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Turquie-EU: Revue de Presse
 

051010|Armenews|UE: La sous-Comm. Droits humains en Turquie
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La Sous-Commission des Droits de l’Homme du Parlement Européen demande au gouvernement turc de se saisir de la question de la reconnaissance du génocide des Arméniens et non de la laisser aux historiens

Après avoir rencontré jeudi un groupe de parlementaires turcs présidé par Mehmet Elkatmis président de la Commission de droits de l’homme les membres de la Sous-Commission des Droits de l’Homme du Parlement Européen ont rencontré au bureau de la representation de l’UE à Ankara l’avocate arménienne Luiz Bakar, une des conseillères du Patriarcat arménien en Turquie, les avocats Kezban Hatemi et Ali Hatemi, représentant du Patriarcat orthodoxe grec d’Istanbul , de l’avocate Esther Zonana, conseillère juridique au Rabbinat juif de Turquie, l’avocat Erol Dora, représentant des protestants syriaques, Zeki Basademir, président des catholiquea Syriaque et le Père Patrice Julien de Pommerol, représentant de l’ambassade de Vatican.

Répondant aux questions de la présidente de la délégation, Hélène Flautre, les représentants des communautés minoritaires ont confirmé que les nouvelles lois concernant les minorités avaient produits des changements positifs, bien que quelques problèmes subsitaient.
Les représentants ont déclaré que parmi les problèmes non résolus figurait la reconnaissance de personalités juridiques aux patriarcats et au rabbinat. Prenant la parole l’avocate Luiz Bakar a déclaré que sur 400 demandes d’enregistrement de ceetificats de propriétés appartenant à la communauté arménienne, seulement 58 avaient été autorisés par l’administration turque. Elle a également affirmé que dans les écoles confessionnelle certains problèmes subsitaient notamment la nomination par le gouvernement des directeurs auxiliaires et qu’elle espérait que cette pratique cesse. Par ailleurs Mme Luiz Bakar a émis le souhait que la formation des religieux puisse se faire dans les universités et qu’elle s’attendait également à ce qu’une solution soit trouvée dans le cas du lycée Sainte Croix à Uskudar car certaines juridictions se comportent toujours comme si les nouvelles lois n’existaient pas et agissaient systématique contre les fondations des minorités.

L’avocat Kezban Hatemi a déclaré qu’il comptait que des Fondations grecques qui ont été supprimées puissent être reconstituées et que leurs propriétés données à des tiers soient retrocédées. Il a par ailleurs émis le souhait que l’académie de théologie de l’île de Heybeli soit ouverte. Kezban Hatemi a ajouté que malgré le Traité de Lausanne, le salaire du directeur auxiliaire est payé par l’école, tandis que le gouvernement ne fournit aucune aide.
La représentante de la communauté juive, l’avocate Esther Zonana a déclaré que le problème le plus urgent pour leur communauté était la gestion des cimetières et que l’augmentation des écrits antisémitiques dans la presse créait un malaise.

Les représentants Syriaques ont déclaré que malgré leur statut de minorité, ils ne pouvaient pas tirer profit des droits donnés par le Traité de Lausanne consentis aux autres minorités, et pour cette raison ils ne pouvaient pas s’acquitter de leurs obligations religieuses. Le représentant de l’ambassade de Vatican s’est plaint des difficultés d’obtention de permis de séjour pour les religieux étrangers.

La Sous-Commission des Droits de l’Homme du Parlement Européen qui en dehors de Mme Flautre est composé de Simon Coveney (PPE), Richard Howitt(PSE), Josef Pinior(PSE), Sajjjad Karim (ALDE) et Inese Vaidere (UEN) a rencontré vendredi la presse avant de se rendre à VAN.

Mme Flautre a invité la Turquie à mettre en application les réformes de l’UE et a indiqué que « par exemple, le nouveau code pénal turc (TCK) est une réforme sérieuse mais que différentes remarques demeurent au sujet de cette réforme. Ces approches distinctes ont mener à mettre en valeur des différences, particulièrement au sujet de la liberté d’expression. Je dis cela e ngardant à l’esprit que des instructions se sont ouvertes contre Orhan Pamuk et Hrant Dink, toutes les deux au motif de dénigrer l’identité turque
Revenant sur la nécessite de reconnaître le génocide des Arméniens le polonais Jozef Pinior a rappelé avoir demandé à ses confrères turcs la veille que la Turquie change de politique vis-à-vis de son histoire et il a jugé inopportune la réponse de Mehmet Elkatmis président de la Commission de droits de l’homme comme quoi l’attaque contre Orhan Pamuk aurait pû avoir lieu dans n’importe quel pays, qu’actuellement une instruction était menée contre le président de la société historique turque (TTK) Yusuf Halacoglu en Suisse pour avoir nier le génocide des Arméniens, que les Arméniens occupent 20 pour cent des terres de l’Azerbaïdjan et ont massacré 250.000 Azeris.

Pour sa part Mme Flautre a fait remarqué aux journalistes que le Parlement Européen avait récemment voté en faveur d’une reconnaissance par la Turquie du génocide des Arméniens comme d’une condition préalable pour l’adhésion de la Turquie à l’UE mais a ajouté « cependant, certains groupes politiques et des individus pensent différemment sur cette question. Et, je pense personnellement que ce ne devrait pas être une condition préalable » ajoutant toutefois « tout qui se produit en Turquie devient un sujet de politique interne pour l’UE ». Mme Flautre a précisé que les membres de la Sous-Commission des Droits de l’Homme du Parlement Européen la reconnaissance du génocide des Arméniens était un probléme qui devait être réglé par les politiciens et non les historiens.

Vendredi la délégation du PE a également rencontrer des membres de l’association turque de droits de l’homme (IHD). Au cours de cette réunion, Mme Flautre a annocé que la Turquie serait surveillée de plus près dans le domaine des droits de l’homme et de la démocratie avec le début du processus de négociation indiquant "avant que le début des négociations débute l’UE recherchait une réalisation turque à un niveau suffisant, mais maintenant la Turquie doit accomplir tout entièrement, il y a un programme plus strict et plus sérieux ».

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