreas Dreisiebner
Co-Président de l'Association Suisse-Arménie


Berlin: manifestions négationnistes
L’Association Suisse-Arménie (ASA) a publié un communiqué de presse demandant à Erhart Körting, Responsable de l’Intérieur (Innensenator) à la municipalité de Berlin, d’interdire les manifestations de Berlin les 15 et le 18 mars prochains et qui visent à rendre hommage au Grand Vizir Talaat Pascha, un criminel qui a été condamné à mort dans sa patrie pour crimes contre l’Humanité, et qui est le responsable majeur du génocide des Arméniens de 1915.L’ASA manifeste sa préoccupation par rapport à la légèreté adoptée à l’encontre de cette initiative ultranationaliste, et qui n’est rien d’autre qu’un épisode supplémentaire dans la campagnede négationnisme lancée l’année dernière en Suisse par les mêmes organisateurs. Pour souligner le lien évident entre les manifestations d’Allemagne et de Suisse, l’ASA a transmis à la presse le compte rendu rédigé par le sdeux co-présidents du Groupe Parlementaire Suisse-Arménie, les Conseillers nationaux Dominique de Buman (PDC) et Ueli Leuenberger (Verts), dans lequel sont expliquées et dénoncées les tentatives de Youssouf Halacoglu (Directeur de la Fondation d’Histoire turque) et de Dogu Perincek (à la tête du Parti des Travailleurs). Ceux-ci, en concertation avec l’élite politique et militaire turque, exercent des pressions inouïes sur l’Etat de droit de notre Confédération, visant notamment à faire changer la législation antiraciste du Code pénal suisse ainsi qu’à faire retirer la reconnaissance du génocide arménien par le Conseil national, intervenue le 16 décembre 2003. En Suisse, les manifestations négationnistes de ces deux personnages et les enquêtes pénales qu’elles avaient entraînées contre eux, avaient engendré une profonde crise diplomatique entre la Confédération helvétique et la Turquie. Pour terminer, l’ASA souligne que la liberté d’expression ne doit pas être confondue à un acte criminel comme celui de nier un génocide, dont la vérité a été largement démontrée et qui a été condamné par nombreuses instances internationales et parlements nationaux. En permettant ces manifestations, M. Körting risque d’institutionnaliser l’usurpation du droit démocratique au rassemblement et à la libre expression. Une demi heure avant avoir envoyé le communiqué et l’annexe à la presse, l’ASA les a transmis à M. Körting avec copie à l’Ambassade d’Allemagne à Berne.


10. März 2006 | Gesellschaft Schweiz-Armenien | Bern

Medienmitteilung [PDF]

Die in Berlin geplanten türkischen Nationalistenaufmärsche müssen verboten werden !

Mit grosser Besorgnis hat die Gesellschaft Schweiz-Armenien zur Kenntnis genommen, dass der Berliner Innensenator die Zulassen der für den 15. bis 19. März 2006 in Berlin geplanten Veranstaltungen unter der Bezeichnung "Grossprojekt 2006" erwägt. Im Rahmen dieses "Großprojekts" soll offenbar des Völkermörders Mehmet Talat gedacht werden. Wir fordern die Senatsverwaltung des Inneren von Berlin auf, diese Kundgebungen zu verbieten - gerade im Hinblick auf die europäische Dimension.

Talat gilt als Hauptverantwortlicher des Genozids an den Armeniern von 1915, dem bis zu 1,5 Mio. Menschen zum Opfer gefallen sind. Dieser Völkermord wird - den zahllosen Beweisen, den Feststellungen durch offizielle internationale Gremien sowie den vielen Erklärungen von Regierungen und Parlamenten rund um die Welt zum Trotz - von der Türkei bis heute bestritten.

Die für Berlin geplanten Kundgebungen bilden die Fortsetzung provokativer Veranstaltungen in der Schweiz, bei denen vordergründig der Friedensvertrag von Lausanne (1923) im vorigen Jahr gefeiert werden sollte. In Wahrheit ging es den ultranationalistisch motivierten türkischen Organisatoren darum, Druck auf die Schweiz und auf jene zentraleuropäischen Staaten auszuüben, deren Gesetzgeber das historische Faktum des Genozids an den Armeniern anerkennt haben. Was in Lausanne seinen Anfang nahm, soll in Berlin 2006 und danach in Paris (2007) sowie in Brüssel fortgesetzt werden.

Die ständige Einmischung nationalistischer türkischer Aktivisten mit Querverbindungen zur politischen Elite der Türkei in das schweizerische Rechtsstaatssystem löste eine handfeste diplomatische Krise zwischen beiden Staaten aus und veranlasste die Parlamentarische Gruppe Schweiz - Armenien, ein kritisches Memorandum zu erstellen (siehe Anlage).

Der Aufruf der Organisatoren von Berlin, zu denen auch der in der Schweiz wegen Verstosses gegen die Antirassismusbestimmung angeklagte Politiker Dogu Perinçek zählt, enthält massive Drohungen und denunziert die armenische Bevölkerung pauschal als Handlanger des russischen und US-Imperialismus dar. Unter dem Deckmantel der Versammlungsfreiheit und der Meinungsfreiheit sollen Genozidleugnung und die Verherrlichung gerichtlich in ihrer Heimat für "Verbrechen gegen die Menschheit" verurteilter Völkermörder betrieben werden! Dies sollte gerade in Deutschland mit seinen vielfältigen Bezügen zur armenischen und türkischen Geschichte nicht akzeptiert werden.

Aus diesen Gründen fordern wir den Berliner Innensenator, Herrn Dr. Ehrhart Körting, auf:
- Verweigern Sie der öffentlichen Ehrung von Völkermördern in Berlin Ihre Genehmigung !
- Verhindern Sie, dass demokratische Freiheiten wie das Versammlungsrecht und die Meinungsfreiheit missbraucht werden, um Genozid zu leugnen und für Genozid Verantwortliche als nationale Helden zu ehren!
- Verbieten Sie die Veranstaltungen des "Grossprojekts 2006"!

Sarkis Shahinian und Andreas Dreisiebner
Co-Präsidenten der Gesellschaft Schweiz-Armenien


Das Memorandum der schweizerischen Parlamentariergruppe [PDF]

Gefährliche Priorisierung der Schweiz im Südkaukasus
22. Februar 2006 | Gesellschaft Schweiz-Armenien | Bern

Medienmitteilung [PDF]

Gefährliche Priorisierung der Schweiz im Südkaukasus

Mit ihrer aussenpolitischen Bevorzugung Aserbaidschans gefährdet die Schweiz die sich vorsichtig anbahnende Konfliktlösung um Berg-Karabach im Südkaukasus. Unvorsichtige Äusserungen aus dem EDA zu Friedhofschändungen gigantischen Ausmasses in der Region heizen die Problematik zusätzlich an. Die Gesellschaft Schweiz-Armenien warnt vor einer Verschärfung des Konfliktes.

Die Gesellschaft Schweiz-Armenien (GSA) begrüsst es, dass sich Bundesrätin Micheline Calmy-Rey für die Konfliktlösung im Südkaukasus einsetzt, wie sie das in einem Brief an die GSA anfangs Januar versprochen hat. Umso befremdeter ist die GSA, dass der offizielle Arbeitsbesuch Calmy-Reys vom 22. bis 24. Februar 2006 ausschliesslich nach Aserbaidschan führt und gemäss Programm keine sicherheitspolitischen und völkerrechtlichen Themen angesprochen werden sollen. Erst kurz vor Abreise Calmy-Reys verlautete aus dem EDA (Lars Knuchel im Tages-Anzeiger vom 22. Februar 2006), auch der Konflikt um Berg-Karabach würde thematisiert; dies aber in einem deplatzierten Zusammenhang mit der Zerstörung der mittelalterlichen Grabstätte Dschulfa in der aserischen Autonomen Republik Nachitschewan.

Dass diese Friedhof-Schändung von gigantischem Ausmass gemäss EDA auf einen «ungelösten Konflikt» zurückzuführen ist, weist die GSA mit Entsetzen zurück. Diese Betrachtungsweise ist vor dem Hintergrund der Zerstörung der Fels-Buddhas im Bamyantal (Afghanistan) durch die Taliban verheerend. Die aus dem 9. Jahrhundert stammende Grabstätte von Dschulfa, eine historisch äusserst wertvolle Nekropole mit ursprünglich über 10'000 Steinkreuzen, ist Mitte Dezember 2005 von aserischen Armeeeinheiten systematisch und irreversibel zerstört worden. Der Europarat hat Aserbaidschan wegen dieser Zerstörung des Dschulfa-Komplexes am 16. Februar 2006 entschieden verurteilt.

Mit dem Exklusivbesuch der Schweizer Aussenministerin wird dem Südkaukasus eine Bevorzugung Aserbaidschans demonstriert, die der Konfliktbewältigung in dieser Region abträglich ist. Die Verhandlungen um den Berg-Karabach-Konflikt befinden sich zurzeit in einer sehr heiklen Phase. Nach den Gesprächen zwischen den beiden Präsidenten Ilham Alijev (Aserbaidschan) und Robert Kotscharian (Armenien) in Rambouillet vom 10./11. Februar 2006 ist noch keine Lösung am Horizont erkennbar. Daher ist es gefährlich, unbalancierte Aktivitäten im Südkaukasus zu entfalten, weil sie destabilisierend und verunsichernd wirken und in der Region die militärische Konfliktaustragung wieder aufleben zu lassen drohen. Die Entscheidung der Schweiz, Aserbaidschan als Referenz im Südkaukasus zu bezeichnen (EDA vom 21. Februar 2006), bekommt eine Bedeutung, die die ökonomische Beziehung Schweiz-Aserbaidschan weit übersteigt, weshalb sie seitens der GSA als äusserst inopportun betrachtet wird. Denn dadurch riskiert die Schweiz, ihre Neutralität in der politischen Regelung des Konflikts im Südkaukasus zu verlieren.

Sarkis Shahinian
Co-Präsident der Gesellschaft Schweiz-Armenien


Bundesrat ist der Türkei auf den Leim gekrochen
1. August 2005 | Gesellschaft Schweiz-Armenien | Bern

Medienmitteilung [PDF]

Bundesrat ist der Türkei auf den Leim gekrochen

Die Gesellschaft Schweiz - Armenien (GSA) hält nichts vom Vorschlag der türkischen Regierung, die Ereignisse von 1915 durch eine armenisch-türkische Historikerkommission untersuchen zu lassen. Was den Armeniern während des Ersten Weltkrieges auf dem Gebiet der heutigen Türkei widerfuhr, ist historisch längst aufgearbeitet. Diverse internationale Vereinigung von Genozidforschern, die dafür zuständige Kommission der UNO, das Europaparlament sowie unzählige nationale Parlamente haben den historischen Fakt des Völkermordes hinlänglich bestätigt.

Der Bundesrat, der die Einsetzung einer gemischten Historikerkommission zur Bewertung der Ereignisse unterstützt, kriecht damit der türkischen Verschleierungs- und Verzögerungsstrategie auf den Leim. Stattdessen täte die Landesregierung gut daran, den wiederholten Angriffen von türkischer Seite auf das schweizerische Staats- und Rechtssystem mit aller Entschiedenheit entgegen zu treten.

Die GSA verlangt vom Bundesrat, dass er den Völkermord an den Armeniern von 1915 endlich als solchen anerkennt, wie dies der Nationalrat im Dezember 2003 mit klarem Votum getan hat. Mit dem jetzigen Verhalten hat der Bundesrat den Nationalrat ohne Not desavouiert und die "offizielle Schweiz " gespalten. Dieser Imageschaden der durch das duckmäuserische Verhalten des Bundesrates entstanden ist schadet der Glaubwürdigkeit der Schweiz als Hort der humänitären Tradition und der Menschenrechte. Die vermeintlichen kurzfristigen wirtschaftlichen Interessen haben wieder einmal das politische Verhalten geprägt und da missachtet der Bundesrat sogar die politischen Spielregeln und übergeht einen Beschluss des Nationalrates. Hierzu könnte der Bundesrat eine Lektion in würdigem politischen Verhalten am Beispiel Frankreich nehmen, wo der Präsident den Beschluss des Parlamentes voll und ganz unterstützte, im vollen Bewusstsein, dass die viel bedeutungsvolleren wirtschaftlichen Beziehungen (im Vergleich zur Schweiz-Türkei) tangiert werden könnten. Damals wurde der türkische Botschafter in Paris mit viel Getöse abberufen und sass still einen Monat später wieder auf seinem Posten, die wirtschaftlichen Beziehungen entwickelten sich munter weiter.


Andreas Dreisiebner
Co-Präsident der Gesellschaft Schweiz-Armenien




Pour de plus amples information, voir la Revue de Presse

Document:
- Lettre du 6 avril 2005 de l'Association Internationale des Chercheurs sur les Génocides au Premier Ministre turc Erdogan


Commémoration en Suisse du Traité de Lausanne par la Turquie - 24 juillet 2005
22 juillet 2005 | Association Suisse-Arménie | Berne

Communiqué de presse

L’Association Suisse-Arménie est consternée. L’intimidation et l’arrogance semblent ne connaître pas de limites et le gouvernement Suisse est en train de devenir complice de la négation du génocide des Arméniens, un crime punissable par la loi. C’est à cela qui revient de permettre une série de manifestations dans toute la Suisse auxquelles participent des personnalités ayant niée publiquement ce crime contre l’humanité. Sur la base des éléments déjà communiqués aux autorités judiciaires du Canton de Vaud, l’ASA demande l’annulation immédiate des manifestations promues par les organisateurs de lozan2005.

Sarkis Shahinian
Co-présidents de l'Association Suisse-Arménie


Documentation historique sur les Traités évoqués:
- Le texte du Traité de Sèvres (1920)
- La carte géographique du Traité de Sèvres (source: Atlas historique)

- Le texte du Traité de Lausanne (1923)
- La carte géographique du Traité de Lausanne (source: Atlas historique)




90è commémoration du génocide des Arméniens 1915-2005
14 avril 2005 | Association Suisse-Arménie | Berne

Communiqué de presse [PDF]


Interventions à la conférence de presse [PDF]

Programme des cérémonies de commémoration [page HTML]

Halte à la négation du génocide

Nonante ans exactement après le début du génocide systématique qui a frappé le peuple arménien, l’Association Suisse - Arménie (ASA) est fortement préoccupée par la négation dont ce crime contre l’humanité est encore trop souvent l’objet. Elle se joint à l’appel adressé par le Conseil administratif de la Ville de Genève à toutes les villes de Suisse afin qu’elles fassent un geste contre la négation du génocide. L’ASA demande en outre que le génocide arménien soit traité comme tel dans les programmes d’enseignement des écoles de Suisse.

Autour du 24 avril 2005, nonante ans exactement après le début du génocide arménien, diverses commémorations seront organisées dans le monde entier pour rappeler le souvenir des victimes. En Suisse auront lieu plusieurs manifestations culturelles dont le point culminant sera le concert de requiem dimanche 24 avril à la collégiale (Münster) de Berne. Les plus éminentes personnalités politiques et ecclésiastiques suisses y ont été invitées. 

En décembre 2003, le Conseil National a expressément adopté l’appellation de génocide pour qualifier le crime commis contre le peuple arménien. Une telle mesure s’imposait pour lutter contre des groupements extrémistes qui en Suisse même s’acharnent à nier le génocide. Il est inquiétant de constater que pareille infraction à l’article 261bis du Code pénal est encore tolérée par des autorités suisses, que ce soit au niveau fédéral, cantonal ou communal. De même, les propos du Conseil fédéral, qui minimise la portée des événements de 1915-1918 en laissant aux historiens la responsabilité d’établir s’il s’agit ou non d’un génocide, servent trop souvent de prétexte pour nier impunément un génocide historiquement avéré depuis longtemps.

À l’occasion du nonantième anniversaire du génocide arménien, l’Association Suisse - Arménie se joint à la résolution prise le 18 janvier 2005 par le Conseil administratif de la Ville de Genève et approuvée à l’unanimité par le Conseil municipal, et par laquelle il demande à toutes les villes de Suisse de reconnaître expressément ce génocide. C’est seulement ainsi qu’il sera possible de mettre un terme à la conspiration du silence. L’ASA demande donc au Conseil fédéral de qualifier explicitement de génocide le crime commis contre les Arméniens et de témoigner ainsi son respect à l’égard des victimes et de leurs descendants.

La commémoration est aussi pour l’ASA l’occasion d’attirer l’attention des autorités judiciaires cantonales et des organes chargés de l’instruction publique sur le problème du négationnisme. C’est dans ce but qu’elle a établi une documentation et l’a fait parvenir à toutes les directions cantonales de l’instruction publique.


Sarkis Shahinian
Co-présidents de l'Association Suisse-Arménie



WEF: Les génocides ne se laissent pas interpréter
27 janvier 2005 | Association Suisse-Arménie | Berne

Communiqué de presse [PDF]
 

Les génocides ne se laissent pas interpréter

À l'occasion de la journée de la mémoire des génocides, l'Association Suisse-Arménie (ASA) demande au Président de la Confédération Samuel Schmid, aujourd'hui à Auschwitz, de reconnaître de façon catégorique le génocide des Arméniens. Le Conseil national ayant déjà donné l'exemple, il revient maintenant au Conseil fédéral d'accomplir ce pas. L'ASA demande au Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, actuellement au WEF à Davos, cette même preuve de courage. Sans cette reconnaissance, la Turquie perd son droit d'accès à l'Union européenne.

À l'aube de l’ouverture des négotiations pour son adhésion à l’Europe, la Turquie rencontre à Davos le Vieux continent. Le calendrier veut que le WEF croise la commémoration du 60è anniversaire de la Shoah, en jettant une lumière importante sur le devoir de mémoire de chaque pays, en particulier celui des héritiers politiques des états responsables, dans le passé, des crimes contre l’humanité, tels que le génocide des Arméniens. L’Allemagne a été la première à faire ce travail de mémoire et de nombreux états européens réitèrent aujourd'hui à Auschwitz leurs efforts pour que de tels crimes ne se reproduisent jamais et que leur souvenir ne soit plus couvert par le déni. Est-ce que la présence du premier ministre turc M. Recep Tayyip Erdogan à Davos, lors de cette commémoration, contribuera à changer l’attitude de la Turquie qui, jusqu'à ce jour, n'a pas reconnu les pages les plus sombres de son passé et qui engage d’autres états, dont la Suisse, à la suivre dans son attitude négationniste contraire aux principes européens ?

Le 18 janvier 2005, la ville de Genève, hôte des institutions onusiennes, a reconnu à l'unanimité le génocide des Arméniens. Genève a également appelé avec force toutes les villes suisses à faire de même en cette année qui commémore le 90è anniversaire du génocide. L'Association Suisse-Arménie (ASA) salue avec satisfaction cet appel. Une semaine à peine auparavant, sous la pression du Conseil fédéral, le Conseil d'État du Canton de Vaud a refusé de qualifier de génocide les crimes systématiques commis en 1915 contre les Arméniens.

La reconnaissance et la condamnation du génocide des Arméniens n'est plus depuis longtemps l'affaire des historiens. Ceux-ci ont achevé leur travail et la véracité des faits est indiscutable. C'est donc désormais aux politiques de prendre le flambeau, comme le veut la logique de la convention de l'ONU sur le génocide, ratifiée par la Suisse. Le Conseil fédéral devrait ainsi s'abstenir de systématiquement exprimer des positions qui minimisent le génocide des Arméniens, tentant ainsi d'influencer en Suisse les parlements locaux et les instances exécutives. Il serait plus souhaitable que le Conseil fédéral entreprenne des démarches concrètes propres à favoriser un réel dialogue entre Turcs et Arméniens, basé sur une reconnaissance sans faille de la véracité historique du génocide — comme l'a fait le 16 décembre 2003 le Conseil national — et sur un engagement sérieux en faveur de l'enseignement en Suisse de ces faits.

La déclaration selon laquelle la diaspora arménienne agirait en Suisse en ennemi de la Turquie, comme le prétend le site internet du Ministère turc des affaires étrangères, est simplement fausse et trompeuse. Les amis des Arméniens en Suisse ainsi que les citoyennes et les citoyens suisses d'origine arménienne ont au contraire toujours appelé au dialogue avec les Turcs, mais sur la base de la vérité et non de la négation de l‘évidence. La lutte contre le négationnisme est aussi un combat pour la liberté de parole de tous les citoyens turcs.

En vérité, la criminalisation en Turquie du débat sur le génocide des Arméniens a été étendue tout au long de l'année 2004. Seule la perspective de son entrée dans l'Europe a forcé la Turquie à retirer quelques décisions qui n’étaient pas euro-compatibles, et cela sous fortes pressions politiques européennes. Rappelons la circulaire du Ministre turc de l'éducation nationale qui, le 14 avril 2003, forçait les élèves à écrire des dissertations niant le génocide des Arméniens. Rappelons également l'introduction de l'article 305 du nouveau code pénal qui punit de 10 ans de prison toute déclaration mettant en péril l'unité nationale de la Turquie. Le rapport explicatif qui s'y rattache précise que ces dispositions s'appliquent en particulier à la question chypriote et au génocide des Arméniens.

Le 24 janvier 2005, l'ASA avait pris connaissance avec indignation que le Ministre de l'éducation du Land allemand de Magdeburg, se pliant d'abord aux pressions diplomatiques de la Turquie, avait retiré de son programme d'enseignement le génocide des Arméniens. Heureusement, la forte réaction des partis politiques et de la société civile allemande a imposé au Ministre de revenir aujourd'hui sur sa décision, en admettant publiquement que l'éducation ne pouvait pas devenir un argument de chantage de la part d'une force diplomatique étrangère. Quelques jours seulement avant ces événements, le Chancelier allemand Gerhard Schröder avait rappelé l'importance du combat contre l'oubli et contre la négation des crimes contre l'humanité, ainsi que l'importance de la prise de conscience. L'ASA reste accablée devant l'hypocrisie qui a conduit à la première décision et elle condamne avec la plus grande sévérité cette attitude qui bafoue la mémoire et  l'honneur des victimes.

Les co-présidents de l'Association Suisse-Arménie
Sarkis Shahinian
Andreas Dreisiebner



Ville de Genève: appel aux villes suisses
19 janvier 2005 | Association Suisse-Arménie | Berne

Communiqué de presse [PDF]
 

Genève invite les villes de Suisse à reconnaître le génocide des Arméniens

Le soir du 18 janvier 2005, le Conseil municipal de la Ville de Genève a reconnu, dans sa session plénière, le génocide des Arméniens de 1915 et a invité toutes les villes de Suisse à faire de même. La décision a été prise à l’unanimité du législatif genevois.


Toutes les formations politiques se sont regroupées autour de cette décision qui, par l’envergure du vote et le caractère de son message, offre une nouvelle dimension à la connaissance et à la reconnaissance universelle de ce génocide, alors que cette année on commémore son 90è anniversaire. La déclaration rappelle que ce génocide est un des seuls crimes contre l’humanité qui continuent à être niés par l’État même qui est l’héritier politique des auteurs de ce génocide et qui va jusqu’à criminaliser l‘acte de sa reconnaissance.

En Suisse, même après sa reconnaissance à la majorité absolue par le Conseil national le 16 décembre 2003, le Conseil fédéral persiste à ne pas reconnaître ce génocide, laissant aux historiens le soin de se prononcer sur la qualité du crime alors que c’est au politique de le définir et de le dénoncer, tel qu’il l‘a été fait dans la Convention de l‘ONU sur le génocide. De son côté, le gouvernement turc a été largement désavoué, en Europe comme aux États-Unis, où la Chambre des Représentants a dernièrement décidé de lui interdire d’utiliser pour sa propagande révisionniste l’aide au développement qu’il lui octroyait. À la fin décembre 2004, le Parlement des Pays-Bas, un des États fondateurs de l’Union européenne, devait reconnaître à l’unanimité le génocide des Arméniens en demandant à son gouvernement de rappeler la reconnaissance de ce crime à chaque rencontre avec les représentants turcs.

Par ce geste décisif, la Ville de Genève, symbole international, rappelle sa longue tradition d'engagement pour les droits de l’homme, le respect des minorités et la justice pénale internationale. Elle souligne le caractère imprescriptible des crimes contre l’humanité et oeuvre concrètement pour la réconciliation, sur la base de la vérité, des peuples turc et arménien
.

Andreas Dreisiebner
Sarkis Shahinian

Co-présidents de l'Association Suisse-Arménie



19 janvier 2005 | Conseil municipal | Genève

Sur proposition du Conseil administratif, le Conseil municipal de la Ville de Genève approuve la déclaration suivante:

Génocide des Arméniens: 90 ans de mémoire vive

La Ville de Genève reconnaît le génocide des Arméniens perpétré par le pouvoir ottoman entre 1915 et 1918. Par cet acte solennel, elle rappelle le caractère imprescriptible des crimes contre l’humanité et entend contribuer à la lutte contre le négationnisme.

1. Au cours de la Première Guerre mondiale, quelque 1,5 million de femmes et d’hommes ont été déportés, violés, massacrés, parce qu’ils étaient arméniens. Le 24 avril de chaque année, les Arméniens du monde entier accomplissent leur devoir de mémoire. C’est à cette date, en 1915, qu’a eu lieu la rafle des principaux responsables de la communauté arménienne de l’Empire ottoman, prélude à l’élimination de la présence arménienne en Anatolie.

2. La reconnaissance et la commémoration du génocide des Arméniens concernent non seulement les descendants des rescapés, mais encore l’humanité dans son ensemble. Garder cette mémoire vive est le seul moyen de prévenir la reproduction de tels actes. Un silence honteux a régné trop longtemps sur cet événement qui a inspiré l’autre grande catastrophe du XXe siècle, la destruction des juifs d’Europe et des tziganes par les nazis et leurs alliés. Tous les historiens indépendants et rigoureux sont d’accord pour qualifier l’extermination des Arméniens de génocide au sens de la Convention de l’ONU du 9 décembre 1948 pour la prévention et la répression du crime de génocide. Seule la Turquie persiste à nier l’évidence et va jusqu’à criminaliser la revendication de la reconnaissance. Cette reconnaissance est donc un acte qui revient au politique, sur la base des travaux des historiens.

3. En Suisse, les cantons de Genève, en 1998 et 2001, et de Vaud, en 2003, ont reconnu le génocide, ouvrant la voie au Conseil national qui a approuvé le 16 décembre 2003 le postulat initialement proposé par M. Vaudroz quand il siégeait aux Chambres et repris au moment du vote par M. de Buman. L’ONU avait fait de même en 1985 à travers l’adoption du rapport d’une de ses commissions d’experts, suivie par le Parlement européen dans une résolution en 1987. Au cours de ces dernières années, l’Argentine, l’Arménie, la Belgique, le Canada, Chypre, les Etats-Unis d'Amérique, la France, la Grèce, l’Italie, le Liban, les Pays-Bas, la Russie, la Slovaquie, la Suède, la Suisse, l’Uruguay et l'Etat du Vatican ont fait de même.

4. Par son identité internationale et multiculturelle, Genève témoigne en faveur de la paix entre les peuples. A l’heure où la Turquie amorce un rapprochement avec l’Europe, la question arménienne, loin d’être un contentieux entre deux nations, sera dans les années qui viennent de plus en plus au centre du nouvel équilibre européen. Notre témoignage aujourd’hui signifie qu’une paix durable passe par un partage de la vérité historique.

Appel aux villes de Suisse
Depuis la reconnaissance prononcée par le Conseil national en décembre 2003, l’affirmation du génocide des Arméniens de 1915 a acquis une légitimité nouvelle en Suisse.

La Ville de Genève a décidé de reconnaître le génocide des Arméniens à l’occasion de son 90e anniversaire, le 24 avril 2005. Nous appelons les villes de Suisse à se joindre à cette déclaration solennelle et à affirmer ainsi publiquement le caractère imprescriptible des crimes contre l’humanité.

Le 24 avril 2005 restera alors comme le moment où les villes suisses ont donné un signe pour l’avenir. Un signe pour la prévention du crime de génocide au niveau international, pour la réconciliation entre Turcs et Arméniens, et pour la cicatrisation d’une blessure encore ouverte chez nombre de nos concitoyens.

Le Conseil municipal de la Ville de Genève


Canton de Vaud
13 janvier 2005 | Association Suisse-Arménie | Berne

Communiqué de presse [PDF]

Le Conseil d'État vaudois rejette la chance de réconcilier Turcs et Arméniens


Dans son communiqué de presse d'aujourd'hui 13 janvier 2005, en réponse au postulat Sandri accepté à la grande majorité par le Grand Conseil vaudois, le Conseil d'État refuse de parler de génocide des Arméniens de 1915 en laissant aux historiens le soin de savoir s'il convient de qualifier ou non ce crime de génocide. L'Association Suisse-Arménie prend connaissance avec le plus grand regret de la prise de position de l'exécutif vaudois.

Le génocide des Arméniens est parmi les rares crimes contre l'humanité qui continuent à être niés, ici par l'État même qui est l'héritier politique des auteurs de ce génocide. Il est choquant que le Conseil d'État vaudois admette, dans son communiqué, que "l'ensemble des analyses historiques constatent que, en 1915, le Gouvernement ottoman a ordonné la perpétration de massacres à l'encontre de la population arménienne" et qu'il avance, dans ce même communiqué, qu'il n'est pas possible d'affirmer que "ces massacres furent commis intentionnellement" par le gouvernement turc de l'époque.

La contradiction est très grave et symptomatique ! Elle reprend très exactement la mécanique négationniste turque qui dit vouloir laisser aux historiens ce travail. Pourtant, faut-il le rappeler, le mot génocide est une qualification politique d'une réalité criminelle. La définition du crime de génocide est issue d'une volonté politique qui a donné les critères pour qualifier des événements historiques, notamment dans la Convention de l’ONU du 9 décembre 1948 pour la prévention et la répression du crime de génocide. Les historiens du monde entier ont depuis 90 ans accumulé et minutieusement étudié les très nombreuses preuves du crime perpétré contre les Arméniens en 1915. Ils s'accordent tous à dire que ce crime répond aux critères de génocide selon la convention de l'ONU. Seuls quelques historiens négationnistes proches des autorités turques osent encore dire le contraire, comme il existe encore des 'historiens' pour réfuter la réalité des chambres à gaz. Les définitions étant posées, et le crime répondant à cette réalité, c'est bien aux politiques de reprendre le flambeau et d'affirmer l'indéniable réalité du génocide des Arméniens, au nom des libertés que les politiques veulent défendre.

L'ASA trouve stupéfiant qu'en 2005, lors du 90è anniversaire de ce génocide, l'opinion publique lausannoise et suisse, sensible aux valeurs suprêmes des Droits de l'Homme, doit subir le tabou qui pèse sur ce crime, dans la navrante ligne tracée par le Conseil fédéral le 16 décembre 2003. L'ASA se demande d'où vient ce brouillage de l'information et ce manque de courage. Le Conseil d'État vaudois prétend vouloir le rapprochement entre les peuples turc et arménien, mais il ne peut y avoir de rapprochement basé sur le mensonge.

Le Conseil fédéral a déjà été désavoué par un vote à la majorité absolue du Conseil national qui acceptait le 16 décembre 2003 un postulat — déposé par le Conseiller national genevois Jean-Claude Vaudroz et repris par le Conseiller national Dominique De Buman — reconnaissant le génocide des Arméniens.


Andreas Dreisiebner
Sarkis Shahinian

Co-présidents de l'Association Suisse-Arménie



13 janvier 2005 | Conseil d'État vaudois | Lausanne

Communiqué de presse [PDF]

Rapport du Conseil d'Etat à propos des massacres d'Arméniens en 1915

Dans un rapport au Grand Conseil donnant suite à un postulat du député Massimo Sandri, le Conseil d'Etat admet et regrette l'existence de massacres perpétrés par les Ottomans contre les Arméniens en 1915. Il laisse cependant aux historiens le soin de savoir s'il convient de les qualifier ou non de génocide. En cela, sa position est la même que celle du Conseil fédéral.

L'évaluation des massacres perpétrés contre les Arméniens dans les années 1915-16 est un problème historique et par conséquent un objet d'étude pour la science de l'histoire. La question de savoir si ces massacres furent commis intentionnellement – et donc se rapprochent du crime de génocide – relève de la recherche historique.

Le Conseil d'Etat relève que l'ensemble des analyses historiques constatent que, en 1915, le Gouvernement ottoman a ordonné la perpétration de massacres à l'encontre de la population arménienne.

La reconnaissance du génocide arménien est un débat qui agite tant les communautés arménienne et turque que divers parlements et autorités nationales et internationales depuis des décennies.

Le Conseil d'Etat invite la Turquie et l'Arménie à construire des relations renouvelées et pacifiques avec la population arménienne. Seul le travail de mémoire sur des événements aussi dramatiques peut en effet contribuer, non seulement à prévenir de tels événements dramatiques, mais aussi à réconcilier les divers protagonistes.

Bureau d'information et de communication de l'Etat de Vaud

Contact:
Jean-Claude Mermoud | chef du Département des institutions et des relations extérieures



30 novembre 2004 | Association Suisse-Arménie | Berne

Communiqué de presse

Grave aggression raciste contre les Arméniens de France


Samedi 27 novembre 2004, à 16 h 30, des citoyens français d'origine arménienne du Comité de Coordination des Associations Arméniennes de France ont été victimes, à Valence, d'une aggression préméditée alors qu'ils faisaient circuler une pétition demandant que la reconnaissance du génocide arménien figure dans les critères d'adhésion de la Turquie à l'Union Européenne. L'aggression a été portée par une vingtaine de jeunes d'origine turque. À la suite de cette aggression, quatre français d'origine arménienne ont dû être hospitalisés pour des fractures multiples et des traumatismes crâniens. La police française a fait preuve d'une préoccupante passivité.

Cet acte intervient quelques mois avant le 90è anniversaire du génocide des Arméniens, le 24 avril 2005, qui sera commémoré solennellement dans le monde entier, notamment en France et en Suisse.

Le manque d'instruction des jeunes turcs quant à la réalité historique du génocide par l’empire ottoman est certainement une des causes de cette dérive nationaliste. Le manque de cohérence du législateur français en est une autre. La reconnaissance seule du génocide par la France en janvier 2001 ne suffit pas, il faut que cette loi soit accompagnée d'une instruction intégrée dans le programme scolaire obligatoire et d'une loi interdisant formellement toute forme de négationnisme. La Suisse possède déjà une telle loi (article 261bis du code pénal interdit de nier, de minimiser grossièrement ou de justifier un génocide). Malheureusement, depuis l'adoption de cet article, de trop nombreux cas de négation du génocide arménien en Suisse sont à signaler.Il reste donc à la Suisse à développer un programme d'instruction qui permette de prévenir de tels actes.

L'Association Suisse-Arménie, profondément touchée et scandalisée par cet acte d'une violence inouïe, condamne fermement cette aggression à l'encontre de citoyens français exerçant simplement leurs droits civils.

L'ASA prend acte de l'attitude contradictoire du gouvernement français qui, ayant reconnu le génocide arménien, ne condamne pas le négationnisme de ce génocide sur son territoire.

L'ASA souhaite que les autorités et la presse des deux pays prennent au sérieux l'existence de courants négationnistes violents et veillent à ce que de tels crimes soient poursuivis et condamnés avec la plus grande sévérité.

Enfin, les députés français étant signataires de la déclaration du 18 juin 1987, dans laquelle l'Union européenne estimait que le refus de l’actuel gouvernement turc de reconnaître le génocide arménien constitue un obstacle incontournable à l’examen d’une éventuelle adhésion de la Turquie à l'UE, il nous paraît fondamental que le gouvernement français, le président de la République ainsi que l'ensemble des partis politiques français condamnent fermement cette aggression et posent comme condition préalable à toute négotiation d’adhésion de la Turquie à l'EU — lors du prochain sommet du Conseil Européen les 16 et 17 décembre à Bruxelles — la reconnaissance formelle du génocide des Arméniens commis au début du vingtième siècle.

Andreas Dreisiebner
Sarkis Shahinian

Co-présidents de l'Association Suisse-Arménie

Pour plus d'informations, veuillez consulter les communiqués antérieurs





Communiqué de Presse | ANC Canada | le 21 avril 2004 [English version hereafter]

Le Canada reconnaît le Génocide  des Arméniens

La Chambre des Communes du Parlement du Canada (en anglais 'House of Commons') a accepté cette nuit à une très large majorité la proposition de Madame Madeleine Dalphond-Guiral, secondée par Monsieur Sarkis Assadourian sur le génocide des Arméniens. Le texte demande:
"que la Chambre reconnaisse le génocide arménien de 1915 et condamne cet acte comme étant un crime contre l'humanité"

Mme Madeleine Dalphond-Guiral

Canadian House of Commons
Première heure des débats sur la reconnaissance du Génocide [E]


Extrait du journal de la Chambre des Communes:

Conformément à l'article 93(1) du Règlement, la Chambre procède au vote par appel nominal différé sur la motion de Mme Dalphond-Guiral (Laval-Centre) , appuyée par M. Assadourian (Brampton-Centre) , M. Kenney (Calgary-Sud-Est) et Mme McDonough (Halifax) , — Que la Chambre reconnaisse le génocide arménien de 1915 et condamne cet acte comme étant un crime contre l'humanité. (Affaires émanant des députés M-380)

La motion, mise aux voix, est agréée par le vote suivant :

(Division No. 52 -- Vote no 52)
POUR : 153, CONTRE : 68

YEAS -- POUR
Ablonczy
Anders
Assadourian
Asselin
Bachand (Saint-Jean)
Bakopanos
Barnes (London West)
Barnes (Gander—Grand Falls)
Bellemare
Benoit
Bertrand
Bevilacqua
Bigras
Binet
Blaikie
Bonwick
Brown
Bulte
Calder
Cannis
Caplan
Cardin
Casson
Castonguay
Catterall
Cauchon
Chamberlain
Charbonneau
Chatters
Comartin
Cummins
Dalphond-Guiral
Davies
Day
Desjarlais
Desrochers
Dhaliwal
Dion
Discepola

Doyle
Drouin
Duceppe
Duncan
Duplain
Easter
Epp
Eyking
Farrah
Folco
Fontana
Forseth
Fry
Gagnon (Québec)
Gagnon (Champlain)
Gagnon (Lac-Saint-Jean—Saguenay)
Gallaway
Gaudet
Gauthier
Girard-Bujold
Godin
Grey
Guay
Guimond
Harper
Harvey
Hearn
Hinton
Ianno
Jackson
Jennings
Jobin
Jordan
Karetak-Lindell
Karygiannis
Kenney (Calgary Southeast)
Kilgour (Edmonton Southeast)
Kraft Sloan

Laliberte
Lalonde
Lastewka
Lee
Leung
Longfield
Loubier
Lunn (Saanich—Gulf Islands)
Lunney (Nanaimo—Alberni)
MacAulay
Malhi
Maloney
Marceau
Marcil
Mark
Martin (Winnipeg Centre)
Matthews
Mayfield
McDonough
McKay (Scarborough East)
Ménard
Merrifield
Mills (Toronto--Danforth)
Mills (Red Deer)
Minna
Moore
Myers
Neville
O'Brien (Labrador)
O'Brien (London--Fanshawe)
O'Reilly
Paquette
Parrish
Patry
Penson
Peric
Perron
Picard (Drummond)

Pickard (Chatham--Kent Essex)
Plamondon
Price
Proctor
Proulx
Provenzano
Rajotte
Redman
Reid (Lanark—Carleton)
Ritz
Rocheleau
Roy
Sauvageau
Schellenberger
Simard
Skelton
Solberg
Sorenson
St-Hilaire
St-Jacques
St-Julien
Stewart
Stinson
Stoffer
Szabo
Telegdi
Thibeault (Saint-Lambert)
Tirabassi
Toews
Tremblay
Ur
Vanclief
Wappel
Wasylycia-Leis
Wayne
Whelan
Wilfert
Wood -- 153

Pour plus d'informations:
Sarkis Shahinian: + 41 76 399 16 25


Canada recognizes the Armenian Genocide

Press Release | ANC Canada |
April 21, 2004

The House of Commons adopts bill M-380 presented by Mrs. Madeleine Dalphond-Guiral

The House of Commons adopted a motion recognizing the Armenian Genocide by a majority of 153 votes. The motion was presented by Mrs. Madeleine Dalphond-Guiral (M.P. Laval Center) and seconded by Mr. Sarkis Assadourian (M.P. Brampton-Center), Mr. Jason Kenney (M.P. Calgary-South-East) and Mrs. Alexa McDonough (M.P. Halifax). The passing of this resolution was the culmination of a 25 year process which encompassed similar resolutions being passed by city councils, provinces, and the Canadian Senate (July 13, 2002). "This is a victory for truth and justice." stated Dr. Girair Basmadjian, president of the Armenian National Committee of Canada. "Implicated in this course of action for over two decades, the ANCC has constituted the driving force behind the process towards the adoption of this motion," commented Dr. G. Basmadjian. "The accomplishment of this task was made possible through the mobilization as well as the implication of our grass roots members who made sure that all Members of Parliament were aware of the importance of t his issue for our community. » Canada now joins a long list of nations including France, Switzerland and Russia which have recognize the Armenian Genocide of 1915.

Mrs Madeleine Dalphond-Guiral

Canadian House of Commons
First hour of debate on the Armenian Genocide






Communiqué de Presse | ASA | Berne, le 15 mars 2004 [English version hereafter]

REQUÊTE
de la part d’organisations suisses et arméniennes en Suisse



La Communauté Arménienne de Neuchâtel-Jura
Le Comité des Dames Arméniennes de Genève et
L’Association Suisse-Arménie

adressée

À Son Excellence Monsieur Robert Kocharian
Président de la République d’Arménie

À Son Excellence Monsieur Arthur Baghdassarian
Président de l’Assemblée Nationale de la République d’Arménie

À Son Excellence Monsieur Vartan Oskanian
Ministre des Affaires Étrangères de la République d’Arménie


Excellences,

Le 20 janvier 2004, lors de la conférence de presse marquant le premier anniversaire de sa mission en Arménie, l’Ambassadeur de Grande-Bretagne en Arménie, Mme Thorda Abbott-Watt, s’est exprimée à propos du génocide des Arméniens de 1915 en affirmant que même si le gouvernement britannique avait condamné fermement les massacres et les atrocités de cette époque, les preuves n’étaient pas irréfutables pour qualifier ces événements de génocide selon la Convention sur le génocide de l’ONU de 1948. Elle a ajouté que le débat doit être poursuivi par les spécialistes du droit et par des historiens.

Attendu que quinze pays et parlements, plusieurs parlements régionaux et administrations régionales, des instances internationales de grande notoriété telles que la Sous-Commission de l’ONU pour la Prévention de la Discrimination et la Protection des Minorités, le Parlement Européen, le Conseil Oecuménique des Églises, ont reconnu officiellement et sans équivoque le génocide des Arméniens.

Attendu que c’est déjà la deuxième fois qu’un diplomate étranger émet des doutes sur la véracité du génocide des Arméniens, la première fois il s’agissait de Mme Rivka Cohen, Ambassadeur d’Israël en Arménie.
Attendu que dans les deux cas le gouvernement arménien, soit n’a pas du tout réagi, soit a réagi mollement aux propos offensants de deux diplomates sur l’Holocauste des Arméniens, un fait reconnu selon des normes internationales.

Attendu que ces propos exprimés en Arménie même et restés sans réponse appropriée, affectent la souveraineté de la nation arménienne et affaiblissent la Diaspora arménienne dans ses efforts pour faire reconnaître le génocide sur la scène internationale.

Attendu que le silence et l’apathie du gouvernement arménien vis-à-vis d’attaques offensantes et inacceptables pour la Nation et l’État arméniens causent un préjudice politique à l’Arménie et à la Diaspora en portant atteinte à leur lutte pour la défense des droits du peuple arménien, violés par l’exécution du génocide de 1915.

Attendu que l’inaction de l’État arménien sape la position morale de la République d’Arménie dans ses efforts pour défendre les droits du peuple de Karabakh face à l’Azerbaïdjan, puisque les massacres des Arméniens à Soumgaït (1988), à Kirovabad (1989), à Bakou (1990), ne sont pas convenablement documentés, condamnés et que leurs responsables restent impunis,

Attendu que la non-condamnation de ces déclarations renforce la politique négationniste du gouvernement de la Turquie dont le ministère de l’Éducation a émis l’année dernière une directive demandant aux élèves des classes primaires et secondaires de nier le génocide des Arméniens, des Assyriens et des Grecs Pontiques du début du 20ème siècle, en violation de plusieurs accords internationaux, notamment de l’article 26 de la Déclaration universelle des Droits de l’homme, et de l’article 29 de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant.

Les associations ci-dessus demandent :
  • Au Parlement et au gouvernement arméniens de prendre les mesures législatives et diplomatiques nécessaires afin de prévenir dans le futur toute déclaration portant préjudice à la mémoire collective du peuple arménien.
  • À l’Ambassadeur de Grande-Bretagne en Arménie, Mme Thorda Abbott-Watt, de s’excuser pour ses propos et de les retirer officiellement. En cas de refus, l’Ambassadeur doit être déclarée persona non grata sur le territoire de la République d’Arménie.
Neuchâtel / Genève / Berne, le 15 mars 2004

Kalust Zorik
Vice President of the Armenian Community of Neuchâtel-Jura

Anahid Hagopian-Godel
President of the Armenian Ladies Association of Geneva

Sarkis Shahinian
Co-Chairman of the Switzerland - Armenia Association - SAA



Request to the armenian authorities

Press Release | SAA | 
Neuchâtel/Geneva/ Bern, March 15, 2004

R E Q U E S T
of Armenian and Swiss Organizations in Switzerland




The Armenian Community of Neuchâtel-Jura
The Armenian Ladies Association of Geneva, and
The Switzerland - Armenia Association - SAA

addressed to:

H.E. Mr. Robert Kocharian,
President of the Republic of Armenia

H.E. Mr. Arthur Baghdassarian,
Speaker,
The National Assembly of the Republic of Armenia

H.E. Mr. Vartan Oskanian,
Minister of Foreign Affairs of the Republic of Armenia


Excellencies,

On January 20, 2004, the British Ambassador to Armenia, Mrs. Thorda Abbott-Watt, during a press conference marking the first anniversary of her diplomatic posting in Armenia, referring to the events of 1915, stated that although the British Government condemned the massacres as an atrocity at that time, the evidence was not sufficiently unequivocal that what took place could be categorized as genocide under the 1948 United Nations Convention on Genocide and that the debate on this issue continues among historians and lawyers.

Whereas, already fifteen States and Parliaments from around the world, a number of Regional Parliaments and Local Administrations, as well as very important International Organizations, such as the UN Sub-Commission on the Prevention of Discrimination and Protection of Minorities, the European Parliament, and the World Council of Churches, officially and unequivocally recognized the Armenian Genocide;

Whereas, this is the second time — a similar denialist statement was made in 2002 by Mrs. Rivka Cohen, Israel’s Ambassador to Armenia — that a foreign diplomat casts doubt on the veracity of the Armenian Genocide;

Whereas, on both occasions, the Armenian Government either showed no reaction at all or reacted very mildly to the highly offensive statements made by both diplomats against the remembrance of the Armenian Holocaust, a recognized fact under international norms;

Whereas, such statements made within the Armenian State, and remaining without a proper response, are directly affecting the sovereignty of the Armenian Nation and weakening the efforts of the Armenian Diaspora towards the international affirmation of the Armenian Genocide;
Whereas, the silence and apathy of the Armenian Government towards these unacceptable and offensive attacks against the Armenian Nation and State is causing political damage to both Armenia and the Diaspora, impairing their struggle in defense of the rights of the Armenian Nation, violated by the execution of the Armenian Genocide;

Whereas, the inaction of the Armenian State is undermining the moral standing of the Republic of Armenia in trying to preserve the rights of the Karabagh people vis-a-vis Azerbaijan, as the massacres of the Armenians in Sumgait (1988), Kirovabad (1989) and Baku (1990) are losing their significance since they are not properly documented and condemned, and those responsible still remain unpunished; and

Whereas, such statements, if not sanctioned, would reinforce the Turkish Government’s on-going denialist policies vis-a-vis the Armenian Genocide, such as the directive issued last year by the Turkish National Education Ministry compelling students of all Primary and Secondary schools in Turkey to deny the Armenian, Assyrian and Pontus Greek exterminations in the early 20th Century, which constitutes a flagrant violation of many international agreements, mainly Article 26 of the Universal Declaration of Human Rights, and Article 29 of the International Convention on the Rights of the Child.


The above-mentioned organizations demand that:
  • The Armenian Parliament and Government adopt all necessary legislative and diplomatic measures to prevent, in the future, others from making such offensive statements against the memory of the Armenian Nation;
  • The British Ambassador in Armenia, Mrs. Thorda Abbott-Watt, apologize publicly for her statement and officially retract them; if she refuses, the Ambassador should be declared persona non grata in the Republic of Armenia.
Neuchâtel/Geneva/ Bern, March 15, 2004

Kalust Zorik
Vice President of the Armenian Community of Neuchâtel-Jura

Anahid Hagopian-Godel
President of the Armenian Ladies Association of Geneva

Sarkis Shahinian
Co-Chairman of the Switzerland - Armenia Association - SAA

For further information contact:
Sarkis Shahinian: + 41 76 399 16 25


Lettre de Tessa Hofmann

Foreign and Commonwealth Office of the United Kingdom
Secretary of State for Foreign and Commonwealth Affairs
Jack Straw
King Charles Street
London SW1A 2AH

March 11, 2004

- Interview with UK Ambassador Mrs Thorda Abbott-Watt


As an international NGO, which is focusing on the recognition of denied genocide crimes, we urge you to re-consider whether it is advisable that Mrs Abbott Watt, who is ignorant of basic facts of legal history and international relations and who makes repeated incompetent and offensive statements, may continue her diplomatic career in a country, where half of the population descends from survivors of genocide.

Sincerely,

Dr. Tessa Hofmann
ChairpersonWORKING GROUP RECOGNITION- AGAINST GENOCIDE,
FOR INTERNATIONAL UNDERSTANDING
Berlin


(1) The full text reads: "For about a month the Kurd and Turkish populations of Armenia has been massacring Armenians with the connivance and often assistance of Ottoman authorities. Such massacres took place in middle April (new style) at Erzerum, Dertchun, Eguine, Akn, Bitlis, Mush, Sassun, Zeitun, and throughout Cilicia. Inhabitants of about one hundred villages near Van were all murdered. In that city Armenian quarter is besieged by Kurds. At the same time in Constantinople Ottoman Government ill-treats inoffensive Armenian population. In view of those new crimes of Turkey against humanity and civilization, the Allied governments announce publicly to the Sublime-Porte that they will hold personally responsible [for] these crimes all members of the Ottoman government and those of their agents who are implicated in such massacres."

Compare with copy of the document and full text on ANI.



Assassinat d'un officier arménien à Budapest

Communiqué de Presse | ASA | Berne, le 20 février 2004

L’ASSASSINAT D’UN OFFICIER ARMENIEN SUSCITE L’INDIGNATION

Berne – L’Association Suisse-Arménie (ASA) condamne l’assassinat  d’un lieutenant de l’armée arménienne commis par un officier de l’armée azerbaidjanaise, le jeudi 19 février à Budapest. Survenu durant un programme de formation de l’OTAN, ce crime démontre l’hystérie anti-arménienne régnant à Baku. Ce drame survient une semaine avant une conférence sur le conflit du Karabagh organisée à Genève par le Centre de Politique de Sécurité, et soutenue par la Confédération Suisse.

L’officier arménien a été assassiné à la hache et au couteau tôt le matin du 19 février. Les autorités hongroises ont identifié la victime et ont confirmé qu’il s’agit du lieutenant Gurguen Markarian d’Arménie, âgé de 26 ans. Le lieutenant Ramil Safarov d’Azerbaidjan, âgé de 27 ans, est accusé d’assassinat. Il a été arrêté, alors qu’il attaquait un autre officier arménien.

L’ASA est persuadée que la nation arménienne, suffisamment forte pour donner une réponse modérée à cet acte de cruauté, sera soutenue par la communauté internationale dans la condamnation de ce crime. Cet assassinat est une conséquence des déclarations belliqueuses des autorités azéries, alors que l’Arménie et le Karabagh continuent à rechercher une solution pacifique.

Cet acte, qui rappelle malheureusement la cruauté des massacres racistes des Arméniens de 1988 à Soumgayit et de 1990 à Baku et à Kirovabad, prouve une fois de plus l’impossibilité d’existence sécurisée et pacifique des Arméniens du Karabagh sous la tutelle de l’Azerbaidjan.

Il est temps que les autorités azéries, et d’abord le président Ilham Aliev, assument leurs responsabilités et condamnent ce crime. Le mois dernier, la délégation du ministère de la défense arménien, qui se rendait à Baku pour la réunion du programme de Partenariat pour la Paix de l’OTAN, a été interdite d’entrer en Azerbaidjan.

L’Association Suisse-Arménie demande à la communauté internationale et au Quartier général de l’OTAN à Bruxelles de condamner immédiatement et fermement cet acte de barbarie. L’ASA espère que l’OTAN sanctionnera de manière adéquate l’Azerbaidjan.

Compte tenu de la participation active de la Suisse dans le programme Partenariat pour la Paix, l’ASA espère que le Conseil fédéral condamnera fermement ce forfait, et prendra ses distances dans sa collaboration avec Baku.

Pour de plus amples informations:
Sarkis Shahinian, Co-Président ASA: 076 399 16 25


Press Release | ASA | Bern, 20th February, 2004

SWITZERLAND-ARMENIA ASSOCIATION (SAA) CALLS UPON SWISS FEDERAL COUNCIL TO CONDEMN THE BRUTAL MURDER OF AN ARMENIAN OFFICER

 
Bern - The Switzerland-Armenia Association strongly condemns the murder of Lt. Gurgen Markarian the young Armenian officer (26 years old) executed by an Azerbaijani officer in Budapest, Hungary. This terrifying crime perpetrated during the training as a part of NATO’s Partnership for Peace Program, is the reflection of the exaggerated anti-Armenian feelings incited by Baku as a result to his total disability of reaching a political resolution of the conflict. This dram occurred in the eve of the conference on the conflict of Nagorno Karabakh organized by the Center of Security Policy and supported by the Helvetic Confederation to be held in Geneva, Switzerland
 
On February 19, 2004 the Armenian officer was murdered by an Azerbaijani participant with ghastly cruelty - with axe and knife. The attempt of the Azeri officer Lt. Ramil Safarov (27 years old) on the life of a second officer of the Armenian Armed Forces was blocked.
 
The SAA believes that Armenian nation, strong enough to give the due moderated response to such cruelty, will be supported by international democratic communities. We expect an immediate and unequivocal condemn of this horrible homicide, which is the consequence of anti-Armenian and bellicose remarks of Azerbaijani leaders, while both Armenia and Nagorno Karabakh are pursuing a peaceful resolution of the conflict.
 
This unfortunate act, reinforced by the evidence of the cruelest massacres against Armenians of Sumgait (1988), Baku and Kirovabad (1990), underlines once again that the co-existence of Armenians and Azeris under the same political and territorial roof in Karabagh remains impossible and should never be reconsidered.
 
The grisly murder is not just a deplorable act, but an obvious and direct result of the anti-Armenian hysteria stirred up by official authorities of Baku. It is the moment for Azerbaijan's leadership to assume responsibly of his actions, including the President Aliyev to condemn this vicious murder. The murder at the Hungarian University of National Defense, came a month after Azerbaijan refused to allow three Armenian officers to attend the conference organized by NATO (Partnership for Peace) held in Baku.
 
The Switzerland-Armenia Association expects NATO Head Quarter in Brussels and international democratic communities to give an immediate reaction and condemn this horrifying murder. The SAA expects NATO to take the most serious measures in order to sanction Azerbaijan for having tolerated such cruel forms of terrorism in his ranks. Taking into consideration the role of Switzerland in the NATO Partnership of Peace, the SAA expects the Swiss Federal Council to condemn this murder and distance from such alliance, which could prejudices the good name of Switzerland at international levels.


For further information contact:
Sarkis Shahinian, Co-President, Association Switzerland-Armenia


La Suisse reconnaît le génocide des Arméniens

Communiqué de Presse | ASA | Berne, le 16 décembre 2003

La Suisse reconnaît le génocide des Arméniens

L'Association Suisse-Arménie (ASA) et la Société pour les Peuples Menacés (SPM) ont appris avec grande satisfaction la décision du Conseil national de reconnaître le génocide des Arméniens de 1915.

La Suisse a ainsi répondu aux différents appels, soit du côté des historiens, soit du côté des juges suisses, et elle a donné un signe clair, un signe de justice pour les victimes du génocide et pour leurs descendants.

Avec cette reconnaissance, la Suisse confirme son adhésion à la Convention internationale sur la prévention et la répression du crime de génocide de 1948 (Convention de l'ONU sur le génocide) et apporte une contribution importante à la prévention d'autres crimes contre l'humanité.

Elle contribue également à la réconciliation entre Turcs et Arméniens. Celle-ci ne peut se construire que sur les fondations solides de la vérité historique. La réconciliation requiert avant tout la volonté d'un véritable dialogue, un dialogue qui exige la reconnaissance du génocide par la Turquie.

La Suisse a prouvé qu'elle peut résister aux multiples pressions de la Turquie officielle. Celle-ci a tenté, par un chantage économique et politique, d'influencer le Conseil fédéral et les Conseillers nationaux.

Désormais, par cette reconnaissance, il sera difficilement possible de nier, de minimiser grossièrement ou de justifier impunément le génocide des Arméniens. Il n'y a pas si longtemps, un juge bernois a acquitté les représentants des associations turques car ils prétendaient qu'ils ne savaient rien de la réalité du génocide.

La Suisse se place ainsi comme la 15ème nation sur la liste des états ayant reconnu au niveau national les crimes de 1915-1918 comme un génocide au sens de la Convention de l'ONU sur le génocide.

Pour de plus amples informations:
Hanspeter Bigler, Secrétaire général SPM
Sarkis Shahinian, Co-Président ASA
Andreas Dreisiebner, Co-Président ASA


Press Release | ASA | Bern, 16th December, 2003

Switzerland Recognizes the Armenian Genocide

The Association Switzerland-Armenia and the Society for Threatened Peoples acknowledge with great satisfaction the decision of the National Council to recognize the Armenian Genocide in 1915.

Switzerland has thus followed various calls from historians and the Swiss Justice system and has set a clear sign; a sign of justice for the victims of the Genocide and their successors.

With this recognition Switzerland acts within the framework of the 1948 International Convention on the Prevention and Punishment of Genocide (UN Genocide Convention) and makes an important contribution towards the prevention of further crimes against humanity.

Switzerland also contributes towards the reconciliation of the Turks and Armenians. A reconciliation that can only be based on historic truths and a reconciliation that presupposes willingness for a serious dialogue; a dialogue which requires the recognition of the Genocide by Turkey.

Switzerland has proved that she can resist the manifold pressure attempts by the Turkish Republic. Turkey has attempted to influence the Federal Council and National Counsellors by economic and political blackmailing.

Under these circumstances, it will never be possible again to deny without punishment, to downplay or to justify the Armenian Genocide. Not too long ago a Bernese judge acquitted Turkish associations from this accusation, arguing that they had allegedly not been aware of the Genocide.

Switzerland is the 14th country on the list of states, which at a national level have recognized the crimes of 1915-1918 as Genocide within the framework of the UN Genocide Convention.

For further information contact:
Hanspeter Bigler, Secretary General, Society for Threatened Peoples
Sarkis Shahinian, Co-President, Association Switzerland-Armenia
Andreas Dreisiebner, Co-President, Association Switzerland-Armenia

Actualités: le postulat  (Vaudroz-) de Buman au CN
Le postulat pour la reconnaissance du Génocide des Arméniens, lancé par M. Jean-Claude Vaudroz en mars 2002, a été repris par M. Dominique de Buman (PDC/Fribourg). Le postulat a été accepté par le Conseil national mardi matin 16 décembre 2003.


De quoi s'agit-il ?

Entre 1915 et 1918, environ un million et demi d'Arméniens ont été victimes de massacres et déportations systématiques par le régime des Jeunes Turcs. Sur la base des faits authentiques et objectifs, les experts de comités internationaux, nationaux et régionaux qualifient ces événements de génocide selon la Convention sur le génocide des Nations Unies.

La Turquie refuse jusqu'à aujourd'hui de reconnaître le génocide arménien comme un fait
historique. La Suisse, non plus, n'a pas encore prononcé une reconnaissance formelle. Mais la reconnaissance de ce génocide par la Suisse a déjà été demandée par plusieurs initiatives parlementaires. Le dernier en date au niveau national est le postulat (Vaudroz-) de Buman, déposé en mars 2002. Depuis, le canton de Genève et le Grand Conseil vaudois ont déjà reconnu le génocide des Arméniens.

Les derniers développements nationaux et internationaux demandent aujourd'hui la reprise
du débat sur la reconnaissance du génocide par la Suisse.

Documentation

Documentation sur le génocide arménien:
- Informations essentielles sur le génocide documentation préparée par la Société pour les peuples menacés
- Documents photographiques de Armin T. Wegner (1915-1916) source: Armenian National Institute
- Documents photographiques de John Elder (1917-1919) source: Armenian National Institute
- Les archives du fond Lepsius par Wolfgang Gust, en allemand
- Télégrammes relatifs au génocide arménien et publiés par le supplément judiciaire du journal officiel turc et par la presse de Constantinople entre 1918 et 1919
- FAQ about the Armenian Genocide
source: Armenian National Institute









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