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[F] Roumanie: la fuite des cerveaux vide le pays

 
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 PostPosted: Wed Jun 08, 2005 8:34 am    Post subject: [F] Roumanie: la fuite des cerveaux vide le pays Reply with quote Back to top

Le 7 juin 2005 | IWPR | Marian Chiriac | Trad. Stéphane Surprenant

Roumanie : la fuite des cerveaux vide le pays de ses futures élites

Les jeunes gens prometteurs partent à l’ouest. D’après une enquête récente, plus de 15 000 diplômés quittent le pays chaque année. De plus, un quart des diplômés des lycées rêvent de partir. En question, les salaires, qui restent toujours très bas en Roumanie.

Mihai Mateescu est diplômé d’une école médicale roumaine depuis environ 7 ans. Reconnu comme praticien généraliste, il travaille à temps plein pour une clinique de Bucarest, mais visite également des patients privés à domicile. En dépit de ses deux emplois, il ne gagne pas plus de l’équivalent de 306 $ US par mois.

« C’est pratiquement impossible d’accomplir quelque chose en Roumanie, où le système de santé est en piteux état et continue de se détériorer », explique-t-il. « Je suis fatigué de tout cela. »

Pas pour très longtemps. À la fin de juillet, Mihai partira pour le Canada, où il a trouvé du travail dans une clinique. « Je suis sur-qualifié pour cet emploi, mais mon salaire sera quatre fois plus élevé qu’ici », a-t-il confié.

Stefan, un autre médecin qualifié, est tout aussi déçu. « Presque tous les médecins roumains rêvent d’émigrer », a-t-il dit. Pendant un temps, il avait mis sa carrière médicale de côté pour démarrer une entreprise afin de faire un peu d’argent. « C’est particulièrement difficile de survivre pour les jeunes médecins », affirme-t-il. « Ils passent leur temps à essayer de joindre les deux bouts, alors qu’ils devraient se reposer, lire et étudier ».

Les salaires trop bas et le manque d’opportunités ne sont que quelques unes des raisons qui poussent les jeunes Roumains à quitter le pays, un phénomène en augmentation. Le filet d’émigrants risque de se transformer en une marée, car les diplômés voient de plus en plus d’opportunités alléchantes ailleurs.

Plus de 15 000 diplômés quittent le pays annuellement, un chiffre qui est demeuré stable au cours des cinq ou six dernières années, selon une étude publiée ce mois-ci par la Fondation Open Society. De plus, un quart des diplômés des lycées rêvent de partir, toujours d’après cette étude.

Depuis la fin de l’ère communiste, en 1989, des centaines de milliers de Roumains sont partis à l’étranger, espérant trouver de meilleurs salaires et des opportunités plus intéressantes. Les destinations les plus prisées sont les États-Unis, l’Europe de l’Ouest et Israël. Néanmoins, la plupart de ces émigrants sont des travailleurs manuels. Le gouvernement admet que la perte d’une partie des « plus brillants et des meilleurs » nuit aux efforts du pays pour se sortir de la pauvreté.

« La fuite des cerveaux est une réalité et l’avenir proche ne semble pas porter de solution », a constaté Nicolae Idu, directeur de l’Institut européen en Roumanie. « Mais il ne faut pas exagérer. Il faudrait plutôt parler de la libre circulation de l’élite de la Roumanie, qui nous rapproche de l’Ouest ». Nicolae Idu ajoute que le problème n’est pas simplement que les jeunes s’en vont, mais que la Roumanie ne leur donne aucune bonne raison de revenir.

À la différence de la majorité des pays voisins, la Roumanie n’a pas mis sur pied de stratégie convaincante destinée à convaincre les Roumains expatriés de revenir à la maison. Les programmes lancés ces dernières années, comme « Retour en Roumanie », supporté par l’IREX et l’ambassade des États-Unis à Bucarest, ont prouvé leurs limites, tant dans leur portée que dans leur succès.

« Lorsque de jeunes spécialistes reviennent, ils ne reçoivent aucune compensation financière ou professionnelle et ils ont des problèmes à se réintégrer », a rappelé Idu. « Certains jeunes qui ont obtenu des prêts de l’État signent des contrats pour revenir au pays. Lorsqu’ils arrivent, il n’y a pas d’emploi pour eux et ils doivent accepter des postes pour lesquels ils sont sur-qualifiés. »

Pendant que les dirigeants du pays espèrent que le boom des hautes technologies en Roumanie va ralentir l’exode des professionnels des technologies de l’information, les entreprises locales doivent travailler dur pour compenser les contraintes posées par le taux de taxation.

À 19 %, il est plutôt bas comparé aux standards européens, mais les entreprises en technologies de l’information en Roumanie soutiennent qu’il doit être encore plus bas pour rapatrier les professionnels dans le domaine, lesquels devront déjà travailler pour des salaires peu élevés.

Même les meilleurs emplois dans le marché local de l’emploi ne peuvent retenir les plus talentueux en technologies de l’information. Plusieurs restent seulement quelques années pour acquérir de l’expérience. « Nous ne pouvons même pas être sélectifs », déclare un programmeur qui travaille à Bucarest pour une compagnie étasunienne. Il gagne environ 1 000 $ US par mois. « Avec mes qualifications et mes capacités je serais payé plus du double dans n’importe quel pays occidental », conclut-il.

article: http://www.balkans.eu.org/article5552.html
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 PostPosted: Wed Jun 08, 2005 8:44 am    Post subject: Petit exercice Reply with quote Back to top

Jeu triste:

Remplacez "Roumanie" par "Arménie" et "Roumains" par "Arméniens", et hop on peut le publier tel quel dans "nouvelles d'Arménie" Sad

Doit-on s'en réjouir, s'en alarmer ? S'en rassurer ?

On peut relativiser la vague actuelle d'émigration des Arméniens en lisant que le phénomène est général pour les pays de l'ex-bloc soviétique, mais cela ne stoppe pas l'hémorragie. Et s'il n'y a pas plus de travail en Roumanie ou dans les autres anciens satellites, les Arméniens doivent donc partir encore plus loin pour chercher du travail.

Il serait temps pour la diaspora de penser à créer des industries en Arménie plutôt que de s'arracher rapacement des appartements au coeur de Erevan en faisant flamber les prix et en chassant les habitants légitimes du cercle intérieur de la capitale, non ?

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