Étapes de la reconnaissance en Suisse
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En
Suisse, le Génocide des Arméniens a été reconnu
par le Conseil national le 16 décembre 2003. Lancé par M. Jean-Claude Vaudroz en mars 2002, le postulat a été repris par M. Dominique
de Buman (PDC/Fribourg). Ce postulat a été soutenu par l'ensemble des Eglises
nationales suisses et par le Groupe parlemenatire pour les droits de l'homme.
Postulat (Vaudroz-) de Buman: informations détaillées
Mardi
5 juillet 2005, dans la salle même où avait été
signé en 1923 le Traité de Lausanne qui voulait clore la question
arménienne, et suite à un débat qui s’est distingué
par la dignité de ses propos, le Grand Conseil du canton de Vaud
(législatif vaudois) a reconnu formellement le génocide des
Arméniens. Il a pour cela rejeté un rapport, rédigé
en collaboration avec le Conseil fédéral, dans lequel le Conseil
d’État refusait de caractériser comme génocide les crimes
commis en 1915 contre les Arméniens. Ce rapport faisait réponse
au Postulat Sandri adopté en 2003.
Mardi 23 septembre 2003, le Grand
Conseil du canton de Vaud a accepté à une très
large majorité le postulat de M. le député
Massimo Sandri proposant des mesures propres à reconnaître
officiellement le génocide commis en 1915 par le
gouvernement ottoman à l'encontre du peuple arménien et
qui a fait un million et demi de victimes.
Le génocide des Arméniens a été officiellement
reconnu par le Grand Conseil genevois en 1998 et par le Conseil d'Etat du
même canton en 2001.
Le
chemin de la reconnaissance est long et difficile. Depuis la nouvelle norme
anti-raciste de 1995, les démarches ont été nombreuses.
Il y a eu une interpellation de Mme la Conseillère nationale Angeline
Fankhauser en 1995, le lancement de la pétition pour la reconnaissance
en 1996 et la motion de M. le Conseiller natinal Jean Ziegler en 1998. En
juin 2000, M. le Conseiller national Josef Zisyadis a déposé
un postulat, refusé de justesse, demandant la reconnaissance du génocide
des Arméniens.
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