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Négationnisme
en Turquie: questions au Conseil fédéral
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Les 6 questions au Conseil fédéral et les réponses de Mme Micheline Calmy-Rey
(français et allemand)
Communiqué de Presse - 16 juin 2003 (English text here after)
Le Conseil fédéral face aux mesures négationnistes de la Turquie.
Les élèves de toutes les écoles primaires et secondaires
de Turquie doivent nier l’extermination des Arméniens, des Assyro-Chaldéens
et des Grecs Pontiques au début du 20e siècle. Une directive
en ce sens a été envoyée à tous les directeurs
des établissements scolaires par le Ministère de l’Education
Nationale, le 14 avril dernier. Selon le journal turc „Radikal“, le 30 mai
dernier les autorités ont augmenté leur répression de
la liberté d’expression en poursuivant six enseignants qui avaient
contesté la directive du ministère turc. Une enseignante, Hülya
Akpinar (département d’Elbeyli, province de Kilis), a été
condamnée à une très lourde amende. Ces actes vont à
l’encontre du rapport du Parlement européen sur la demande d’adhésion
de la Turquie (rapport Oostlander). En outre ce « lavage de cerveaux
» des élèves au service du négationnisme de l’Etat
constitue une violation flagrante de plusieures conventions internationales,
notamment l’art. 26 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme
ainsi que l’art. 29 de la Convention internationale sur les Droits de l’Enfant.
Dans son communiqué de presse du 25 mai
dernier, l’Association Suisse-Arménie appelait le monde politique
et culturel suisse à prendre une position ferme et sans ambiguité
par rapport à cette nouvelle
atteinte à la mémoire des victimes de ces crimes, notamment le génocide des Arméniens de 1915.
Six Conseillères et Conseillers nationaux de six partis différents
ont répondu à cet appel en déposant, pour l’heure des
questions du lundi 16 juin, une interrogation concernant ce dernier acte
de négationnisme du gouvernement turc. Les questions portent sur l’attitude
du Conseil fédéral par rapport à l’évidente violation
des droits à l’expression et à l’éducation de l’enfant.
Dans sa réponse du 15 mai au postulat Vaudroz (02.3069) visant à
la reconnaissance du génocide des Arméniens - et dont le traitement
est attendu pour la session de septembre des Chambres fédérales
- le Conseil fédéral invite le Conseil national à
rejeter le postulat, en s’affirmant convaincu que „s’agissant d’un épisode
douloureux de l’histoire, l’effort de mémoire collective doit être
réalisé sur place, et avant tout par les pays concernés“. Il ajoute que „la
politique extérieure de la Suisse veut contribuer à l’entente
turco-arménienne par le dialogue politique qui s’est instauré
entre la Suisse et la
Turquie et qui porte notamment sur les Droits de l’Homme.“ Les questions
des six députés au Conseil national demandent donc au Conseil
fédéral d’effectuer un bilan de son dialogue politique avec
la Turquie à la lumière de ces faits nouveaux et d’intervenir
auprès du Conseil de l’Europe, ainsi qu’auprès de la Turquie.
Tout en ayant connaissance de la directive, la responsable du Département
Fédéral des Affaires Etrangères, Mme Micheline Calmy-Rey,
estime dans sa réponse que la démarche bilatérale est
plus indiquée qu’une intervention auprès des instances internationales.
La cheffe du DFAE a l’intention d’aborder les questions soulevées
par les six députés avec son homologue turc, M. Abdullah Gül,
lors d’une visite programmée cette automne en Turquie. Toutefois,
malgré la gravité de la directive, la réponse de la
Conseillère fédérale ne laisse paraître aucune
volonté de condamner ces violations, estimant d’autant plus que le
dialogue avec la Turquie s’est révélé utile en ce qui
concerne les questions ayant trait aux Droits de l’Homme, et estimant que
la Turquie s’efforce de progresser dans ce domaine.
Contact:
Sarkis Shahinian Co-Président de l'ASA - Tél: 076 399 16 25 - eMail <shahinian@armenian.ch>.
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Press Release - Monday, 16 June 2003
The Federal Council facing denial measures from Turkey
On 14 April 2003, a directive of the Turkish National Education Ministry
was sent to directors of all Primary and Secondary schools in Turkey asking
the pupils to deny the Armenian, Assyrian and Pontus Greek exterminations
in the early XX Century. According to the Turkish newspaper “Radikal”, on
30 May 2003, the authorities have increased their repression on Freedom of
Expression by prosecuting six teachers for having contested the said directive.
A teacher, Ms. Hülya Akpinar (Department of Elbeyli, Province of Kilis)
was sentenced with a very high fine.
These acts are in contempt of the European Parliament report on the Turkish
application for membership in the European Union (Oostlander Report). Further,
the « brain-washing » of pupils to maintain the State’s denial
of Genocide constitute a flagrant violation of many international Conventions,
mainly Article 26 of the Universal Declaration of Human Rights, and Article
29 of the International Convention on the Rights of the Child.
In its Press Release of 25 May 2003, the Association
Switzerland-Armenia called upon Swiss politicians to take a firm and clear
position in relation to this new attack on the memory of victims of Turkey’s
crimes, particularly the Armenian Genocide of 1915.
Six Members of the National Council from six different parties have replied
to this call and submitted on Monday, 16 June, 2003, during the interrogation
hour, their questions pertaining to the most recent act of denial by the
Turkish Government. The questions related to the attitude of the Federal
Council in relation to the evident violation of the Rights to Freedom of
Expression and Rights to Education.
In its response of 15 May to the Vaudroz Postulate (02.3069) aiming at the
recognition of the Armenian Genocide, which is to be dealt with by the Federal
Chambers in the September Session, the Federal Council invited the National
Council to reject the Postulate, affirming its conviction that “pertaining
to a painful incident in history, the exercise of collective memory should
be done in the place in question and more importantly by the countries concerned”.
It added that “the external politics of Switzerland aims at contributing
in a Turco-Armenian agreement through political dialogue, which has been
established by Switzerland and Turkey and which focuses particularly on Human
Rights.” The questions of the six deputies at the National Council, therefore,
demand the Federal Council to question this political dialogue with Turkey
in light of these new facts, as well as to intervene to the Council of Europe
and to Turkey.
While being aware of the directive, the Head of the Federal Department of
Foreign Affairs, Ms. Micheline Calmy-Rey, considers in her response that
the bilateral process is more recommended than an intervention to international
instances. The Head of the FDFA has the intention to discuss the questions
raised by the six deputies with her Turkish homologue, Mr. Abdullah Gül,
during her forthcoming visit to Turkey, next Autumn. However, in light of
the gravity of the directive, the response of the Minister does not show
any intention to condemn these violations, since she maintains her belief
that the dialogue with Turkey has shown to be useful as far as the questions
pertaining to Human Rights are concerned, considering Turkey’s endeavors
to progress in this domain.
Contact:
Sarkis Shahinian Co-Président de l'ASA - Tél: 076 399 16 25 - eMail <shahinian@armenian.ch>.
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Négationnisme d'état en Turquie: les preuves
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Complément au communiqué de Presse du 25 mai 2003 (ci-dessous)
LES DOCUMENTS:
Contact:
Sarkis Shahinian Co-Président de l'ASA - Tél: 076 399 16 25 - eMail <shahinian@armenian.ch>.
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Les élèves
de Turquie au service du négationnisme d'état
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Communiqué de Presse - 25 mai 2003
LES ÉLÈVES DE TURQUIE AU SERVICE DU NÉGATIONNISME D’ETAT
Le 14 avril dernier, le Ministre turc de l'Education Nationale a envoyé
une circulaire aux écoles primaires et secondaires de Turquie incitant
les élèves à nier l'extermination des Arméniens,
des Assyro-Chaldéens et des Grecs Pontiques.
Ce document impose aux directeurs de ces établissements d’organiser
des conférences et des "témoignages" attestant que la Turquie
n'a jamais exterminé ses minorités. Il demande en particulier
aux élèves de rédiger des dissertations sur la "lutte
contre les allégations de génocide", en interdisant l'utilisation
de formules tels que "les Turcs ont tué des Arméniens".
Un premier rapport devrait être rendu par les écoles aux directions
régionales du Ministère le 30 mai 2003.
L’ASA exprime sa profonde indignation devant ce nouveau tournant pris par
le négationnisme de la Turquie qui impose à ses citoyens de
nier de façon systématique ses crimes de portée universelle.
Cette action constitue indirectement un aveu et témoigne de la faiblesse
des arguments employés par le négationnisme turc.
Cette montée de négationnisme au coeur même de l’institution
censée prodiguer la culture et l’éducation à ses citoyens
constitue une atteinte scandaleuse à la liberté d’expression
et falsifie grossièrement l’histoire.
- L’ASA
constate qu’en dépit du rapprochement de la Turquie et de l’Union
Européenne, rien ne change dans la violence et le mépris pratiqués
contre les minorités non musulmanes, en particulier à l’encontre
de la mémoire de ces communautés;
- elle rappelle d’autant plus l’urgence d’une reconnaissance solennelle par la Suisse du génocide des Arméniens et
- attend
du monde politique et culturel suisse une prise de position ferme et sans
ambiguïté par rapport à cette atteinte à la mémoire
du génocide de 1915.
Contact:
Sarkis Shahinian Co-Président de l'ASA - Tél: 076 399 16 25 - eMail <shahinian@armenian.ch>.
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Gli allievi Turchi al servizio del negazionismo di stato
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ASSOCIAZIONE SVIZZERA-ARMENIA — ASA
Communicato Stampa - 25 maggio 2003
GLI ALLIEVI TURCHI AL SERVIZIO DEL NEGAZIONISMO DI STATO
Il 14 aprile scorso il Ministro turco dell’Educazione Nazionale ha inviato
alle scuole elementari e medie in Turchia una circolare in cui si spingono
gli allievi a negare lo sterminio degli Armeni, degli Assiro-Caldei e dei
Greci del Ponto.
Il documento obbliga i direttori degli istituti ad organizzare conferenze
e « testimonianze » da cui risulti che la Turchia non ha commesso
tali crimini. In particolare gli allievi vengono esortati a redigere articoli
sulla "lotta contro le asserzioni di genocidio", proibendo formulazioni quali
" i Turchi hanno ucciso gli Armeni ". Le scuole dovranno consegnare un primo
rapporto alle direzioni regionali del ministero il 30 maggio 2003.
L’ASA esprime la propria profonda indignazione di fronte a questa nuova ondata
di negazionismo da parte della Turchia, la quale obbliga i propri cittadini
a negare in modo sistematico questi crimini di portata universale. L’azione
rappresenta indirettamente una confessione e prova la debolezza degli argomenti
dell’ideologia negazionista turca.
Questa insorgenza negazionista dello Stato turco tocca il cuore stesso delle
istituzioni incaricate d’impartire l’educazione e di farsi portavoce della
cultura presso i propri cittadini ; essa costituisce una minaccia scandalosa
alla libertà d’espressione e falsifica completamente la storia.
- L’ASA
constata che, nonostante l’avvicinamento tra l’Unione Europea e la Turchia,
nulla è cambiato da parte di quest’ultima nella violenza e nel disprezzo
adottati nei confronti delle minoranze non musulmane, in particolare nei
confronti della memoria delle rispettive comunità;
- ricorda l’urgenza, a maggior ragione, di un riconoscimento solenne da parte della Svizzera del genocidio degli Armeni e
- si
aspetta che il mondo politico e culturale svizzero condanni fermamente e
senza ambiguità questa nuova minaccia alla memoria del genocidio del
1915.
Contatto:
Sarkis Shahinian Co-Presidente de l'ASA - Tél: 076 399 16 25 - eMail <shahinian@armenian.ch>.
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