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Postulat (Vaudroz-) de Buman au Conseil national
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En
mars 2002, M. Jean-Claude Vaudroz (PDC/Genève) a lancé un postulat
demandant la reconnaissance par la Suisse du Génocide des Arméniens.
Le postulat a été signé par 113 parlementaires. Suite
au élections de novembre 2003, c'est M. Dominique de Buman (PDC/Fribourg),
nouvellement élu, qui a repris le postulat.
Le postulat
a été accepté par une très large majorité du Conseil national
le mardi 16 décembre 2003
Le postulat Vaudroz et la dignité de la Suisse
La crise diplomatique entre la Suisse et la Turquie provoquée par
la décision d’Ankara d’annuler le voyage de Mme Calmy-Rey, cheffe
du Département des Affaires Etrangères, suite à l’approbation
du Grand Conseil vaudois d’un postulat visant à la reconnaissance
du génocide arménien, met à nu les vraies positions
de l’opinion publique suisse face à la même reconnaissance demandée
aux autorités fédérales. [...]
Lire tout l'article [format PDF] de Sarkis Shahinian, Co-Président de l'ASA.
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Les Eglises nationales sont pour la reconnaissance
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Lundi 8 décembre: les trois Eglises nationales, dans un mémorandum commun, plaident pour une reconnaissance du génocide des Arméniens
en 1915.
Lire le communiqué de presse complet.
Lire le texte du mémorandum préparé par la Conférence des évèques
suisses, la Fédération des églises protestantes de Suisse
et l'Eglise catholique-chrétienne de Suisse.
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Lettre de Eugen David pour la reconnaissance
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Dans une lettre à tous les Conseillers nationaux, le Groupe parlementaire
pour les droits de l'homme recommande d'accepter le postulat (Vaudroz-) de
Buman.
Lire la lettre de M. Eugen David, Conseiller aux Etats, Président du Groupe parlementaire pour les droits de l'homme.
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| Communiqués de Presse de l'ASA
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Communiqué commun de la Société pour les peuples
menacés et de l'ASA
[Format PDF Français
¦ Deutsch ]
Voir aussi le site de la
Société pour les peuples menacés
.
Précédents communiqués de presse de l'ASA
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| Revue de presse
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Le texte du postulat Vaudroz
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POSTULAT VAUDROZ
Reconnaissance du génocide des Arméniens de 1915
Texte du postulat
(version originale)
Le Conseil national
reconnaît le génocide des Arméniens de 1915. Il demande
au Conseil fédéral d’en prendre acte et de transmettre sa
position par les voies diplomatiques usuelles.
Motivations
1. L’extermination
des Arméniens de l’Empire Ottoman pendant la première guerre
mondiale a anéanti plus d’un million de personnes déportées
et massacrées sur l’ordre du pouvoir ottoman. Ces faits, incontestables
dans leur signification et leur ampleur, ont servi de référence
à Raphael Lemkin, le juriste qui a défini la notion de génocide.
Les normes fixées par l’ONU dans la Convention de 1948 correspondent
très exactement au processus de destruction subi par les Arméniens.
2. Par la reconnaissance
du génocide des Arméniens, la Suisse rendra justice aux victimes,
aux rescapés et à leurs descendants et contribuera à
la prévention d’autres crimes contre l’humanité. C’est un
geste décisif par lequel la Suisse montrera son engagement pour les
droits de l’homme, le respect des minorités et la justice pénale
internationale. Elle rappelle en outre le caractère imprescriptible
des crimes contre l’humanité et entend contribuer à la lutte
contre le négationnisme.
3. Le génocide
des Arméniens a été reconnu par l’ONU en 1985 à
travers l’adoption du rapport d’une de ses commissions d’experts – la Sous-commission
pour la prévention des discriminations et pour la protection des
minorités – puis par le Parlement européen dans une résolution
en 1987. Au cours de ces dernières années les Parlements français,
suédois et italien ont fait de même, ainsi que de nombreux
Parlements en Europe et ailleurs. Le Canton de Genève l’a fait à
deux reprises : par le Grand Conseil en 1998 et par le Conseil d’État
en décembre dernier. On peut citer enfin les prises de position
du Conseil œcuménique des Églises, à travers la Déclaration
adoptée en 1983.
4. Le 13 mars
2001, le Conseil national, après décision unanime des Commissions
de politique extérieure des deux Chambres, a transmis au Conseil
fédéral la pétition de l’Association des opposants
au génocide (Francfort s/M) « pour qu’il en prenne acte »
et l’ont invité à « aborder la question du génocide
arménien dans le cadre du dialogue politique entre la Suisse et la
Turquie. » Il est donc naturel que le Conseil national entérine
cette prise de position par une déclaration solennelle.
5. Le Conseil
national souhaite par l’adoption de ce postulat contribuer à l’établissement
d’une paix durable entre Turcs et Arméniens, paix qui ne peut s’établir
que sur une vision commune et conforme à la vérité
de l’histoire.
Berne, le 22 mars 2002
Jean-Claude Vaudroz
Le texte du postulat, signé par 113 parlementaires de tous les partis politiques, et la prise de position
du Conseil fédéral, dans les trois langues nationales: [
D
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F
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I
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