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Turquie-EU: Revue de Presse
 

050924|Armenew|TR:Giscard et UMP réaffirment leur opposition
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Turquie: Giscard et l’UMP réaffirment leur opposition 

UE , Samedi 24 septembre 2005 –ARMENEWS-13 heures

La question turque a été vendredi au centre de la convention sur l'Europe, organisée pendant deux jours à Paris par le parti au pouvoir UMP, présidé par Nicolas Sarkozy, fermement opposé à l'adhésion d'Ankara que soutient en revanche le président Jacques Chirac. Prenant la parole vendredi l'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing a réaffirmé son opposition à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne et il a souhaité une « nouvelle initiative » de la France sur la Constitution européenne après l'élection présidentielle de 2007. M. Giscard d'Estaing a demandé le retrait du mot « adhésion » du mandat de négociation de la Commission européenne, à l'occasion de cette convention. « Le Conseil se prépare à décider à l'unanimité, donc avec l'accord de la France, une négociation avec la Turquie, dont le mandat déclare que l'objectif commun est l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne » a indiqué M. Giscard d'Estaing . Selon lui, « il ne serait pas acceptable de maintenir le membre de phrase selon lequel l'objectif commun de la négociation est l'adhésion ». « Cette affirmation ne reflète pas la volonté démocratique du peuple français. Elle doit être retirée, ou modifiée, comme le demande également l'Autriche » a-t-il ajouté. « Il existe une contradiction évidente entre la poursuite de l'intégration politique de l'Europe et l'entrée de la Turquie dans les institutions européennes » a déclaré le "père fondateur" du projet de Constitution européenne. « Ces deux projets sont incompatibles » a insisté Valéry Giscard d'Estaing. « Si l'on souhaite poursuivre la construction européenne, on ne peut qu'écarter l'entrée de la Turquie dans son système institutionnel » a-t-il poursuivi. « Si (...) on pousse à cette entrée, c'est une manière d'interrompre l'intégration du continent européen » a martelé l'ancien président français, qui a ironisé, sous les applaudissements de la salle, sur « l'ardeur de la diplomatie britannique à faciliter l'entrée de la Turquie ».Valéry Giscard a préconisé que l'on prenne plutôt comme point de réflexion les relations entre les Etats-Unis, le Mexique et le Canada. « Les Français dans leur large majorité ne souhaitent pas l'entrée de la Turquie dans l'Europe politique - je dis bien politique - avec tous les droits et les devoirs qui en découleraient » a-t-il dit. « Ils (les Français) redoutent que, quatre mois après le référendum, cette décision soit prise dans leur dos » a-t-il souligné. « Si on commence des pourparlers ça mènera à l'adhésion » a assuré Valéry Giscard d'Estaing, selon lequel les Français sont convaincus que Paris n'aura « jamais un poids suffisant pour s'opposer, à l'issue de 10 ou 15 ans de négociation et de concessions mutuelles, à l'entrée de la Turquie ». Il a condamné le double langage tenu par l'UE qui table, selon lui, sur le fait que les conditions d'entrée de la Turquie « seront si sévères qu'elle feront capoter la négociation ». Hervé de Charette, ancien ministre des Affaires étrangères a déclaré pour sa part que « l'ouverture de ces négociations pose à l'UMP une question fondamentale. L'UMP s'est prononcée à deux reprises, sous la présidence d'Alain Juppé, et sous celle de Nicolas Sarkozy, contre l'adhésion de la Turquie et pour un partenariat privilégié entre elle et l'UE ». Pour l'ancien ministre Jacques Toubon, « les conditions ne seront pas remplies pour l'adhésion de la Turquie. Avec un projet illusoire, nous allons polluer le débat sur l'Europe pendant dix ans » a-t-il regretté.

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