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[F] Perincek condamné, Revue de Presse & Compte rendu
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iminhokis
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 PostPosted: Thu Mar 01, 2007 2:21 pm    Post subject: [F] Perincek condamné, Revue de Presse & Compte rendu Reply with quote Back to top


PERINCEK CONDAMNE POUR NEGATION DU GENOCIDE ARMENIEN

=> Vue d'ensemble
=> Communiqué de presse de l'ASA
=> Revue de presse "Negationnisme - Perincek"
=> Commentaire par g-waw
=> Lettre ouverte aux négationnistes et à M. Mustafa Gencer par g-waw
=> Traduction du Commentaire de Harut Sassounian dans le California Courier


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 PostPosted: Mon Mar 05, 2007 8:38 pm    Post subject: Comptes-rendus d'audience Reply with quote Back to top

Comptes-rendus d'audience*


Le Procureur

Ce n'est pas un procès contre le négationnisme mais le procès d'un auteur de propos négationnistes. Il se s'agit pas de rendre une décision historique. Ce n'est rien de plus qu'une affaire pénale parmi les 1500 autres jugées ici chaque année. Rien de moins non plus. Nous connaissons ici depuis Montesquieu la séparation des pouvoirs.

1. De la réalité du génocide

La première question à trancher est l'existence d'un génocide. Précision: il s'agit de préciser non pour un jugement historique ou politique, mais d'une position juridique au sens de l'art. 261bis, au sens de la convention de l'ONU.

Il n'y a pas à décider s'il y a eu génocide; la question est si, aux yeux du juge suisse, le génocide arménien est avéré, reconnu, connu.

Dans le cas du procès de Berne, il faut constater que seul le jugement en première instance nous intéresse. Il faut regarder les pages 19 et 20 de la décision bernoise de 2001. Quels documents étaient alors à disposition: l' interpellation Fankhauser, la motion Ziegler, le postulat Zisyadis, plus une position du C.F. qui précisait que l'Assemblée Nationale Française reconnaissait le génocide. On lit, pas seulement entre les lignes, l'étonnement du juge bernois de voir que la question était encore possible.

Depuis, le postulat de Buman a été adopté, avec débat et votation. On voit dans les signataires [113 parlementaires ont signé le postulat] des noms attendus, mais aussi André Bugnon, Jean Fattebert [parti de Blocher], et ême une certaine Doris Leuthard.

Dans la Feuille fédérale 2001 (message du C. F. du 15 novembre 2000), en référence aux Statuts de Rome, le C. F. écrit "Le génocide est un phénomène ancien [...] qui recouvre notamment les crimes perpétrés contre les Arméniens en 1915 et qui ont fait entre 600'000 et 1'500'000 victimes".

Sur cette base, il n'y a pas de place pour les tribunaux suisses, dans le cadre suisse, d'avoir une autre position: le génocide est un fait, il n'est pas reconnu par le tribunal mais par la Suisse.

Un postulat est un document important. Le C. N. est une émanation du peuple, et le C. F. est une émanation du C. N., donc du peuple.

Référence encore à la thèse Guillard du rapport Combi "Sauf à se livrer à des contorsions [...], le génocide est."

Faut-il en dire plus ?

Ce n'est pas avec 90 kilos de papier que l'on efface 90 ans d'histoire, ce n'est pas avec 1'000'000 de pages que l'on efface 1'000'000 de victimes.

[...]

Le livre de Jean-Bernard Racine est intéressant, et pas seulement parce qu'il s'agit d'un juriste. Il dit à propos des documents Andonian [mis en cause par Perinçek] "on écarte les documents Andonian, nous n'en avons pas besoin, car il y a d'autres sources et documents".

[...]

Madame Tessa Hofmann nous a donné l'impression d'une personne qui travaille avec sérieux, avec des recoupements.

Monsieur Yves Ternon est un homme à l'aise avec la question, il est d'une objectivité totale, sérieux, méticuleux, marqué du scalpel précis du chirurgien qui tranche où il faut. [M. Ternon a été chirurgien avant d'embrasser une carrière d'historien]

Monsieur Kevorkian travaille avec méthode, sérieux, des sources multiples.

Le génocide est établi donc.

Il y a en outre des reconnaissances internationales multiples. On ne peut pas soupçonner tous les parlementaires de ces pays d'agir à la légère. On peut arguer qu'il y a parmi eux des pays lointains, des anciens ennemis: la Grèce, le Liban, ... Il reste les pointures: la Belgique, l'Allemagne, le Canada, la France.

[...]

2. Des éléments constitutifs de la transgression.

Minimisation grossière: la matérialité du fait est établie.

3. De la bonne foi de l'accusé.

Intention de l'accusé. Savait-il qu'il niait l'évidence ? Je me réfère au jugement de Berne de 2001, p. 20. Le juge a laissé cette question ouverte car l'état d'esprit des accusés - il n'est pas sût qu'il ait considéré qu'ils avaient un esprit - laisse penser qu'ils n'étaient pas capables de savoir. Les accusés ont une connaissance irréfléchie et idéologique.

L'accusé d'aujourd'hui est d'une autre trempe. Juriste, historien, politique, il a les moyens de savoir et a décidé de se mettre des oeillères, de ne pas savoir. Dogu Perincek ne peut pas prétendre à la bonne foi. A preuve, la question posée: "Si une commission d'enquête, indépendante et neutre, venait à conclure qu'il s'agit effectivement d'un génocide, admettriez-vous cette réalité ?". Réponse de l'accusé: "Non, je m'en tient à ma décision". Ce matin encore, il est allé en ce sens.

4. Du mobile raciste
Référence à Alexandre Billard, p. 306-307. Comme Dogu Perincek parle de complot, il veut justifier par le droit de la guerre ce qui s'est passé. Il ne parle pas seulement d'un complot des impérialistes, mais il décrit les Arméniens comme des agresseurs, responsables de ce qui est arrivé. Il y a donc discrimination envers les Arméniens.

Nous n'avons jamais ici [dans ce tribunal] entendu parler de Talat Pacha en bien, Dogu Perincek est dans la direction d'un organisme appelé Mouvement Talat Pacha.

Le mobile raciste est avéré.

L'article 261bis n'a pas été écrit pour un seul génocide, mais pour tous les génocide, dont le génocide des Arméniens. Or le mobile raciste pour la shoa a été accepté comme étant toujours inhérent au négationnisme. Les lois générales protègent toutes les victimes de la même manière, donc ce lien existe aussi pour le génocide des Arméniens.

Il y a donc aussi mobile raciste simplement par même application du droit.

Sanction

Au maximum, la loi prévoit une peine maximale de 3 ans de privation de liberté, ou une peine pécunière, avec éventuellemnt une amende (la différence étant subtile, car il n'y a rien qui ressemble plus à une peine pécunière qu'une amende).

Je ne demande pas de privation de liberté car dans le cas d'une peine de moins de 6 mois, il doit s'agir de prison ferme. Je demande donc une peine pécunière.

Il porte une lourde responsabilité car il avait été averti déjà avant son premier exposé. Il s'est exprimé, puis une deuxième fois encore. Il y a arrogance, ce qui est une agravation de la culpabilité. En outre, on ne donne pas de leçon de droit au tribunal pour des lois qui ont été adoptées par le peuple. Il y a arrogance qui allourdit la responsabilité de l'accusé.

La persistance qu'il a démontré n'est pas un critère, il est normal qu'un accusé puisse continuer à exprimer librement sa position dans un tribunal. Mais il ne faut pas banaliser. Il faut une peine, il est illusoire de penser que retenir l'infraction seule suffirait à l'empêcher de réitérer.

Je demande une peine sensible: 90 jours d'emprisonnement avec la loi telle qu'en 2006, la nouvelle loi imposant une peine pécunière [règle de l'application de la loi la plus favorable à l'accusé].

Son déplacement avec une armada suggère des moyens importants, je demande 90 jours-amendes à CHF 100.- soit CHF 9'000.-

J'espère que le jugement aura un effet dissuasif, mais je suis prudent... dissuasif en Suisse, pas ailleurs dans le monde.

Je demande un sursit de 2 ans avec une amende de CHF 3'000.- avec 30 jours de privation de liberté par substitution s'il ne paie pas.


Le but de l'activité judiciaire est 1. de dire le droit, 2. de vider les litiges. Si le premier but est atteint, j'ai peine à croire que les litiges ont été vidés, mais nous aurons posé une brique du mur pour protéger la mémoire des victimes.

_______
* Il s'agit de comptes-rendus partiels, aussi précis que possible, mais qui ne prétendent en rien être des comptes-rendu ayant une quelconque valeur juridique officielle. Il s'agit d'information.

Les liens dans le texte sont bien entendu ajoutés par nous.

Voir aussi:
- Le nettoyage des archives ottomanes
- Livre Tessa Hofmann
- L'auteur Yves Ternon


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iminhokis
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 PostPosted: Wed Mar 07, 2007 12:05 am    Post subject: ats|Dogu Perinçek devant la justice Reply with quote Back to top

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Négation du génocide arménien:

Dogu Perinçek devant la justice
Le procès du leader turc pourrait raviver les tensions

Avant-papier

Lausanne (ats) Le procès explosif de Dogu Perinçek s'ouvre mardi à Lausanne. Le président du Parti des travailleurs turcs est accusé de nier le génocide arménien. Plusieurs centaines de ses partisans veulent manifester pour défendre la Turquie "calomniée".

Depuis des années, les relations entre la Suisse et la Turquie sont mises à rude épreuve. Qu'il s'agisse de la minorité kurde ou du génocide arménien sans parler des matches de football, Ankara et Berne ne cessent d'essayer de réparer les pots cassés après de vives crises bilatérales.


"Un mensonge"

La comparution de Dogu Perinçek mardi et jeudi devant le Tribunal de police pourrait à nouveau raviver les tensions. Le leader turc est renvoyé devant la justice pour discrimination raciale. Il a déclaré notamment en juillet 2005 à Lausanne que le génocide arménien de 1915 était "un mensonge international".

L'éventuelle condamnation du nationaliste de gauche serait "une première", souligne l'Association Suisse-Arménie (ASA) qui s'est constituée partie civile. "Nous voulons rester discrets. Mais, l'opération Lausanne 2007 annoncée par les partisans de Perinçek est inadmissible", explique le vice-président du mouvement, Sarkis Shahinian.

Forte présence

"Il s'agit d'une tentative d'intimidation et d'une volonté de transformer ce procès en tribunal négationniste. C'est inacceptable", fulmine-t-il. Selon les documents en turc diffusés sur Internet, les deux jours d'audience pourraient donner lieu à une véritable démonstration de force.

"Le procès de Dogu Perinçek est celui de la Turquie", clame le texte du Comité Talat Pacha (ministre turc de l'intérieur à l'époque). Il appelle à "la solidarité des avant-gardes et de la nation" pour se défendre contre "les pressions de l'organisation Super-OTAN dirigée par les Etats-Unis" qui auraient poussé le juge d'instruction à inculper Dogu Perinçek.

Manifestation silencieuse

Plusieurs centaines de personnes devraient converger sur Lausanne. La police cantonale préfère la discrétion alors qu'un accord a été passé entre les manifestants et la ville. Une réunion sans prise de parole est prévue sur la place de la Riponnne le mardi matin et non pas devant le Tribunal. Aucun cortège ne devrait avoir lieu.

Le Comité Talat Pacha se félicite également d'avoir pu retourner l'opinion publique européenne. "Suite à notre lutte, le Ministère de la justice suisse a annoncé qu'il modifierait la loi pénalisant la négation du génocide", écrit-il en référence aux récentes déclarations du conseiller fédéral Christoph Blocher lors de son voyage en Turquie.

Génocide reconnu

Le procureur général du canton, Eric Cottier, compte cependant en rester au niveau du droit et ne pas se lancer dans un débat historique. Mais son avis est clair: le génocide arménien est établi. Le Conseil national ou le Grand Conseil vaudois ont également reconnu le génocide, alors que la Turquie n'admet que des massacres commis contre cette population.

L'ambassade de Turquie à Berne compte suivre attentivement le procès et réagir après le verdict. Côté suisse, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) n'a pas voulu commenter l'événement ni évaluer son importance pour les relations entre les deux pays. Il se retranche derrière la séparation des pouvoirs politique et judiciaire.


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06.03.2007 10:23

Ouverture du procès de Dogu Perinçek



Le procès de Dogu Perinçek, qui s'est ouvert mardi à Lausanne, est entré immmédiatement dans le vif du sujet. Le nationaliste turc a nié à nouveau le génocide arménien alors que les autres parties ont cherché à montrer la réalité de la tragédie.


Dogu Perinçek, 65 ans, a répété ses thèses connues: il y a eu des «massacres réciproques» en 1915, mais pas de volonté de la part des Turcs d'éradiquer la population arménienne. Toutes les atrocités commises trouvent leur origine dans la Première Guerre mondiale.

Pour le chef du Parti des travailleurs turcs, les grandes puissances de l'époque, Londres en particulier, sont à l'origine de cette «propagande». Celle-ci est utilisée aujourd'hui par les Etats Unis contre la Turquie.


De la propagande
Tous les documents produits en général pour confirmer la thèse du génocide sont en fait des «faux». Les services secrets britanniques de l'époque en sont les auteurs, affirme Dogu Perinçek. Même les procès contre les Turcs responsables des déportations d'Arméniens ont été «orchestrés», selon lui.

Pour confirmer ses dires, l'historien américain Justin McCarthy a été cité comme témoin. A ses yeux, il n'y a pas eu de génocide arménien, surtout si l'on se réfère à Hitler dès que l'on emploie le mot génocide. «Tout est très compliqué dans cette période», selon l'historien qui juge imprécise la définition donnée par l'ONU du concept de génocide.

La défense de l'Association Suisse-Arménie (ASA), qui est partie civile, a cherché pour sa part à montrer que systématiquement les affirmations faisant état d'un génocide étaient déconsidérées par la partie adverse, sous n'importe quel prétexte.

En sortant du tribunal lors de la pause de midi, Dogu Perinçek a été applaudi par quelque 150 sympathisants. Il a ensuite donné plusieurs interviews, en particulier aux médias turcs présents.
Le procès se poursuivra jeudi. Dogu Perinçek est renvoyé devant la justice pour avoir déclaré à Lausanne notamment que le génocide arménien était «un mensonge international».

ats/ant
 
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 PostPosted: Wed Mar 07, 2007 12:07 am    Post subject: Reply with quote Back to top

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6 mars 2007 - 09:59
Procès contre le nationaliste turc Perincek
Dogu Perincek, chef du Parti des travailleurs turcs, à Renens le 5 mars 2007.



Mardi à Lausanne, Dogu Perincek répond d'atteinte à la norme pénale antiraciste pour avoir nié à plusieurs reprises le génocide arménien par la Turquie.


Ce procès délicat pour les relations entre Berne et Ankara s'est ouvert dans le calme à Lausanne, attirant quelque 200 partisans de l'historien et président du Parti des travailleurs turc.

«Je fais confiance à la justice suisse», a déclaré Dogu Perincek lundi à la presse, en précisant qu'il ne s'attendait pas à être condamné lors de ce procès de deux jours.

Le leader nationaliste de gauche comparaît pour avoir nié le génocide arménien de 1915 dans plusieurs discours prononcés en 2005 en Suisse, à l'occasion de la commémoration du Traité de Lausanne, qui a délimité les frontières de la Turquie moderne en 1923.

L'éventuelle condamnation de Dogu Perinçek, 65 ans, serait une première judiciaire. En 2001, la justice bernoise a acquitté douze Turcs qui comparaissaient pour négation du génocide arménien.

Massacre et non génocide

«Il n'y a pas eu de génocide arménien», avait déclaré Dogu Perincek, mais des massacres commis contre des Arméniens qui servaient les intérêts des grandes puissances souhaitant se partager la Turquie durant la 1re Guerre mondiale.

Cette position, qui est aussi celle des autorités turques, est contestée en Suisse, où le Parlement fédéral ainsi que les Parlements genevois et vaudois ont reconnu l'existence du génocide, à l'instar d'autres pays.

L'Association Suisse-Arménie s'est constituée partie civile et l'enquête ouverte en Suisse contre le politicien turc pour violation de la norme pénale contre le racisme a fâché la Turquie. Au point que les ministres Joseph Deiss et Micheline Calmy-Rey avaient dû annuler leur visite à Ankara.

Aquittement demandé

M. Perinçek est arrivé dimanche en Suisse, où il a été accueilli par une cinquantaine de sympathisants venus manifester pour défendre la Turquie «calomniée».

L'historien a amené avec lui de volumineuses archives russes qui prouveraient ses dires. Selon lui, le génocide est l'invention des services secrets des grandes puissances durant la Première guerre mondiale. Il est aujourd'hui l'instrument de propagande des Etats-Unis contre la Turquie.

Lundi il a encore déclaré que le génocide était un «mensonge international». «Je ne suis pas un nationaliste, je ne suis pas un raciste, je suis un patriote anti-impérialiste», a-t-il lancé.

Le politicien de 65 ans plaidera l'acquittement et ne s'attend pas à être condamné. Il a constaté «une évolution positive en Suisse» sur la question du génocide arménien. Il faisait référence aux déclarations du conseiller fédéral Christoph Blocher en octobre dernier.

La norme pénale en question

M. Blocher s'était rendu à Ankara pour le 80e anniversaire de l'entrée en vigueur du code civil turc, largement inspiré du code civil suisse. Lors de cette visite, le ministre suisse avait critiqué la norme pénale antiraciste.

Il avait regretté que ce texte, entré en vigueur en 1995, ait conduit à une enquête contre l'historien turc Yusuf Halacoglu pour ses propos sur le génocide arménien, dans un discours à Winterthur en 2004. Il avait suscité la controverse en Suisse en déclarant qu'il fallait réviser la norme pénale antiraciste.

Le ministre de la justice et de la police a rencontré le week-end dernier son homologue turc Cemil Cicek, la première du genre en Suisse, où vivent plus de 100'000 personnes d'origine turque. Mais le procès n'a pas fait l'objet de discussions officielles entre les deux ministres, a précisé le porte-parole du Département de Justice et Police.

Nombreux partisans

Dogu Perincek est également d'avis qu'il faut abolir la norme pénale. «C'est très important pour l'amitié entre la Suisse et la Turquie». Selon lui, cette loi revient en effet à interdire la liberté d'expression, ce qui est indigne des valeurs démocratiques.

Le politicien turc a annoncé l'arrivée de «plusieurs centaines» de partisans à Lausanne, des recteurs d'Université, des historiens, des généraux à la retraite notamment, venus de Turquie et d'Allemagne.

Mardi matin, il fallait montrer patte blanche pour pénétrer dans la salle du Tribunal de police et les personnes se présentant comme des journalistes turcs non accrédités n'ont pas été autorisés à entrer.

Un périmètre de sécurité et des barrières ont été mis en place aux abords immédiats du Tribunal. Plusieurs dizaines de policiers étaient présents, mais le procès a commencé dans le calme.

Quelque 200 militants ont manifesté silencieusement sur la place de la Riponne, munis de drapeaux turcs et d'écharpes rouges avant de se disperser.

swissinfo et les agences
 
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 PostPosted: Wed Mar 07, 2007 12:08 am    Post subject: Reply with quote Back to top

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Le Temps I Nouvelles suisses I Article


Procès de Dogu Perinçek: les opinions s'affrontent sur la réalité du génocide arménien

Le procès de Dogu Perinçek, qui s'est ouvert mardi à Lausanne, est entré immmédiatement dans le vif du sujet. Le nationaliste turc a nié à nouveau le génocide arménien alors que les autres parties ont cherché à montrer la réalité de la tragédie.


Dogu Perinçek, 65 ans, a répété ses thèses connues: il y a eu des "massacres réciproques" en 1915, mais pas de volonté de la part des Turcs d'éradiquer la population arménienne. Toutes les atrocités commises trouvent leur origine dans la Première Guerre mondiale.

Pour le chef du Parti des travailleurs turcs, les grandes puissances de l'époque, Londres en particulier, sont à l'origine de cette "propagande". Celle-ci est utilisée aujourd'hui par les Etats-Unis contre la Turquie.

De la propagande
Tous les documents produits en général pour confirmer la thèse du génocide sont en fait des "faux". Les services secrets britanniques de l'époque en sont les auteurs, affirme Dogu Perinçek. Même les procès contre les Turcs responsables des déportations d'Arméniens ont été "orchestrés", selon lui.

Pour confirmer ses dires, l'historien américain Justin McCarthy a été cité comme témoin. A ses yeux, il n'y a pas eu de génocide arménien, surtout si l'on se réfère à Hitler dès que l'on emploie le mot génocide. "Tout est très compliqué dans cette période", selon l'historien qui juge imprécise la définition donnée par l'ONU du concept de génocide.

Tout relativiser
La défense de l'Association Suisse-Arménie (ASA), qui est partie civile, a cherché pour sa part à montrer que systématiquement les affirmations faisant état d'un génocide étaient déconsidérées par la partie adverse, sous n'importe quel prétexte.

En sortant du tribunal lors de la pause de midi, Dogu Perinçek a été applaudi par quelque 150 sympathisants. Il a ensuite donné plusieurs interview, en particulier aux médias turcs présents. L'audience reprend à 14h00. Le procès se poursuivra jeudi. Dogu Perinçek est renvoyé devant la justice pour avoir déclaré à Lausanne notamment que le génocide arménien était "un mensonge international".
 
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 PostPosted: Wed Mar 07, 2007 12:11 am    Post subject: Reply with quote Back to top

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Gros plan sur Dogu Perincek, chef du parti des travailleurs turcs, jugé pour avoir violé la loi anti-raciste - 5 mars - 19:30 Le journal [02:17 min.]
En direct de Lausanne avec Marc Julmy, au sujet du procès Perinçek - 6 mars 2007, 12:45 Le Journal [01:27 min.]
[video ici]
 
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mardi 6 mars 2007, Stéphane/armenews
PHILIPPE MASPOLI
Publié le 06 mars 2007

SUISSE - NEGATIONNISME - REVUE DE PRESSE
Le négationniste Dogu Perinçek divise les Turcs vaudois



Le leader d’extrême gauche patriotique mobilise ses partisans pour son procès. Mais il essuie aussi des critiques. Une manif est prévue ce matin à la Riponne, à Lausanne.



« Perinçek, qui ça ? Jamais entendu parler, la politique ne m’intéresse pas », lance le patron d’un restaurant turc de l’Ouest lausannois. « Il fait beaucoup de bruit pour pas grand-chose. Il fout la m... un peu comme José Bové en France, sauf que Bové est correct », affirme un compatriote travaillant à Lausanne.

« Intérêts impérialistes »

Ces deux hommes évoquent le chef du Parti des travailleurs turcs, renvoyé dès aujourd’hui devant le juge unique du Tribunal de police de Lausanne, à Montbenon, pour discrimination raciale. Le 24 juillet 2005, il avait déclaré publiquement à Ouchy que les horreurs infligées par l’Empire ottoman aux Arméniens entre 1915 et 1918 - jusqu’à 1,5 million de morts selon les historiens - n’avaient rien d’une entreprise d’extermination délibérée. « Le génocide arménien est un mensonge international », avait-il déclaré.

Autre ambiance hier après-midi à Renens, dans les locaux de l’Association des Turcs de Lausanne (200 membres) où Dogu Perinçek s’est exprimé devant les médias. « Il dit ce que je pense. Les impérialistes parlent de génocide pour servir leurs intérêts », affirme un homme dans le public. Alors, une salle unanime derrière Perinçek ? « C’est moitié-moitié », tempère un voisin. Le président de l’association, Mehmet Sahingoz, soutient clairement le politicien : « Nous sommes à ses côtés. C’est une atteinte à la liberté d’expression. Parce que je dis que ce n’est pas un génocide, je devrais aller en prison » ?

Très attendu par ses partisans, Dogu Perinçek, un petit homme trapu de 65 ans, arrive avec une heure de retard : « Je suis patriote et socialiste scientifique, pas nationaliste, ni raciste ».

Il chauffe la salle en allemand. « Il n’y a pas eu de génocide contre les Arméniens. La Russie, la France et l’Angleterre voulaient diviser notre pays. Ils ont utilisé les Arméniens. Les Turcs ont défendu leur patrie. Il y a eu des massacres de part et d’autre. Des Turcs et des musulmans ont aussi été victimes de la guerre ».

Il montre des kilos de documents et annonce des appuis de haut rang, deux recteurs d’université, un ancien général. Que fera-t-il s’il est condamné ? « Je n’attends pas une condamnation. J’ai confiance en la justice suisse », affirme-t-il.

Affrontements improbables

Les partisans de Dogu Perinçek se réunissent ce matin sur la place de la Riponne à Lausanne. Une quinzaine de bus sont attendus, dont la moitié en provenance d’Allemagne, d’autres de Belgique et de France. Les organisateurs du rassemblement ont annoncé entre 700 et 1500 personnes aux autorités, affirme Marc Vuilleumier, municipal lausannois de la sécurité : « C’est une manifestation autorisée, statique, sans cortège. Selon les renseignements pris auprès d’autres communautés, notamment les Arméniens, il n’y a pas d’affrontement en vue. Le danger possible, c’est qu’ils se déplacent vers Montbenon ».

Un minuscule parti adepte des coups médiatiques

GABRIELLE DANZAS

« Anti-impérialiste » et ultranationaliste, Dogu Perinçek est un farouche partisan de la « théorie du complot ». Dans sa perception des relations internationales, les Etats-Unis cherchent à détruire la Turquie, et le pape Benoît XVI est un agent américain. Selon le leader du Parti des travailleurs, l’assassinat au mois de janvier de Hrant Dink, journaliste turc d’origine arménienne, a ainsi été fomenté par les Américains pour affaiblir le pays. Son parti est une formation d’extrême gauche ultraminoritaire qui n’a jamais été représentée au parlement. Aux dernières élections législatives en 2002, il a récolté 160 000 voix, soit 0,51% des suffrages.

Le noyau des militants actifs ne dépasserait pas quelques centaines de membres. Quasi inexistant dans la vie politique turque, le Isçi Partisi est en revanche familier des coups médiatiques. Dogu Perinçek a réclamé un boycott des produits français, comme mesure de rétorsion contre la proposition de loi de députés français visant à pénaliser la négation du génocide arménien. En octobre dernier, le dirigeant politique avait critiqué, avec d’autres nationalistes, l’attribution du Prix Nobel de littérature à Orhan Pamuk, estimant qu’il s’agissait « d’honoraires » versés par l’Occident au romancier turc pour ses positions sur la question arménienne. Il y a un an, il organisait également à Berlin une manifestation pour commémorer l’assassinat de Talat Pacha, un des planificateurs du génocide contre les Arméniens pendant la Première Guerre mondiale, par un Arménien dans la capitale allemande en 1921.

24 heures
 
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 PostPosted: Wed Mar 07, 2007 12:15 am    Post subject: Reply with quote Back to top

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Sylvie Arsever
Mercredi 7 mars 2007


Bataille d'historiens sur le génocide des Arméniens


VAUD. Accusé de négationnisme, le politicien turc Dogu Perinçek se défend avec les thèses en vigueur dans son pays. Témoins à l'appui.



Les débats ont été calmes, parfois même un brin soporifiques. Mais c'est de passion qu'il était question devant le Tribunal de police de Lausanne chargé de juger l'homme politique turc Dogu Perinçek, accusé de négation du génocide des Arméniens.

Passion des dizaines de Turcs qui se sont pressés tôt le matin sur les marches du tribunal dans l'espoir de trouver une place dans la salle. Ou de ceux qui étaient venus les attendre à la pause de midi, enveloppés dans les écharpes rouges et les drapeaux qu'ils avaient arborés à la place de la Riponne (lire ci-contre). Cette passion, l'accusé la résume ainsi: «L'accusation de génocide est une insulte pour mon honneur et mon pays.»

Deux discours

L'autre passion s'était faite plus discrète mais elle habitait aussi les bancs du public. C'est celle de membres de la diaspora arménienne en Suisse. Pour eux, la reconnaissance de la mémoire du génocide est aussi vitale qu'elle est insupportable pour la partie adverse. Mais ils laissent faire la loi, qui désormais semble de leur côté. D'autant plus peut-être qu'au fond, ils sont quelques-uns à souhaiter autant la réconciliation que la revanche. D'un camp à l'autre, d'ailleurs, on se connaît, on se salue même parfois.

L'accusé se voit reprocher deux discours, tenus l'un à Lausanne le 7 mai 2005 et l'autre à Opfikon (ZH) le 25 mai. Tous deux s'inscrivaient dans le cadre des commémorations du Traité de Lausanne par lequel la communauté internationale a reconnu les frontières que la Turquie avait reconquises après le démembrement de l'Empire ottoman en 1918. Et ils s'en prenaient sans nuance au «mensonge international» constitué par le génocide des Arméniens.

Historien contre historien

Dogu Perinçek ne conteste pas la déportation, organisée à partir d'avril 1915, des Arméniens d'Anatolie vers les déserts de Mésopotamie. Il ne nie pas davantage que ces derniers soient morts en masse, de faim ou de maladie ou encore victimes de massacres délibérés. Mais il ne s'agit pas d'un génocide. C'était la guerre; 200000 Arméniens s'étaient enrôlés dans les troupes russes qui avançaient alors en Anatolie. De nombreux civils musulmans avaient été massacrés. C'était une question de sécurité et les efforts du président pour lui faire admettre un autre point de vue ne le font pas dévier d'un pouce.

L'interrogatoire de l'accusé terminé, c'est historien contre historien. Les uns, mal à l'aise d'être dans un camp devenu dangereux sur le plan légal, nuancent, relativisent. Les autres prononcent clairement le mot de génocide. Peu de choses, au fond, les divisent mais il s'agit de choses essentielles.

Le regard d'abord: peut-on juger avec les instruments juridiques d'aujourd'hui des événements qui se sont déroulés il y a bientôt un siècle? Et avec quels instruments? La convention contre le génocide de 1948, dont la définition, large, est comparée par un témoin à une boîte de Pandore? La définition plus restreinte donnée à l'article 6 du statut de la Cour pénale internationale?

«Des génocides»

Paul Leidinger, professeur à l'Université de Münster, s'y refuse. A l'époque où prend place la déportation des Arméniens, les mouvements forcés de population sont un instrument de la politique. Comme celui qui a chassé des Circassiens de Russie en Turquie cinquante ans plus tôt.

Pour Justin MacCarthy, professeur à l'université de Louisville, si l'on parle de génocide, il faut en parler au pluriel: à Van et en Cilicie contre les Turcs, à Trébizonde et à Harput contre les Arméniens.

Mais surtout, font-ils valoir, on n'a pas de preuve d'une volonté de l'Etat ottoman de liquider la population arménienne. Les fameux télégrammes du ministre de l'Intérieur, Talaat Pacha, produits au procès de l'assassin de ce dernier à Berlin en 1921? Des faux, désormais reconnus comme tels. Les attaques de convois? Le fait d'irréguliers dont beaucoup ont été immédiatement traduits en justice.

Pour la sociologue berlinoise Tessa Hofmann et l'historien français Yves Ternon, les choses sont beaucoup plus simples. Le schéma des événements retrace celui d'autres génocides: désignation d'un groupe comme ennemi intérieur, montée de la haine et des violences, anéantissement, négation. Pour le second, la planification ne fait pas de doute et peu importent les télégrammes. Les mêmes événements se sont produits, au même moment, dans des points éloignés de l'Empire. Et c'est la déportation elle-même qui a constitué la méthode du génocide: il s'agissait, non de supprimer les Arméniens, mais de les effacer de la terre où ils vivaient depuis vingt-sept siècles.

Pourquoi les Turcs refusent-ils cette évidence? Parce que l'Etat kémaliste, qui n'a pas participé au génocide, s'est construit sur le vide laissé par les Arméniens. Et que cette faute originelle n'a pas sa place dans une histoire nationale magnifiée.

La pénalisation de ce déni est-il de nature à le vaincre ou à l'aggraver? La question, posée en filigrane par les témoins de l'accusé, ne figure pas au menu du procès. Les débats reprennent jeudi.








Manifestation clairsemée et calme
Environ 200 sympathisants à Lausanne.

Nicolas Dufour
La manifestation devait être sans prise de parole, il y en a eu quelques-unes. Sans grande agitation. Mardi matin à la Riponne, où les autorités les avaient cantonnés, quelque 200 partisans de Dogu Perinçek se sont rassemblés pour exprimer leur soutien. Et expliquer aux journalistes le caractère intolérable des pressions exercées sur la Turquie par les puissances.

Issus d'une foule plutôt âgée, quelques orateurs ont tenu de brefs discours, avant que l'assemblée n'entonne un chant et ne se prête aux photos de groupes. Les sympathisants venaient, grâce à six cars, d'Allemagne, de Belgique ou des Pays-Bas. Quelques-uns se sont ensuite rendus à Neuchâtel pour suivre des conférences, tandis que vers midi, environ 150 personnes acclamaient le politicien à sa sortie du Tribunal. Un déplacement à Montbenon dont les autorités ne voulaient pas, mais qui s'est déroulé dans le calme. Certains participants ne restaient qu'une journée en Suisse. En baroudeurs de leur cause, ils annonçaient déjà leur participation à de nouveaux rassemblements en France, lorsque l'Assemblée nationale abordera la question du génocide des Arméniens.
 
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 PostPosted: Wed Mar 07, 2007 12:16 am    Post subject: Reply with quote Back to top

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Le Turque Dogu Perinçek en procès à Lausanne

Le nationaliste turc reproche à la justice suisse de se comporter comme les sbires de l'inquisition espagnole. Il comparaît depuis mardi devant le Tribunal de police de Lausanne pour avoir nié le génocide arménien.


«C'est une procédure d'inquisition», a déclaré Dogu Perinçek, selon une information relayée mardi par la chaîne turque d'information CNN-Türk. Ågé de 64 ans, l'accusé a annoncé qu'il ferait en sorte que la loi suisse interdisant la négation d'un génocide soit abrogée.

Selon lui, la diaspora arménienne veut propager la thèse du génocide avec l'aide des Etats occidentaux. Quelque 160 sympathisants sont venus en Suisse pour soutenir M. Perinçek à Lausanne. L'ancien leader chypriote-turc Rauf Dentasch figure parmi eux.

90 kilos de documents

M. Perinçek a emporté 90 kilos de documents, ont indiqué plusieurs médias turcs. Ces documents sont censés prouver qu'aucun génocide n'a été subi en 1915 par les Arméniens d'Anatolie.

La question arménienne est très controversée en Turquie. L'opinion publique y suit donc le procès suisse contre le nationaliste avec attention. L'affaire fait d'ailleurs les grands titres des chaînes d'information comme CNN-Türk.

M. Perinçek est président du parti nationaliste dissident IP qui n'a obtenu que 0,5 % des voix aux dernières élections de novembre 2002. Le politicien a toutefois acquis une réelle notoriété en raison de ses coups médiatiques. On lui reproche en outre des liens avec des forces de droite présentes au sein de l'appareil d'Etat turc.
 
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 PostPosted: Wed Mar 07, 2007 10:53 am    Post subject: Reply with quote Back to top

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mercredi 7 mars 2007, Stéphane/armenews
REVUE DE PRESSE


Procès de Dogu Perinçek : les opinions s’affrontent sur la réalité du génocide arménien

Les débats ont été calmes, parfois même un brin soporifiques. Mais c’est de passion qu’il était question devant le Tribunal de police de Lausanne chargé de juger l’homme politique turc Dogu Perinçek, accusé de négation du génocide des Arméniens.




Passion des dizaines de Turcs qui se sont pressés tôt le matin sur les marches du tribunal dans l’espoir de trouver une place dans la salle. Ou de ceux qui étaient venus les attendre à la pause de midi, enveloppés dans les écharpes rouges et les drapeaux qu’ils avaient arborés à la place de la Riponne. Cette passion, l’accusé la résume ainsi : « L’accusation de génocide est une insulte pour mon honneur et mon pays. »

(JPEG)

L’autre passion s’était faite plus discrète mais elle habitait aussi les bancs du public. C’est celle de membres de la diaspora arménienne en Suisse. Pour eux, la reconnaissance de la mémoire du génocide est aussi vitale qu’elle est insupportable pour la partie adverse. Mais ils laissent faire la loi, qui désormais semble de leur côté. D’autant plus peut-être qu’au fond, ils sont quelques-uns à souhaiter autant la réconciliation que la revanche. D’un camp à l’autre, d’ailleurs, on se connaît, on se salue même parfois.

L’accusé se voit reprocher deux discours, tenus l’un à Lausanne le 7 mai 2005 et l’autre à Opfikon (ZH) le 25 mai. Tous deux s’inscrivaient dans le cadre des commémorations du Traité de Lausanne par lequel la communauté internationale a reconnu les frontières que la Turquie avait reconquises après le démembrement de l’Empire ottoman en 1918. Et ils s’en prenaient sans nuance au « mensonge international » constitué par le génocide des Arméniens.



Dogu Perinçek ne conteste pas la déportation, organisée à partir d’avril 1915, des Arméniens d’Anatolie vers les déserts de Mésopotamie. Il ne nie pas davantage que ces derniers soient morts en masse, de faim ou de maladie ou encore victimes de massacres délibérés. Mais il ne s’agit pas d’un génocide. C’était la guerre ; 200000 Arméniens s’étaient enrôlés dans les troupes russes qui avançaient alors en Anatolie. De nombreux civils musulmans avaient été massacrés. C’était une question de sécurité et les efforts du président pour lui faire admettre un autre point de vue ne le font pas dévier d’un pouce.

L’interrogatoire de l’accusé terminé, c’est historien contre historien. Les uns, mal à l’aise d’être dans un camp devenu dangereux sur le plan légal, nuancent, relativisent. Les autres prononcent clairement le mot de génocide. Peu de choses, au fond, les divisent mais il s’agit de choses essentielles.

Le regard d’abord : peut-on juger avec les instruments juridiques d’aujourd’hui des événements qui se sont déroulés il y a bientôt un siècle ? Et avec quels instruments ? La convention contre le génocide de 1948, dont la définition, large, est comparée par un témoin à une boîte de Pandore ? La définition plus restreinte donnée à l’article 6 du statut de la Cour pénale internationale ?

« Des génocides »

Paul Leidinger, professeur à l’Université de Münster, s’y refuse. A l’époque où prend place la déportation des Arméniens, les mouvements forcés de population sont un instrument de la politique. Comme celui qui a chassé des Circassiens de Russie en Turquie cinquante ans plus tôt.

Pour Justin MacCarthy, professeur à l’université de Louisville, si l’on parle de génocide, il faut en parler au pluriel : à Van et en Cilicie contre les Turcs, à Trébizonde et à Harput contre les Arméniens.

Mais surtout, font-ils valoir, on n’a pas de preuve d’une volonté de l’Etat ottoman de liquider la population arménienne. Les fameux télégrammes du ministre de l’Intérieur, Talaat Pacha, produits au procès de l’assassin de ce dernier à Berlin en 1921 ? Des faux, désormais reconnus comme tels. Les attaques de convois ? Le fait d’irréguliers dont beaucoup ont été immédiatement traduits en justice.

Pour la sociologue berlinoise Tessa Hofmann et l’historien français Yves Ternon, les choses sont beaucoup plus simples. Le schéma des événements retrace celui d’autres génocides : désignation d’un groupe comme ennemi intérieur, montée de la haine et des violences, anéantissement, négation. Pour le second, la planification ne fait pas de doute et peu importent les télégrammes. Les mêmes événements se sont produits, au même moment, dans des points éloignés de l’Empire. Et c’est la déportation elle-même qui a constitué la méthode du génocide : il s’agissait, non de supprimer les Arméniens, mais de les effacer de la terre où ils vivaient depuis vingt-sept siècles.

Pourquoi les Turcs refusent-ils cette évidence ? Parce que l’Etat kémaliste, qui n’a pas participé au génocide, s’est construit sur le vide laissé par les Arméniens. Et que cette faute originelle n’a pas sa place dans une histoire nationale magnifiée.

La pénalisation de ce déni est-il de nature à le vaincre ou à l’aggraver ? La question, posée en filigrane par les témoins de l’accusé, ne figure pas au menu du procès. Les débats reprennent jeudi.
 
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 PostPosted: Thu Mar 08, 2007 12:30 am    Post subject: Re: Onze heures pour refaire l'Histoire Reply with quote Back to top

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GRÉGOIRE DURUZ
06 mars 2007


Onze heures pour refaire l'Histoire
Lors d'une première journée d'audience interminable, le Turc Dogu Perinçek maintient son credo négationniste.



Dogu Perinçek aura au moins fait parler de lui. Le négationniste turc, jugé au Tribunal de Montbenon à Lausanne pour avoir qualifié le génocide arménien de «mensonge», a suscité hier un débat de... 11 heures de temps! Une journée-marathon qui s'est achevée à 21h00 passées. Au total, sept témoins convoqués par l'accusé et l'Association Suisse-Arménie, partie plaignante, se sont succédés à la barre pour refaire l'histoire des massacres de plus d'un million d'Arméniens dès 1915 en Turquie.

Le procureur général Eric Cottier s'était pourtant juré de ne pas laisser se rediscuter la question du génocide arménien, un fait avéré selon lui, pour confronter directement Dogu Perinçek à ses déclarations négationnistes relevant de la discrimination raciale selon le code pénal. Ce fut peine perdue. Stoïque et déterminé, l'accusé n'a fait qu'enfoncer le clou: «Suite à mes nombreuses recherches, j'ai la conviction qu'aucun génocide n'a été commis contre les Arméniens.» Avant d'attaquer, plus tard, la décision prise en 2003 par le Conseil national de reconnaître le génocide: «Un dicton dit que les parlementaires peuvent décider de tout, mais pas de transformer les garçons en filles!»

Sûr de son bon droit, Dogu Perinçek n'a fait que jouer à l'affrontement, estimant «non valables» ou «falsifiés» les documents historiques brandis par le procureur. Les témoins appelés à la rescousse de l'accusé - dont un historien américain décoré de l'Ordre du mérite turc et un écrivain français ayant acquis... la nationalité turque - n'auront pas atténué l'agacement évident du juge Pierre-Henri Winzap. Admettant des «massacres» d'Arméniens et leur «déportation», ils contestaient néanmoins l'idée d'un «génocide», arguant que sa préméditation ne peut être prouvée.

Dans l'autre camp, Philippe Nordmann, avocat de l'Association Suisse-Arménie, ne cachait pas sa satisfaction à l'issue de l'audience. «Nos témoins ont fait une superbe impression. L'idée du génocide me semble acquis. Reste maintenant à juger à quel point M. Perinçek a eu l'intention de discriminer les Arméniens en niant leur extermination.» Réquisitoire et plaidoirie ont lieu demain.


© Le Matin Online
 
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 PostPosted: Thu Mar 08, 2007 9:12 am    Post subject: Procès de Perinçek - Edicom News Reply with quote Back to top

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Négation du génocide arménien: reprise du procès de Dogu Perinçek
08 mars 2007 - 07:54

Le procès de Dogu Perinçek a repris à Lausanne avec le réquisitoire et les plaidoiries. Le verdict tombera vendredi. La première journée d'audience, mardi, a montré que les positions sur le génocide arménien sont irréconciliables.

Le président du Parti des travailleurs turcs est accusé de discrimination raciale pour avoir déclaré, à Lausanne notamment, que le génocide arménien de 1915 est un "mensonge international". Devant la Cour, il a répété son credo: il y a eu des massacres réciproques, mais pas de volonté d'éradiquer la population arménienne.

Pour l'Association Suisse-Arménie, qui s'est portée partie civile, la réalité de ce génocide est inconstestable. Cités comme témoins, une sociologue allemande et un historien français ont battu en brèche les thèses des négationnistes turcs.

© ats. - Tous droits réservés.


 
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 PostPosted: Thu Mar 08, 2007 1:21 pm    Post subject: Procès Perinçek Reply with quote Back to top

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Procès Perinçek
08.03.2007 12:56
Dogu Perinçek est un négationniste raciste qui doit être condamné, a plaidé jeudi l'avocat de l'Association SuisseArménie devant le Tribunal de Lausanne. Premier à s'exprimer au deuxième jour du procès, l'avocat a montré que le président du Parti des travailleurs turcs nie un génocide, celui des Arméniens par l'armée ottomane en 1915, clairement établi par l'histoire. Pour l'homme de loi, Dogu Perinçek est un provocateur. Il est venu en Suisse en 2003 défier une loi (contre le racisme) qu'il connaissait. Le procès continue avec le réquisitoire du procureur. Le verdict est attendu vendredi. (SWISS TXT)
 
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 PostPosted: Thu Mar 08, 2007 11:10 pm    Post subject: Reply with quote Back to top

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Lien direct

8 mars 2007 - 19:36
Fin des plaidoiries du procès de Dogu Perinçek
Dogu Perinçek attend avec confiance le verdict du Tribunal de police de Lausanne.


Le procureur général du canton de Vaud a requis une peine pécuniaire avec sursis et une amende contre le nationaliste turc qui a nié à plusieurs reprises le génocide arménien.


Le président du Parti des travailleurs turc comparaît pour atteinte à la norme pénale antiraciste. En 2005, il avait prononcé plusieurs discours en Suisse où il qualifiait les événements de 1915 de «mensonge international».

La culpabilité de Dogu Perinçek est «lourde», selon l'avocat général. Le leader nationaliste avait été averti de l'existence de la loi suisse qui punit le négationnisme.

Tout au long de son réquisitoire, le procureur a fustigé l'attitude du président du Parti des travailleurs turc, dénonçant «une certaine arrogance» de celui qui veut «donner des leçons».

Pour Eric Cottier, le procès de Lausanne n'est pas un tribunal de l'histoire car le génocide arménien est «un fait avéré, notoire, admis». De nombreuses instances internationales, la Chambre basse du Parlement et des parlements cantonaux l'ont reconnu. «C'est un fait définitivement reconnu par la Suisse», à son avis.

La motivation raciste de Dogu Perinçek ne fait pas de doute non plus. Le leader turc parle de complot, qualifie les Arméniens d'agresseurs. C'est pourquoi le procureur a requis 90 jours-amendes (100 francs par jours) avec sursis durant deux ans ainsi qu'une amende de 3000 francs contre le nationaliste turc.


Une enquête incomplète



Dans sa plaidoirie, l'avocat du nationaliste, Me Laurent Moreillon, s'est employé à contester cette vision des faits.

«On n'a pas fait le tour de la question» du génocide arménien et «il ne faut pas étouffer le débat historique». Selon lui, la tragédie de la Shoah n'est pas comparable à celle des Arméniens qui nécessite encore de la prudence car les preuves d'un génocide manquent.

Dogu Perinçek ne conteste pas les massacres, il ne nie pas les déportations massives d'Arméniens, mais refuse d'admettre le concept de génocide. Il met au «défi de démontrer que cela ait été orchestré». Ce n'est «pas un révisionniste, il n'est animé par aucune haine», a encore argumenté l'avocat.

Pour Me Moreillon, la Suisse n'a pas reconnu le génocide. Si la Chambre basse du Parlement l'a fait, ce n'est pas le cas de la Chambre haute. Idem pour le gouvernement qui préfère dire qu'il ne sait pas.

Sur cette base, Laurent Moreillon conteste la compétence du Tribunal de Lausanne pour asséner des vérités historiques et juge «inconcevable» que l'on puisse condamner son client.


Un débat d'historiens



En ouverture d'audience, l'avocat de l'Association Suisse-Arménie, Philippe Nordmann, a dépeint Dogu Perinçek de manière diamétralement opposée.

Le nationaliste est bien raciste et éprouve de «la sympathie» pour les génocidaires de l'époque. «C'est un meneur, un fin lettré» et les responsables des massacres sont ses «héros».

Quant au génocide, c'est une évidence. Il a été mis en place progressivement et l'éclatement de la Première Guerre mondiale a mis le feu aux poudres. La comparaison entre la Shoah et le sort des Arméniens peut être faite: climat de haine, peuple fautif, préparation de listes de personnes à éliminer.

Dernier à s'exprimer, Dogu Perinçek a répété ses thèses en soulignant que le débat appartient aux historiens et non pas à la justice. Le chef du Parti des travailleurs turcs estime que le débat qui s'est tenu durant deux jours devant le Tribunal de police aurait dû avoir lieu «dans une salle d'université».

La loi qui sanctionne le négationnisme n'est pas applicable dans le cas arménien, alors qu'elle est pleinement justifiée pour l'extermination des juifs par les nazis, selon lui.

Le verdict doit être prononcé vendredi en fin de matinée.

swissinfo et les agences
 
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 PostPosted: Fri Mar 09, 2007 8:18 am    Post subject: Pour le procureur, Perinçek «l’arrogant» doit payer Reply with quote Back to top

Le 09 mars 2007 | 24 Heures | Philippe Maspoli


GÉNOCIDE ARMÉNIEN Eric Cottier requiert une «peine sensible» contre le leader négationniste du Parti des travailleurs turcs.

Le génocide perpétré par l'Empire ottoman contre les Arméniens en 1915 est un «fait reconnu» et le «mobile raciste», selon la définition de l'article 261 bis du Code pénal, «est réalisé». Pour le procureur général du canton Eric Cottier, le Tribunal de police de Lausanne n'a donc besoin ni des experts neutres ni de la documentation de l'ONU exigés hier matin encore par Me Laurent Moreillon, avocat de Dogu Perinçek.

Accusé de discrimination raciale pour avoir nié le génocide arménien à plusieurs reprises en 2005, notamment à Lausanne, le politicien turc mérite une peine de 90 jours-amendes à 100 francs, estime l'avocat général. Ce dernier ajoute une amende de 3000 francs. «Les 90 kilos de documentation amenés par l'accusé n'abolissent pas 90 ans d'histoire, un million de pages n'effacent pas un million de morts», lance Eric Cottier.

Ce dernier se fonde sur la reconnaissance du génocide arménien par le Conseil national, le 16 septembre 2003, par 116 voix contre 67. Une approbation soutenue, au passage, par deux conseillers nationaux UDC vaudois, Jean Fattebert et André Bugnon. «Cette base seule suffit», déclare l'avocat général, qui évoque encore des décisions semblables d'autres parlements nationaux et de Grands Conseils, dont celui du canton de Vaud.

Sursis accordé

Eric Cottier dénonce «l'arrogance» de Dogu Perinçek: averti des exigences du droit suisse, il n'a pas hésité à récidiver. Il lui accorde pourtant un sursis pendant deux ans: «Je veux croire qu'il ne continuera pas dans son comportement.» A vérifier demain en fin de matinée après la lecture du verdict, si le juge unique Pierre-Henri Winzap prononce bien une condamnation.

Discours-fleuve

Une perspective à laquelle le négationniste refuse toujours de croire. Au cours d'un discours-fleuve, il affirme que «le débat sur le génocide arménien» appartient aux historiens et non aux juges. L'article du Code pénal suisse punissant la négation d'un génocide n'est pas applicable au cas arménien, ajoute-t-il. Jusqu'au bout, ses partisans appuient leur «héros» dans la salle, manifestant bruyamment contre l'interprète, pas assez précis à leur goût. Au point que le président Winzap a menacé de faire évacuer la salle en cas de récidive.

L'avocat du politicien turc, Me Laurent Moreillon, remet en cause la qualité de l'enquête. «Le juge doit s'entourer de toutes les sources possibles. Quels experts avez-vous consulté? Mardi, vous avez entendu sept témoins, certains niant le génocide, d'autres l'attestant. Le tribunal ne peut pas statuer», lance-t-il, d'autant plus que «la Suisse n'a pas reconnu le génocide arménien, le Conseil national n'étant qu'une partie du Parlement».

Pour l'avocat de Perinçek, le génocide commis par les nazis contre les juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale ne peut faire l'objet d'aucune liberté d'expression. Mais le cas arménien est différent: «Les preuves manquent.»

L'Association Suisse-Arménie, plaignante, conteste cela avec force, par la voix de son avocat, Me Philippe Nordmann: «Le négationnisme fait partie du crime du génocide. Le génocide arménien est un fait historique. Nous demandons que le crime ne continue pas.»

http://www.24heures.ch/vqhome/edition/vaud/perincek_090307.edition=ls.html

_____________________-

Génocide arménien: Perinçek condamné pour discrimination raciale
ATS - 09.03.2007, 11:31

LAUSANNE - Dogu Perinçek est coupable de discrimination raciale pour avoir nié le génocide arménien. Le Tribunal de police de Lausanne a condamné le président du Parti des travailleurs turcs à 90 jours-amende (100 francs par jour) avec sursis et à une amende de 3000 francs.

La Cour a suivi le réquisitoire du parquet. Son verdict est une première que l'Association Suisse-Arménie, qui s'était constituée partie civile, attendait depuis longtemps. Si des instances politiques ont déjà reconnu le génocide des Arméniens, la justice ne s'était pas encore prononcée dans ce sens jusqu'à aujourd'hui.

Durant les deux jours d'audience, les thèses les plus radicalement opposées se sont affrontées. Dogu Perinçek, son avocat et ses témoins ont tous affirmé qu'il était faux de parler de génocide parce qu'il n'y a pas eu en 1915 en Turquie d'élimination planifiée de la population arménienne.

Pour le procureur et la défense des Arméniens, le génocide est un fait avéré sans le moindre doute. La motivation raciste de Dogu Perinçek est également évidente car il reprend à son compte l'idéologie qui a entraîné dans la mort entre 1 et 1,5 million de personnes.
 
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