www.armenian.ch www.armenian.ch
All Good-Willed Armenians


Guerre Ossetie - Géorgie

 
Post new topic   Reply to topic    www.armenian.ch Forum Index -> Politics | Genocide
View previous topic :: View next topic  
wizard
Site Admin


Joined: 25 Oct 2003
Posts: 500
Location: 47°23'55''

 PostPosted: Fri Aug 08, 2008 8:25 am    Post subject: Guerre Ossetie - Géorgie Reply with quote Back to top

La guerre ossète tourne à l'affrontement Russie-Géorgie


LeMonde|Carte des conflit en Géorgie



12 août 2008 | Le Monde

Il a signé. Dans son bureau, mardi 12 août dans la matinée, le président géorgien Mikheïl Saakachvili appose son paraphe au plan de paix que le ministre français des affaires étrangères Bernard Kouchner ira ensuite présenter à Moscou. Le jeune président n'a guère le choix, alors que son pays est aux abois. "J'espère que les Russes vont entendre la voix de la France", soupire-t-il, une canette de boisson énergisante Redbull au pied de son fauteuil. En vain pour l'instant, puisque la Russie a poursuivi sa démonstration de force dans les heures qui ont suivi. Le président le pressentait, lançant un nouvel appel au secours. "Les Russes sont en train de regrouper leurs forces pour approcher et entrer dans Tbilissi. Militairement, c'est la seule explication", assure le président dans un entretien accordé au Monde et à France 2.

Celui qui est tombé dans le piège, en tentant de reconquérir l'Ossétie du Sud dans la nuit du jeudi 7 au vendredi 8 août, estime que tout avait été préparé depuis le début. "Ils ont commencé de parler de changer de gouvernement. Ce sont des choses classiques soviétiques", accuse M. Saakachvili. "La Géorgie est le champ de bataille pour les valeurs de l'Occident", assure ce partisan du camp occidental, qui a affiché dans son bureau son diplôme de Columbia University et placé un drapeau de l'Union européenne à côté de celui de la Géorgie. "C'est une croisade pour l'humanité, et je suis très heureux que les premières ONG [Organisations non gouvernementales] qui arrivent soient françaises", se réjouit le président, alors qu'un avion de la République a atterri à Tbilissi, lundi, dans la soirée. Elles pourront voir ce qui se passe vraiment.

Certes, il y a une déception qu'il ne dit pas. Celle d'avoir vu son statut de candidat à l'OTAN refusé par l'Allemagne et par la France au printemps, de ne pas avoir réellement été admis dans le camp occidental. Mais il en tire une conclusion : "L'Occident doit réagir avec une approche principale. Ne pas soumettre ses décisions aux gens qui peuvent montrer la force brutale." Pour l'heure, la priorité est ailleurs. "C'est une question de survie", lance le président, affligé par la destinée de son pays. "La Géorgie est un pays moderne, qui s'est développé très vite, avec beaucoup d'investissements étrangers, un niveau de violence très bas et avec beaucoup de succès. Soudain, elle apparaît à la télévision comme le Liban ou les Balkans. Nous devons arrêter cette folie." Folie préparée, selon lui, par les Russes, accusés d'être là "pour détruire le gouvernement géorgien élu démocratiquement par le peuple, détruire le Géorgie, la démocratie." Mikheïl Saakachvili balaie les reproches à son encontre, après avoir dû convoquer lui-même de nouvelles élections. "Il y a quelques mois, nous avons gagné les élections parlementaires avec 60 % des votes. C'est le maximum qu'on peut obtenir dans une démocratie. Après l'embargo russe, après toutes les provocations, après tous les efforts pour détruire le gouvernement élu, lorsque les gens votent pour lui à 60 % c'est assez sensationnel." Et il ajoute : "Quand ils [les Russes] ont compris qu'il était impossible de se débarrasser d'un gouvernement pro-occidental par les moyens classiques, ils ont essayé quelque chose de plus facile pour eux; la force militaire." Le président pense déjà à l'après : l'un des enjeux sera le retour des réfugiés. "Il faut absolument éviter les velléités de nettoyage ethnique. C'est le risque avec les chars russes. Il faut que chaque personne réfugiée, quelle que soit son ethnie ou sa nationalité, revienne dans sa maison. Ce n'est pas la place d'un conflit ethnique. Ce sont des gens très paisibles, très unis. C'est une communauté où les gens ont été divisés à cause des chars russes pendant des années." Derrière ce débat, celui de l'intégrité territoriale de la Géorgie. Toute forme de nettoyage ethnique ouvrirait la voie à une sécession encore plus marquée de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie.

Propos recueillis par Arnaud Leparmentier

________________________

8 août 2008 | Le Monde | avec AFP et Reuters


Ossétie du Sud : la guerre Russie-Géorgie, heure par heure

16 h 17. Le porte-parole du ministre de l'intérieur géorgien annonce que la Géorgie a "perdu le contrôle d'une partie" de Tskhinvali. Un peu plus tôt, elle avait déclaré que la ville était "entièrement sous contrôle géorgien".

16 h 08. L'agence russe Interfax cite le président ossète, qui affirme que des centaines d'habitants de la capitale de l'Ossétie du Sud, Tskhinvali, ont été tués dans l'offensive géorgienne.

15 h 52. L'Union européenne et l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) appellent la Géorgie et la Russie à mettre un terme aux affrontements en Ossétie du Sud.

15 h 37. Le président polonais, Lech Kaczynski, condamne toute ingérence dans les affaires internes de la Géorgie, sans nommer la Russie.

15 h 25. L'agence russe Interfax rapporte les propos d'un responsable militaire russe, selon lequel plus de dix soldats russes des forces de maintien de la paix ont été tués dans l'offensive géorgienne à Tskhinvali, capitale de l'Ossétie du Sud.

15 h 18. Le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, affirme lors d'une intervention télévisée que des "scènes de nettoyage ethnique" ont été signalées en Ossétie du Sud.

15 h 01. Un responsable du Conseil de sécurité national géorgien affirme à Reuters que la Russie a envahi la Géorgie, et que les deux pays sont "très proches" de la guerre.

14 h 54. Un porte-parole du ministre de l'intérieur géorgien affirme que Tskhinvali, capitale de l'Ossétie du Sud, est "entièrement sous contrôle géorgien". Le commandant des forces russes de maintien de la paix, cité par l'agence russe Interfax, déclare que la ville a été "presque entièrement détruite" par les bombardements géorgiens.

14 h 47. Sur CNN, le président géorgien, Mikhal Saakachvili, accuse la Russie de mener une guerre ouverte contre son pays.

14 h 30. La Géorgie lance un appel à la communauté internationale lui demandant de stopper "une agression militaire directe" de la Russie sur son territoire, a déclaré à la BBC la ministre des affaires étrangères géorgien.

14 h 15. Une journaliste de l'AFP a vu pour sa part une cinquantaine de chars lourds ainsi que des camions transportant des troupes et chargés de matériel militaire se dirigeant de Vladikavkaz, capitale de la République russe d'Ossétie du Nord, vers l'Ossétie du Sud.

14 heures. Le Finlandais Alexander Stubb, président en exercice de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), appelle à une fin immédiate des opérations militaires en Ossétie du Sud. Un envoyé spécial de l'organisation a été dépêché en Georgie, pour tenter de ramener le calme dans la région.

13 h 59. Une colonne militaire russe est entrée à Tskhinvali, capitale de l'Ossétie du Sud, théâtre de violents affrontements entre forces géorgiennes et séparatistes, rapporte l'agence de presse russe Ria qui cite des sources militaires russes.

13 h 54. La Géorgie et la Russie seront "en état de guerre" s'il se confirme que des troupes et des armements russes sont entrés en Ossétie du Sud, a déclaré vendredi le secrétaire du Conseil national de sécurité géorgien.

13 h 30. La télévision russe montre des blindés entrant en Ossétie du Sud. Les chars russes se dirigent vers Tskhinvali, capitale de la province séparatiste qui a été "presque entièrement détruite" par les bombardements géorgiens, selon un commandant des forces de paix russes sur place. Le président géorgien Saakachvili affirme que les chars sont au nombre de 150. La télévision russe assure que le convoi, également composé de camions, de matériel militaire et de "volontaires" en provenance d'Ossétie du Nord, arrivera à destination dans les prochaines heures.

13 heures. Le président russe avertit que la Russie ne laissera pas "impunie" la mort de ses "compatriotes" en Ossétie du Sud. "En tant que président de la Fédération de Russie, je suis obligé de défendre la vie et la dignité des citoyens russes, où qu'ils se trouvent", déclare Dmitri Medvedev lors d'une réunion du Conseil de sécurité russe. "Les coupables recevront le châtiment mérité". La plupart des quelque 70 000 habitants d'Ossétie du Sud possèdent un passeport russe.

12 h 30. La Géorgie annonce qu'elle va observer un cessez-le-feu de 13 à 17 heures, afin de permettre l'évacuation de civils d'Ossétie du Sud vers la ville géorgienne de Gori.

11 h 46. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) demande l'ouverture d'un "couloir humanitaire" pour permettre aux ambulances d'évacuer les blessés des combats.

11 h 20. Après l'Union européenne, qui a fait part de sa vive inquiétude, l'OTAN exige l'arrêt immédiat des combats dans la province séparatiste d'Ossétie du Sud et propose des pourparlers directs entre les belligérants. Le Conseil de l'Europe demande lui aussi un "cessez-le-feu immédiat".

10 h 30. Les autorités géorgiennes mettent en garde l'Abkhazie, autre province sécessionniste, de ne pas s'immiscer dans le conflit. "Nous comptons sur les Abkhazes pour ne pas apporter à la région de nouveaux problèmes, qui nuiraient à tout le monde", prévient le ministère de la réintégration géorgien.

10 heures. La Russie dément avoir mené des raids sur le territoire géorgien, comme le soutient Tbilissi. Les deux camps fournissent des bilans contradictoires et non vérifiés auprès de sources indépendantes après une matinée de combats : la Géorgie affirme que sept personnes ont été victimes de bombardements russes, alors que les Russes annoncent qu'un nombre indéterminé de soldats ont été tués par des tirs de mortier géorgiens à Tskinvali, où les combats font rage.

9 h 45. Dans une allocution télévisée, Mikheïl Saakachvili, indique que son pays a lancé dans la nuit "une intervention militaire de grande envergure" en Ossétie du Sud, et affirme que la majorité du territoire de cette région a été "libérée" et se trouve sous contrôle géorgien. Il "exige" de la Russie qu'elle "arrête les bombardements" de villes géorgiennes.

9 h 30, heure de Paris. Depuis Pékin, où il assiste à la cérémonie d'ouverture des JO, Vladimir Poutine promet des "mesures de rétorsion", affirmant que les Géorgiens "ont de facto lancé les hostilités en utilisant des chars et de l'artillerie". "Il est regrettable qu'à la veille de l'ouverture des Jeux olympiques les autorités géorgiennes aient entrepris des actes agressifs en Ossétie du Sud", poursuit le premier ministre russe.

9 heures. Des médias russes affirment que des casernes des forces de maintien de la paix russes déployées à Tskhinvali ont été visées par des obus géorgiens. Le président russe, Dmitri Medvedev, réunit ses principaux collaborateurs pour examiner un "ensemble de mesures destinées à rétablir la paix" dans sa province alliée.

8 h 30. La Géorgie accuse l'aviation russe d'avoir violé son espace aérien et d'avoir largué des bombes sur son territoire. "Trois Soukhoï-24 russes ont pénétré dans l'espace aérien géorgien. L'un d'eux a lâché deux bombes à proximité d'un poste de police à Kareli [un village situé non loin d'Ossétie du Sud]", annonce le ministère de l'intérieur géorgien. La télévision géorgienne Roustavi rapporte que des frappes aériennes ont également eu lieu à Gori.

7 heures. Les combats font rage dans la banlieue sud de Tskhinvali, selon les médias russes. Les Ossètes affirment contrôler "totalement" la capitale, alors que les Géorgiens maintiennent qu'ils n'y entreront pas sauf à y être forcés.

5 heures. Le Conseil de sécurité de l'ONU, saisi par la Russie pour tenter de trouver une issue à la crise, débat pendant deux heures avant de se séparer sans parvenir à un accord. Un texte de trois phrases dont une, appelant toutes les parties à renoncer à l'usage de la force, a été jugé inacceptable par Tbilissi, soutenue par les Etats-Unis et les Européens.

1 h 30. L'armée géorgienne lance une vaste offensive terrestre et aérienne contre la province, expliquant vouloir "établir l'ordre constitutionnel dans l'ensemble de la région". Les autorités ossètes et plusieurs agences de presse russes font état de violents combats au abords de la capitale, Tskhinvali, ainsi que de tirs de mortier en provenance de villages géorgiens

Jeudi, 22 heures. Les combats entre l'armée géorgienne et les séparatistes d'Ossétie du Sud reprennent, mettant un terme au cessez-le-feu. Tbilissi affirme que des villages géorgiens ont été pris pour cible par des combattants séparatistes.

Jeudi, 19 heures. Alors que les affrontements se sont multipliés tout au long de la journée, les deux camps se mettent d'accord sur un cessez-le feu jusqu'à une rencontre de leurs représentants, prévue vendredi. "Nous avons atteint la ligne rouge, le pas suivant aurait été un pas dans le gouffre", note Marat Koulakhmetov, commandant des soldats de maintien de la paix russes dans la région.

Jeudi après-midi. L'Ossétie du Sud renonce à la dernière minute à une réunion bipartite avec la Géorgie, qui aurait constitué une première depuis dix ans. D'un côté comme de l'autre, les tensions sont fortes après que de nouveaux affrontements, notamment à l'arme lourde, ont eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi. Les deux camps s'accusent mutuellement d'avoir commencé les hostilités et diffusent des bilans contradictoires. Le président géorgien, Mikhaïl Saakachvili, assure qu'une confrontation "n'est pas dans les intérêts de la Géorgie, ni dans ceux de la Russie".

________________________

8 août 2008 | Le Monde | Moscou | Alexandre Billette

Violents combats en Ossétie du Sud, Moscou accusé de raids

Après une semaine d'escalade des tensions entre l'armée géorgienne et les séparatistes d'Ossétie du Sud, la situation a dégénéré, vendredi 8 août. Les affrontements à l'arme lourde se multipliaient aux abord de la capitale ossète, Tskhinvali, encerclée par l'armée géorgienne, tandis que Tbilissi accusait la Russie, soutien des Ossètes, d'avoir bombardé des positions sur son territoire. Moscou a répondu par le biais de son ancien président devenu premier ministre, Vladimir Poutine, qui a promis des "mesures de rétorsion" pour répondre aux "actes agressifs" géorgiens.

Selon les autorités géorgiennes, sept personnes ont été tuées par l'aviation russe, vendredi. La ville de Gori, située hors de l'Ossétie, a notamment été la cible de bombardements, selon la télévision géorgienne. Dans une allocution télévisée, le président géorgien a appelé la Russie à "arrêter les bombardements", affirmant que la majeure partie de l'Ossétie du Sud a été "libérée" et est contrôlée par la Géorgie. Estimant que son pays fait face à "une intervention militaire de grande envergure", il a annoncé une "mobilisation totale". Moscou a formellement démenti que ses forces aériennes aient attaqué la Géorgie. L'agence russe Interfax a affirmé de son côté que plusieurs membres des forces de maintien de la paix russes déployées à Tskhinvali ont été victimes des tirs géorgiens.

Après avoir confirmé qu'elle encerclait la ville de Tskhinvali, située à une centaine de kilomètres au nord de Tbilissi, la Géorgie a annoncé que ses forces avaient pénétrées dans le centre de la capitale, où des combats continuaient. Un officier russe cité par les médias russes confirme que les combats "font rage dans le centre-ville". Auparavant, les forces géorgiennes avaient indiqué avoir eu un échange de feu avec deux convois de camions en provenance de Russie qu'elles accusent d'être "des mercenaires" et que les autorités locales affirment être "une colonne d'aide humanitaire".

UNE "INTERVENTION MILITAIRE" EST "NÉCESSAIRE POUR ARRÊTER LA GUERRE"

L'offensive géorgienne a commencé à 3 h 30 du matin (1 h 30, heure de Paris), quand des blindés sont entrés dans la banlieue sud de la ville. De violents combats avaient toujours lieu dans la matinée, selon l'agence russe Interfax. Par ailleurs, des avions SU-25 géorgiens auraient bombardé plusieurs villages, dont celui de Kvernet, selon les autorités ossètes. Un correspondant de la télévision russe et un responsable des forces de l'ordre ossètes, cité par Interfax, ont fait état d'au moins 15 morts dans ces bombardements.

Les séparatistes avaient laissé entendre dans un premier temps qu'ils n'avaient pas besoin du soutien de leur allié russe. Mais vendredi matin, le représentant de la région séparatiste à Moscou, Dmitri Medoïev, a estimé qu'une "intervention militaire" est désormais "nécessaire pour arrêter la guerre". Le président de l'Abkhazie, autre province séparatiste de Géorgie, a "promis" du soutien à son homologue ossète, dépêchant un millier de volontaires. Un geste imité par le président de la république russe d'Ossétie du Nord, Taïmouraz Mamsourov, qui a annoncé que des "centaines de volontaires" étaient en partance pour le territoire voisin.

Près de 20 personnes avaient été tuées depuis une semaine lors d'affrontements sporadiques à la frontière entre l'Ossétie du Sud et la Géorgie. Tbilissi a proposé jeudi un cessez-le-feu, et des pourparlers ont été prévus pour vendredi. Mais, quelques heures plus tard, la Géorgie a accusé les séparatistes d'avoir bombardé des villages, puis a lancé son opération militaire.

A New York, les membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont accepté, à la demande de la Russie, de se réunir en urgence, dans la nuit, pour évoquer la situation. "Très inquiets", les Etats-Unis ont appelé Moscou à faire pression sur les dirigeants d'Ossétie du Sud pour qu'ils cessent les combats et la Géorgie à "faire preuve de retenue". Mais les membres du Conseil de sécurité ne sont pas parvenus à se mettre d'accord sur un texte commun.

________________________

8 août 2008 | Le Monde | Moscou | Alexandre Billette

La guerre ossète tourne à l'affrontement Russie-Géorgie

Le président géorgien Mikheïl Saakachvili a annoncé, vendredi 8 août à midi, que les troupes géorgiennes avaient "libéré la majeure partie du territoire d'Ossétie du Sud", alors que les aviations russes et géorgiennes ont commencé à bombarder les positions adverses après une nuit de combats intensifs entre les troupes de Tbilissi et les forces séparatistes d'Ossétie du Sud.

La capitale sud-ossète, Tskhinvali, était toujours vendredi sous le feu géorgien, tandis que l'aviation russe aurait de son côté violé l'espace aérien géorgien et bombardé un poste de police, selon le ministère de l'intérieur à Tbilissi. La grande ville géorgienne de Gori, près de la frontière ossète, aurait également été touchée.

Le premier ministre russe, Vladimir Poutine, a déclaré que la Russie "réagirait" aux "agissements agressifs de Tbilissi", tandis que des obus d'artillerie des forces géorgiennes auraient visé des casernes des troupes russes de "maintien de la paix", en poste en Ossétie du Sud. Le président russe, Dmitri Medvedev, a de son côté réuni le Conseil de sécurité national, afin d'examiner un "ensemble de mesures destinées à rétablir la paix" en Ossétie du Sud.

Intervenant à la télévision nationale, M. Saakachvili a déclaré que le pays "faisait face à une intervention militaire de grande envergure" et a annoncé la mobilisation générale des forces armées géorgiennes.

Les accrochages entre l'armée géorgienne et les séparatistes ont commencé jeudi. La capitale ossète était déjà sous le feu de l'armée géorgienne tandis que les forces rebelles tentaient de reprendre des villages sous contrôle géorgien. Après des accrochages ayant fait une dizaine de morts, le président géorgien a proposé un cessez-le-feu jeudi soir, apparemment accepté par les leaders ossètes dans un premier temps, mais rompu peu après, selon Tbilissi, qui a alors redéployé ses troupes en direction de Tskhinvali afin, selon le ministre de l'intérieur, de "rétablir l'ordre constitutionnel". Une affirmation qui équivaut à une déclaration de guerre étant donné les relations entre les deux capitales.

Dans la nuit, la Géorgie a lancé l'assaut contre Tskhinvali, au mortier et à l'arme automatique, tandis que la Russie, principal soutien des rebelles ossètes, a convoqué le Conseil de sécurité de l'ONU en urgence "pour examiner les actions agressives de la Géorgie contre l'Ossétie du Sud". Après deux heures de discussions, le Conseil n'est pas parvenu à trouver un accord entre ses membres.

Selon les images diffusées en boucle par la télévision russe vendredi, les forces armées géorgiennes bombardaient toujours Tskhinvali à partir des hauteurs dominant la ville. Les témoignages par téléphone de résidents de la capitale sud-ossète faisaient état de tirs et d'explosions "toutes les dix secondes". L'ensemble de la ville serait désormais sans électricité. La Russie a immédiatement condamné l'initiative militaire géorgienne, exhortant Tbilissi à "retrouver des manières civilisées" pour éviter "un énorme bain de sang".

Le conflit entre Tbilissi et sa province rebelle s'est aggravé depuis déjà plusieurs mois. Indépendante de facto depuis l'effondrement de l'Union soviétique, l'Ossétie du Sud n'a jamais accepté la suppression par le nouvel Etat géorgien indépendant du statut d'autonomie dont elle jouissait en URSS. L'arrivée, en 2004, d'un gouvernement pro-occidental à Tbilissi, sous la direction de Mikheïl Saakachvili, a envenimé la situation, alors que la république séparatiste bénéficie du soutien de Moscou et de la république "soeur", l'Ossétie du Nord, une entité de la Fédération de Russie située sur l'autre versant de la chaîne montagneuse du Caucase. Malgré de nombreuses tentatives de conciliation internationale, Tbilissi n'a pas réussi à reprendre le contrôle de l'Ossétie du Sud, ni de l'Abkhazie, autre territoire séparatiste soutenu par Moscou.

Des volontaires en provenance d'Ossétie du Nord, mais aussi d'Abkhazie et de Russie, seraient d'ailleurs en route vers l'Ossétie du Sud, selon les agences de presse russes. "Un millier" d'Abkhazes feraient route vers Tskhinvali, selon le président de cette république séparatiste, tandis que "des centaines de volontaires" en provenance d'Ossétie du Nord seraient aussi concernés. Des "cosaques" afflueraient également de la Russie méridionale.

"Il n'y a qu'un seul point de passage entre l'Ossétie du Sud et la Russie, un tunnel sous contrôle des forces russes" explique par téléphone Tengiz Ablotia, correspondant à Tbilissi du Centre du journalisme en situation extrême, une ONG moscovite. "Des manoeuvres militaires ont eu lieu il y a une semaine dans le Caucase russe, auxquelles ont participé plusieurs milliers de soldats équipés d'une centaine de chars. La Russie va très rapidement intervenir de façon militaire dans le conflit."


Pas d'accord à l'ONU sur un texte proposé par Moscou | AFP

Le Conseil de sécurité de l'ONU a exprimé, vendredi 8 août, son inquiétude au sujet de l'aggravation de la situation dans la république séparatiste géorgienne d'Ossétie du Sud, mais n'a pas réussi à se mettre d'accord sur une déclaration.

Le Conseil de sécurité avait entamé, jeudi dans la nuit, une réunion de consultation à huis clos sur une déclaration soumise par la Russie qui aurait appelé la Géorgie et l'Ossétie du Sud séparatiste à mettre fin aux combats et à reprendre des négociations.

La déclaration exprimait "de fortes inquiétudes face à l'escalade de la violence", appelait les deux parties à "mettre fin immédiatement au bain de sang, à renoncer à l'usage de la force et à reprendre immédiatement les négociations". Mais, après deux heures de débats, les membres du Conseil n'ont pu se mettre d'accord sur le texte proposé par la Russie. Le point d'achoppement de la réunion, selon l'ambassadeur russe Vitaly Chourkine, a été "la réticence" de certains membres à accepter une référence à "la renonciation à l'usage de la force".


Last edited by wizard on Tue Aug 12, 2008 3:35 pm; edited 7 times in total
 
View user's profile Send private message Send e-mail Visit poster's website
wizard
Site Admin


Joined: 25 Oct 2003
Posts: 500
Location: 47°23'55''

 PostPosted: Fri Aug 08, 2008 8:26 am    Post subject: La Géorgie lance une vaste offensive contre l'Ossétie Reply with quote Back to top

8 août 2008 | Le Monde | avec Reuters et AFP

La Géorgie lance une vaste offensive contre l'Ossétie séparatiste

Le cessez-le-feu en Ossétie du Sud, proposé par le président géorgien après une semaine d'affrontements qui ont fait près de 20 morts dans cette région séparatiste, n'aura duré que quelques heures. Alors que des pourparlers étaient prévus vendredi, Tbilissi a accusé les séparatistes d'avoir bombardé des villages, et a lancé une opération militaire de grande envergure. "Nous sommes obligés de rétablir l'ordre constitutionnel dans l'ensemble de la région", a déclaré Mamouka Kourachvili, le commandant des forces de maintien de la paix géorgiennes en Ossétie du Sud.

Selon des agences de presse russes, les forces géorgiennes ont lancé un assaut à 3 h 30 du matin (1 h 30, heure de Paris) au moyen de blindés contre le sud de Tskhinvali, capitale de cette région qui a fait sécession il y a plus de 15 ans. Un correspondant de la télévision russe et un responsable des forces de l'ordre ossètes, cité par Interfax, ont fait état d'au moins 15 morts dans les bombardements. Un journaliste de Reuters a vu des tirs nourris d'armes lourdes en différents lieux de la périphérie de Tskhinvali et entendu le tumulte de violents combats en provenance de la ville. Dans la nuit, des explosions rouges et bleus ont illuminé le ciel, les forces géorgiennes semblant utiliser des roquettes Katioucha. Le ministre de la réintégration géorgien, Temour Iakobachvili, a indiqué que Tskhinvali, située à une centaine de kilomètres au nord de Tbilissi, était encerclée, et sept villages ossètes sous contrôle. Avant l'aube, cinq avions de combat géorgiens ont bombardé des positions tenues par des combattants séparatistes dans le village de Tkverneti, selon le commandant des soldats de maintien de la paix russes dans la région.

"RETROUVER DES MANIÈRES CIVILISÉES"

Les séparatistes ont affirmé plus tôt ne pas avoir besoin du soutien de leur principal allié, la Russie. Mais le président de l'Abkhazie, autre province séparatiste de Géorgie, a aussitôt "promis" du soutien à son homologue ossète, et dépêché un millier de volontaires. Le président de la république russe d'Ossétie du Nord, Taïmouraz Mamsourov, a aussi annoncé que des "centaines de volontaires" partaient pour l'Ossétie du Sud voisine. Dans un communiqué diffusé dans la nuit, le ministère des affaires étrangères russe a appelé la communauté internationale à intervenir pour mettre fin aux violences. "Il n'est pas trop tard pour empêcher un énorme bain de sang et de nouvelles victimes", a-t-il dit dans un communiqué. "La Russie va poursuivre ses efforts pour empêcher un bain de sang et ramener la paix en Ossétie du Sud". "Nous espérons que nos partenaires étrangers ne resteront pas impartiaux dans ce moment difficile où le sort de centaines de milliers de personnes est en jeu", poursuit le communiqué. "Les autorités géorgiennes devraient (...) retrouver des manières civilisées de résoudre des problèmes compliqués". Iouri Popov, ambassadeur spécial auprès du ministère des affaires étrangères russe, avait lui prévenu, mercredi, que "si les événements se développent selon le scénario militaire le plus sombre, la Russie ne pourra pas se permettre de rester à l'écart, sachant que des citoyens russes vivent en Ossétie du Sud".

A New York, les membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont accepté, à la demande de la Russie, de se réunir en urgence à partir de 23 heures (5 heures à Paris) pour évoquer la situation. "Très inquiets", les Etats-Unis ont appelé Moscou à faire pression sur les dirigeants d'Ossétie du Sud pour qu'ils cessent les combats et la Géorgie à "faire preuve de retenue".


Last edited by wizard on Fri Aug 08, 2008 2:17 pm; edited 1 time in total
 
View user's profile Send private message Send e-mail Visit poster's website
wizard
Site Admin


Joined: 25 Oct 2003
Posts: 500
Location: 47°23'55''

 PostPosted: Fri Aug 08, 2008 8:30 am    Post subject: Un "conflit gelé" hérité de l'effondrement soviéti Reply with quote Back to top

7 août 2008 | Le Monde | Luc Vinogradoff

Un "conflit gelé" hérité de l'effondrement soviétique

Les relations déjà difficiles entre la Géorgie et la région séparatiste d'Ossétie du Sud s'aggravent de jour en jour. Une réunion bilatérale entre les deux camps, qui aurait représenté une première depuis dix ans, a été annulée à la dernière minute, mercredi 6 août, après que de nouveaux heurts eurent éclaté à la frontière. Selon le ministère de l'intérieur géorgien, des "batailles de grande envergure" avaient toujours lieu jeudi, dans lesquelles trois Géorgiens ont été blessés et un blindé léger géorgien détruit. Depuis vendredi, au moins six personnes ont été tuées et près de trente autres blessées dans des affrontements entre des positions ossètes et géorgiennes. Les deux camps s'accusent mutuellement d'avoir lancé les hostilités, Tbilissi est même allé jusqu'à accuser le gouvernement séparatiste de mentir sur les bilans pour atténuer la tension. La diplomatie géorgienne affirme ainsi que l'Ossétie du Sud "essaie de créer l'illusion d'une grave escalade, d'une guerre, alors qu'en réalité la situation est assez calme".

Pour Laure Delcour, chercheuse à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) et spécialiste du Caucase, le climat actuel rend effectivement impossible tout dialogue direct entre les belligérants. Mais un espoir repose encore dans le cadre d'une négociation quadripartite entre la Géorgie, l'Ossétie du Sud, la République russe d'Ossétie du Nord et Moscou. Même si Tbilissi estime que la place accordée aux Ossètes y est trop importante, la présence dans cette commission d'une mission de l'Organisation de sécurité et coopération européenne (OSCE), soutenue par l'Union européenne, pourrait en effet faciliter une sortie de conflit.

Laure Delcour :

L'impasse dans laquelle sont Tbilissi et le gouvernement séparatiste ossète trouve ses racines lors de la formation de l'empire soviétique. En 1920, l'Ossétie est divisée en deux : la partie nord intègre la Russie alors que la partie sud est rattachée à la République socialiste soviétique de Géorgie. A la fin des années 1980, alors que le mur de Berlin n'était pas encore tombé, l'Ossétie du Sud a été un des premiers territoires soviétiques à afficher des velléités indépendantistes. Après son indépendance en 1991, Tbilissi supprime l'autonomie dont bénéficiaient les Ossètes et précipite un échange armé qui débouchera, après signature d'un cessez-le-feu, à un de ces "conflits gelés" hérités de l'effondrement soviétique.

La situation en Ossétie du Sud est à mettre en parallèle avec la querelle qui oppose les autorités géorgiennes à une autre région autoproclamée indépendante, l'Abkhazie, située au nord-ouest de la Géorgie. Comme les Ossètes, l'Abkhazie bénéficie d'un soutien implicite de la Russie, qui lui fournit aussi bien une protection militaire que des passeports. Mais historiquement, les Abkhazes sont beaucoup plus radicaux, comme l'a démontré la guerre civile qui a coûté la vie au début des années 1990 à près de trois mille personnes et fait environ deux cent cinquante mille réfugiés, en majorité géorgiens.

Autre facteur important de ce conflit, l'influence russe, incontournable dans la région. Depuis plusieurs mois, Moscou souffle le chaud et le froid, accusant la Géorgie de vouloir déclencher un affrontement armé. Dernièrement, les autorités russes ont envoyé des troupes dans les deux régions séparatistes avec comme raison officielle le maintien de la paix et la protection des populations. Mais à mesure que les affrontements et les incidents se sont multipliés, la Russie a adopté un ton de plus en plus virulent. Cette semaine, son ministère des affaires étrangères a de nouveau accusé la Géorgie de préparer une opération militaire et promis que Moscou ne resterait pas à l'écart si le conflit venait à se militariser.

Laure Delcour juge néanmoins que le discours russe relève avant tout de la rhétorique, Moscou sachant pertinemment qu'un conflit militaire ouvert dans la région du Caucase aurait des répercussions fâcheuses au sein de son territoire, d'autant plus qu'en 2014 doivent se tenir les Jeux olympiques d'hiver à Sotchi, une ville russe toute proche de la frontière abkhazo-géorgienne.


Last edited by wizard on Fri Aug 08, 2008 8:55 am; edited 1 time in total
 
View user's profile Send private message Send e-mail Visit poster's website
wizard
Site Admin


Joined: 25 Oct 2003
Posts: 500
Location: 47°23'55''

 PostPosted: Fri Aug 08, 2008 8:45 am    Post subject: Cessez-le feu provisoire en Ossétie du Sud Reply with quote Back to top

24h auparavant, un cessez le feu avait été signé:

7 août 2008 | Le Monde | avec AFP

Cessez-le feu provisoire en Ossétie du Sud

La Géorgie et sa région séparatiste d'Ossétie du Sud se sont mises d'accord, jeudi 7 août, sur un cessez-le feu jusqu'à une rencontre vendredi de leurs représentants, a annoncé le commandant de la force russe d'interposition, sous mandat de la Communauté des Etats indépendants (CEI), cité par l'agence Interfax. Le cessez-le-feu est observé depuis plusieurs heures des deux côtés, a-t-il ajouté, s'exprimant dans la soirée après une journée de sanglants accrochages. "Nous avons atteint la ligne rouge, le pas suivant aurait été un pas dans le gouffre", a-t-il ajouté. Plus tôt, le président géorgien Mikheïl Saakachvili avait ordonné aux forces géorgiennes un cessez-le feu en Ossétie du Sud et appelé toutes les parties à une reprise des négociations.

Le calme est revenu dans la soirée dans cette république comptant quelque 70 000 habitants et non reconnue par la communauté internationale mais la journée a été marqué par des affrontements "de grande envergure" qui ont tué deux soldats géorgiens et en ont blessé grièvement trois autres, selon le conseil national de sécurité géorgien. "Les soldats géorgiens ont installé dans le district de Gori 27 systèmes lance-roquettes de type Grad, et une activité militaire renforcée des Géorgiens est observée tout le long de la fontière avec l'Ossétie du Sud", a déclaré le secrétaire du Conseil de sécurité de la République sud-ossète, Anatoli Barankevitch, cité par Interfax.

SITUATION CONFUSE

L'information a aussitôt été démentie à Tbilissi. "Aucune force supplémentaire n'a été envoyée en Ossétie du Sud. Il n'y a que des soldats de maintien de la paix et des policiers géorgiens sur place", a déclaré un porte-parole du ministère de l'intérieur géorgien. Les tensions se sont intensifiées dans la région depuis mercredi, après la mort de six personnes vendredi. La situation sur le terrain reste toutefois très confuse en l'absence de sources d'information indépendantes. Des tirs d'artillerie des forces géorgiennes sur la capitale sud-ossète Tskhinvali et les environs ont fait 18 blessés dans la nuit de mercredi à jeudi et se sont poursuivis jeudi, a affirmé jeudi le gouvernement séparatiste sur son site Internet. Des avions de chasse Soukhoï-25 et des drones ont également survolé la zone en provenance de la Géorgie, a déclaré un porte-parole des forces de maintien de la paix cité par les agences russes.

La Russie, qui souffle le chaud et le froid, a accusé jeudi la Géorgie de "préparer" une opération "militaire" en Ossétie du Sud tout en déclarant rechercher avec Tbilissi une issue à la crise. Le président géorgien pro-occidental, Mikheïl Saakachvili, a assuré pour sa part que son pays observait "le maximum de retenue" et s'est dit "convaincu qu'une aggravation de la confrontation n'était pas dans les intentions de la Russie". Dans ce contexte tendu, l'Ossétie du Sud a rejeté les pourparlers directs prévus jeudi, pour la première fois depuis une décennie, avec les Géorgiens à Tskhinvali. Le ministre géorgien de la Réintégration, Temour Iakobachvili, s'est rendu à Tskhinvali, sans succès.

Les tensions en Ossétie du Sud et dans une autre région séparatiste géorgienne, l'Abkhazie, toutes deux soutenues par Moscou, se sont aggravées ces derniers mois, sur fond de rivalités russo-géorgiennes pour le contrôle de la région. Les Ossètes du Sud, qui ont proclamé leur indépendance en 1992 après la chute de l'URSS, aspirent à rejoindre la Fédération de Russie dont fait partie l'Ossétie du Nord.


Last edited by wizard on Fri Aug 08, 2008 8:53 am; edited 1 time in total
 
View user's profile Send private message Send e-mail Visit poster's website
wizard
Site Admin


Joined: 25 Oct 2003
Posts: 500
Location: 47°23'55''

 PostPosted: Fri Aug 08, 2008 8:51 am    Post subject: Violents échanges de tirs entre Géorgiens et Sud-ossètes Reply with quote Back to top

Le conflit entre Géorgiers et Sud-ossètes s'est brusquement ravivé le 4 août 2008:

4 août 2008 | Le Monde | Moscou | Alexandre Billette

Violents échanges de tirs entre soldats géorgiens et séparatistes sud-ossètes

Un "conflit de grande envergure" : selon Moscou, telle est la menace qui plane après des échanges de tirs violents, vendredi 1er et samedi 2 août, entre l'armée géorgienne et les forces rebelles de la petite république séparatiste d'Ossétie du Sud, soutenue par la Russie. La situation s'est "brusquement dégradée (et) la menace d'actions militaires de grande envergure entre la Géorgie et l'Ossétie du Sud devient de plus en plus réelle", a fait savoir par communiqué le ministère russe des affaires étrangères ce dimanche.

La fin de la semaine a été meurtrière en Ossétie du Sud. Au moins six personnes sont mortes dans les échanges de coups de feu et de tirs de mortier entre armée géorgienne et forces séparatistes, notamment près de la "capitale" sud-ossète, Tskhinvali. Selon Tbilissi, l'armée géorgienne a répliqué à des tirs provenant de positions sud-ossètes, le gouvernement séparatiste d'Ossétie du Sud dit le contraire. Moscou accuse aussi Tbilissi d'avoir orchestré des mouvements de troupe à l'intérieur du territoire sud-ossète.

Le "président" d'Ossétie du Sud, Edouard Kokoïty, a estimé, dimanche, que les forces sud-ossètes étaient "en droit de répliquer à l'agression, en frappant s'il le faut des villes sur le territoire géorgien". Les autorités sud-ossètes auraient également évacué des enfants, des femmes et des vieillards de Tskhinvali. D'après l'agence de presse Interfax, plus de 4 000 personnes auraient traversé la frontière entre l'Ossétie du Sud et la Russie ce week-end, un nombre inhabituellement élevé.

Les relations entre Tbilissi et sa province séparatiste se sont fortement dégradées depuis quelques mois. Des échanges de tirs avaient déjà eu lieu début juillet, l'aviation russe ayant alors survolé le territoire sud-ossète pour "prévenir un conflit sanglant", un geste interprété par Tbilissi comme une violation de son territoire. Soufflant le chaud et le froid avec la Géorgie du président pro-occidental Mikheïl Saakachvili, avec lequel ses relations sont exécrables, la Russie a levé au printemps son embargo aérien et maritime contre Tbilissi, mais soutient toujours les deux républiques séparatistes géorgiennes, l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie. Les plans répétés de résolution du conflit, présentés par l'Allemagne, les Etats-Unis et l'Union européenne, n'ont pour le moment donné aucun résultat.

________________________

Commentaire de Georges GIEN

Petit rappel : "L'Ossétie du Sud" n'a aucune existence historique. Elle n'est qu'une création administrative de la Russie communiste et colonialiste pour remercier les Ossètes (pays au nord de la Géorgie et de l'autre côté du Caucase !) de leur collaboration durant leur invasion de la Géorgie. Les "séparatistes Ossètes" ne sont que des Ossètes et des Russes, implantés en Géorgie et financés par Moscou. Ils n'ont aucune légitimité, ni historique, ni politique, ni géographique...
 
View user's profile Send private message Send e-mail Visit poster's website
Display posts from previous:   
Post new topic   Reply to topic    www.armenian.ch Forum Index -> Politics | Genocide All times are GMT + 1 Hour
Page 1 of 1

 
Jump to:  
You cannot post new topics in this forum
You cannot reply to topics in this forum
You cannot edit your posts in this forum
You cannot delete your posts in this forum
You cannot vote in polls in this forum