Press release Switzerland - Armenia Association

Press release - Communiqué de presse - Medienmitteilung
August 27, 2010
Switzerland - Armenia Association
Association Suisse - Arménie
Gesellschaft Schweiz - Armenien
Schriftsteller Dogan Akhanli in Istanbul verhaftet
Am 10. August 2010 wurde der 2001 in Deutschland eingebürgerte, aus der Türkei stammende Schriftsteller Dogan Akhanli im internationalen Flughafen von Istanbul festgenommen. Die Gesellschaft Schweiz-Armenien (GSA) fordert die sofortige Freilassung des bekannten Menschenrechtlers, der sich unter anderem durch seinen Einsatz für die Anerkennung des Völkermordes an den Armeniern weltweit ausgezeichnet hat.
Nach 18 Jahren Exil reiste Dogan Akhanli am 10. August von Deutschland in die Türkei, um seinen schwer erkrankten Vater zu besuchen. Er wurde noch am gleichen Tag im Flughafen von Istanbul festgenommen, angeblich für einen Straftat, wofür der Schriftsteller in der 80er-Jahren bereits festgehalten und wochenlang gefoltert worden war. Nach seiner Flucht nach Deutschland, war Dogan Akhanli von den türkischen Behörden die Staatsbürgerschaft entzogen worden.
Die Haltung der heutigen türkischen Behörden gilt als äusserst unverständlich, vor allem in einem Moment wo die Türkei sich bemüht, sich gegenüber ihrer Vergangenheit als dialogbereit und europatauglich darzustellen. Auch der auf der Insel Akhtamar am 19. September dieses Jahres vorgesehene offizielle armenische Gottesdienst – der erste nach dem Völkermord an den Armeniern von 1915 – erscheint vor der Festnahme von Dogan Akhanli und den ständigen staatlichen Völkermord-Leugnungen als bitterer Zynismus und durchsichtige PR-Aktion. Die GSA ist über diese Festnahme äusserst empört und fordert die sofortige Freilassung von Dogan Akhanli.
-> Press release [PDF in German]
Press release Switzerland - Armenia Association

Press release - Communiqué de presse - Medienmitteilung
17. August 2010
Switzerland - Armenia Association
Association Suisse - Arménie
Gesellschaft Schweiz - Armenien
Serj Tankian und Viza: ein explosiver Sound des
internationales Rocks
Visa hat die weltweite Musikszene mit einem explosiven internationalen Rock-Sound aufgemischt. Die Töne und Schreie sind hörbar von den Tiefen Osteuropas bis zur Wüste des Mittleren Ostens.
Im August 2010 kommt Viza mit einer Spezial-Tour nach Europa, die Tournee von Serj Tankian, dem ehemaligen Frontmann von "System of a Dow" eröffnend. Vor der Kulisse des mit Spannung erwarteten neuen Album von Viza "Made in Chernobyl", das am 31. Juli 2010 herauskam, wird Viza mit Serj Tankian in Erevan, Athen, Hamburg, Köln, Paris, Bologna und am 31. August 2010 im Volkshaus in Zürich auftreten.
Viza ist eine Gruppe von neun internationalen Musikern aus Los Angeles, die Duduks (traditionelle Flöte aus Aprikosenholz), Trommeln und Oud (ein Saiteninstrument ähnlich der Mandoline) mit der harten Kante des Rocks vereinigen. K'noup, der furchtlose Leader und die Stimme von Viza beherrscht die Bühne mit seinem Charisma und seiner Ausdauer. Die klar erkennbaren kulturellen Wurzeln und die unterschiedlichen Musikrichtungen jedes einzelnen Bandmitgliedes weben diesen multi-ethischen Sound. Das Resultat ist eine Musik der reinen Freude, die die Hüften schwingen und den Kopf wippen lässt. Ausverkaufte Auftritte in den USA und Kanada – die Fans sind rund um den Erdball eingeschworen auf Viza. Noch als Visa produzierte die Band zwei EPs und zwei Alben und gewann eine Auszeichnung für ein Musikvideo.
Mit dem dritten Album beginnt die Band sich mit Fragen der sozialen Gerechtigkeit auseinander zu setzen, sie tritt an verschiedenen armenischen Völkermord-Gedenk-Konzerten auf, und sammelt Geld für armenische Waisenhäuser und Hilfsprogramme für Obdachlose. "Das Wissen um die Grausamkeiten des Völkermordes weiter zu verbreiten und den Bedürftigen zu helfen, ist für uns sehr wichtig", erklärt der Oud-Spieler Andrew Kzirian. "Musik ist ein starkes Mittel, mit dem wir Menschen erziehen können und der Gesellschaft helfen können, Problem in der Welt konstruktiv anzugehen."
Viza wird von Serjical Strike Management unter Serj Tankian von "System of a Down" gemanagt.
-> Press release [PDF au Französisch] [PDF auf Deutsch]
-> Press sheet [PDF auf Englisch]
Links:
Prévente des billets: www.ticketcorner.ch
Concert: www.freeandvirgin.com
Vidéos, photos, extraits de concerts, calendrier, revue de presse: www.experienceviza.com
Université virtuelle arménienne de l’UGAB
Le 30 juillet 2010 | Armenian Virtual College | AGBU | Erevan
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Forum Global en Ligne: l’Université virtuelle arménienne de l’UGAB résume sa première année d’activité
Le 2 juillet 2010 l’Université virtuelle arménienne (UVA) de l’Union Générale Arménienne de Bienfaisance(UGAB) a célébré le premier anniversaire d’activité en organisant un forum global en ligne (FGL) pour présenter ses progrès et discuter les perspectives futures dans l’éducation arménienne.
Lancé en juin 2009, l’UVA est la première institution arménienne avec l'objectif distinct pour rendre l'éducation arménienne accessible à tous et partout grâce à des technologies d'avant-garde. L’éducation à l’UVA est réalisée en six langues: arménien oriental, arménien occidental, anglais, russe, français et espagnol. Au cours de son activité d'un an l’Université virtuelle arménienne a eu quatre sessions académiques, 550 participants de 35 pays. La géographie vaste de l’UVAqui s'étend des États-Unis à la Russie, du Venezuela à l'Afrique du Sud, de l'Argentine à la Réunion, a prouvé que le projet nouvel d’éducation de l'UGAB réalise son but de surmonter les obstacles éducatifsqui ont inquiété la diaspora arménienne depuis des décennies.
Pendant son allocution d'ouverture docteur Yervant Zorian, membre du Conseil Central de l’UGAB et le créateur/président de l’UVA a présenté l’activité et les acquis de l’UVA pendant l’année passée. Parmi plus de mille universités en ligne dans le monde, l’UVA est la première consacrée à l’éducation arménienne. Docteur Zorian a constaté qu’aujourd’hui seul cinq pour cent de la jeunesse arménienne du monde à accès à l’éducation arménienne traditionnelle. Le projet de l’UVAa été proposé en 2004 par la filière Silicon Valley de l’UGAB comme un programme éducatif étant capable de satisfaire les exigences actuelles de la Diaspora et les besoins des étudiants de nos jours. Dès ce jour-là, la technologie du programme était développée en grande partie avec la collaboration directe des scientifiques et des ingénieurs de l'Université d'Etat d'Erevan. Il a apprécié la collaboration avec le Centre de formation en TI et de la recherche de l'Université d'Etat d'Erevan sur le soutien à l'élaboration du contenu des cours de l’UVA.
Dans son discours de félicitations la ministre de la Diaspora de RA Hranoush Hakobian a exprimé sa gratitude à l'UGAB et à l'Université d'Etat d’Erevan d'établir une telle université en ligne de haute qualité. Elle a également suggéré d'inviter tous les étudiants diplômés de l'UVA à l'Arménie pour une cérémonie de graduation.
Dr. Carol Aslanian, membre du Conseil Central de l’UGAB et du Conseil des Directeurs de l’Université de Phénix, l’une des grandes universités de l’éducation en ligne du monde, a parlé des développements et des innovations récentes de l'éducation en ligne, a présenté certaines analyses statistiques du champ.Professeur Molly Freeman, spécialiste de l’éducation en ligne, s’est rejoint de Berkeley, en Californie et a présenté les particularités de la sphère et l’importance de la mission effectuée par l’UVA.
Beaucoup d’étudiants de différents pays du monde, y compris des étudiants de la France, de la Russie, de la Turquie, des Émirats Arabes Unis et des Etats-Unis, ainsi que les instructeurs en ligne de l’UVA et des spécialistes d’éducation en ligne ont participé au forum global en ligne à travers un pont vidéo en direct. Les étudiants ont parlé de leur expérience de l’éducation en ligne à l’UVA et ont répondu aux questions de l’auditoire.
Plusieurs étudiants de l’UVA, qui se trouvaient en visite en Arménie au cours de l'été, ont assisté personnellement à l'événement à Erevan et ont partagé leur expérience d'apprentissage et points de vue.
Pendant sa première année d’activité, l’UVA a également introduit une méthode d'enseignement hybride qui cible les écoles et les établissements d'enseignement en offrant un mélange de pédagogies traditionnelles et en ligne.L’UVA a réalisé cette méthode pour la première fois avec l’école Ohanessian de Sharjah, Émirats Arabes Unis. Le chef du Conseil de l’école mentionnée M. Hrach Bronsuziana rejoint le forum global en ligne et a partagé l’expérience positive de leur école avec les participants.En plus, l’école Lazar Najarian Galouste Gulbenkian de l’UGAB d’Alep s’est joint au forum via un pont vidéo en directet a parlé de son enthousiasme avec le lancement prochain d'une classe hybride similaire dès la session prochaine 2010-2011.
À présent l’UVA a trois départements: langue arménienne, histoire et culture, chacun d’eux offre des cours de différents niveaux. Un nouvel cours, l’histoire de la musique arménienne, sera présenté dès la session d’automne 2010. L’auteur du cours docteur Mher Navoian, professeur de la Conservatoire d’Etat d’Erevan s’est joint au forum global en ligne et a brièvement présenté la structure du cours et les objectifs.
Dr Artur Avagian, professeur de l’Université d’Etat d’Erevan et le directeur du programme de développement de l’UVA a présenté le système de gestion de cours à l'UVA.Les quatre instructeurs en ligne ont parlé des projets de groupe, des forums de discussion et des devoirs du cours faits pendant les classes virtuelles.
Mme. Talar Kazanjian de la Géorgie et M. Davit Abrahamian de l’Afrique du Sud ont partagé leurs opinions sur l'influence de l’UVA dans les communautés arméniennes réparties à travers le monde.
Prof. Samvel Shoukourian, membre du Conseil de l’UVA et chef du Centre de formation en TI et de la recherche de l'Université d'Etat d'Erevan a conclu le forum global en ligne avec les remarques de clôture.
Tous les invités étaient invités à fêter le premier anniversaire de l’Université virtuelle arménienne.
Sur UVA
Proposé en 2004 par la filière Silicon Valley de l’UGAB, la mission de l’Université virtuelle arménienne est d'atteindre toutes les personnes intéressées et des groupes dans le monde qui cherchent l'enseignement en études arméniennes. Grâce aux moyens de communication synchronique et diachronique, l’UVA donne la possibilité aux étudiants d’apprendre le nouvel matériel en épargnant le temps, ainsi que se rencontrer avec leur instructeurs en ligne et condisciples virtuels.Avec les dernières progressions dans le monde de l'éducation en ligne, grâce à des cours de niveau universitaire l’UVA crée une communauté virtuelle d’éducation favorisant à la fois la formation des relations culturelles et sociales en engageant des étudiants de toute la diaspora arménienne.
Falschmeldungen über Karabach in der deutschen Presse
24. Juni 2010 | Zentralrat der Armenier in Deutschland | Frankfurt am Main
Pressemitteilung
Falschmeldungen über Karabach in der deutschen Presse
Zwei folgenreiche Irrtümer irrlichtern in diesen Tagen durch die deutsche Medienlandschaft. Im Zusammenhang mit dem Deutschland-Besuch des armenischen Staatspräsidenten Serzh Sargsyan steht auch wieder einmal das Problem Berg-Karabach /Arzach auf der Tagesordnung – und da werden dann ungeprüft zwei Behauptungen weiter getragen, die keiner Überprüfung standhalten: Die Region Berg-Karabach gehöre völkerrechtlich zu Aserbeidschan, werde aber heute von Armenien kontrolliert. Beides ist falsch. Der Zentralrat der Armenier in Deutschland (ZAD), der unter anderem auch die Interessen vieler armenischer Flüchtlinge aus dieser umkämpften Bergregion vertritt, stellt dazu klar: Erstens hat Karabach völkerrechtlich niemals zu Aserbeidschan gehört, sondern war als Autonome Republik Berg-Karabach eingebunden in die Sowjetunion, bis es sich in einem schmerzhaften Prozess - in Einklang mit der Verfassung der UdSSR - für unabhängig erklärt hat; einen völkerrechtlich unabhängigen Staat Aserbeidschan gab es zu der Zeit nicht. Zweitens ist die Republik Berg-Karabach ein souveräner Staat, der nicht mehr unter irgendeiner fremden Kontrolle steht.
Der ZAD weist darauf hin, dass Karabach historisch immer zu Armenien gehört hat und dass erst die zerstörerische Nationalitätenpolitik Josef Stalins die gewaltsame Abtrennung vom Mutterland und die willkürliche Zuordnung als Autonome Republik zu Aserbeidschan befohlen hat. Die überwiegend armenische Bevölkerung Karabachs hat sich ihre Freiheit in einem an Opfern reichen Krieg gegen Aserbeidschan erkämpfen müssen. Ausgangspunkt waren systematische blutige Massaker von organisierten aserbeidschanischen Totschlägerbanden in der Industriestadt Sumgait vor 22 Jahren. Politische Beobachter, die heutige Lösungsansätze für den Karabach-Konflikt bewerten, müssen auch dies abwägen: das Selbstbestimmungsrecht eines Volkes gegen die Willkür eines furchtbaren Diktators.
Azat Ordukhanyan
Vorsitzender des Zentralrats der Armenier in Deutschland
Four armenian soldiers killed in Karabakh-fighting
June 19, 2010 | AFP | Yerevan | Mariam Harutunian
Four Armenian soldiers have been killed in fighting in Karabakh, Armenia’s Defence Ministry said on June 19. "Four soldiers of the Karabakh Defence Army were killed and four wounded on Friday as a result of fighting with an Azerbaijani armed reconnaissance group," the Ministry said in a statement.
The statement noted that an Azerbaijani soldier had also been killed in the fighting. Azerbaijani authorities could not immediately be reached for comment. The statement said an armed group of Azerbaijani soldiers entered the region late Friday night and then retreated into Azerbaijani-controlled territory after the fighting.
Armenian Foreign Minister Eduard Nalbandian condemned the incident as "an open provocation" aimed at disrupting negotiations. "Clearly it was a pre-planned action, which shows once again the true face of Baku, which is doing its utmost to disrupt the negotiating process," Nalbandian told AFP.
He noted that the incident occurred immediately after a meeting Thursday in Saint Petersburg between Armenian President Serge Sargsyan, Azerbaijani President Ilham Aliyev and Russian President Dmitry Medvedev. Nalbandian said Baku was trying to “disrupt the negotiations using provocative statements and threat of war. ”
Aliyev earlier this month threatened to withdraw from foreign-backed peace talks after he accused Armenia of stalling the negotiations.
Azerbaijan’s Defence Ministry said Friday that an Azerbaijani soldier had been killed in fighting with Armenian forces near Karabakh earlier this week.
Baku has repeatedly warned that it is prepared to restore Azerbaijani control over Karabakh by force. On Friday Azerbaijan’s parliament approved a revised 2010 state budget boosting defence spending by a third, as it pursues an arms build-up that has seen it nearly double defence spending in the last two years.
Armenians Must Take Bold, Pre-emptive Measures to Counter all Hostile Acts
The California Courier | Harut Sassounian - Publisher
Having been victimized by many conquerors throughout history, Armenians have developed a strong instinct for survival. To stay out of trouble, they have learned to be loyal and even subservient to the states that ruled over them.
While Armenians gained plenty of "moral victories", their actual battlefield successes have been few and far between. One has to go back 2,000 years to find a rare example of a conquering Armenian ruler, King Tigran the Great (140-55 BC), whose vast empire extended from the Caspian to the Mediterranean Sea. In the modern era, prior to the Armenian Genocide, Armenian freedom fighters (fedayees) fought back against the murderous Turks and Kurdish mercenaries. During the genocide and its immediate aftermath (1915-1923), the Armenians of Shabin Karahisar, Ourfa, Van, Musa Dagh, Aintab, Hajin, Sassoun, and Zeitoun bravely defended themselves, while 1.5 million of their kinsmen were slaughtered like sheep. The heroic Battle of Sardarabad saved the remnants of the Armenian people in Eastern Armenia, culminating in the establishment of the first Armenian Republic in 1918. Finally, beginning in 1988, brave young men and women battled the much larger and better armed forces of Azerbaijan to liberate Artsakh (Karabagh).
In the late 19th and early 20th centuries, many western missionaries, tradesmen, writers, and adventurers often described the Armenians they encountered in the Ottoman Empire as "cringing". The Canadian-Armenian website Keghart.com, in an editorial posted last week, quoted Dr. William Goodell’s depiction of the Armenians of Constantinople in 1871: "Four centuries of torture, of oppression, and of suspense have stamped its impress upon an entire community…constant fear, constant agony, constant humiliation have so crushed out every trace of manhood, that they are still cringing, fawning, an abject race. Several generations of happier descendants can alone efface the mental taints acquired in those long years of vassalage."
Regrettably, many Armenians have yet to overcome the "slave mentality"—deeply ingrained in their psyche—inherited from ancestors who lived for centuries under foreign yoke. One comes across countless examples of self-effacing behavior in Armenian communities throughout the diaspora and in Armenia itself. All too often Armenians meekly accept injustices and insults heaped on them by others.
It is high time that Armenians throw off their shackles and defend their inalienable rights. They must not remain silent in the face of abuse or physical attack, but respond appropriately without resorting to reckless actions that may endanger their communities or the homeland.
In the United States, for example, when elected officials, journalists, or writers distort the facts of the Armenian Genocide, they must be severely criticized and discredited, so others are warned to refrain from genocide denial.
The most recent example of Armenian inaction is the feeble Armenian response to last week’s nighttime attack by Azeri forces on Artsakh, causing the deaths of four Armenian soldiers and the wounding of four others. Beyond expressions of sympathy for the victims and condemning the attack, no concrete action was taken by Armenian officials.
In the aftermath of this vicious and unprovoked attack, Armenia should have announced the cancellation of the next round of negotiations with Azerbaijan over Artsakh. It is completely unacceptable to conduct peace talks while Azerbaijan is engaged in warfare. Under these circumstances, Armenians have the right to take all possible actions to defend themselves from future attacks. Rather than merely issuing a condemnation, the Armenian side at a time of its choosing should carry out punishing pre-emptive strikes so that Azeris would think long and hard before mounting another attack. Azerbaijan should clearly understand that any further aggression on their part would:
1. Cause the suspension of the peace talks, thus delaying the resolution of the conflict rather than expediting the negotiating process.
2. Lead Armenia to eventually abandon all peace talks, since it has little to gain from these negotiations. Azerbaijan is the one that desperately needs to negotiate in order to secure concessions from Armenia.
3. Signal to the world that the government of Azerbaijan is not interested in finding a negotiated settlement to the conflict and is responsible for its collapse.
4. Discredit the good faith effort of the mediating countries – France, Russia and the United States.
5. Force Armenia to initiate military action, causing a disproportionate amount of destruction, even damaging the oil pipelines, in order to discourage Azerbaijan from further attacks.
Armenians must realize that they no longer live in the Ottoman Empire and are no one’s slave. They should shake off their psychological shackles and take all necessary measures to defend their national interest!
La Turquie se détourne-t-elle de l'Occident ?
Le 17 juin 2010 | Le Monde | Istambul | Sophie Shihab
S'il est une question qui a le don, ces jours-ci, d'irriter les Turcs, c'est bien celle qui est à nouveau posée à l'étranger à la suite des crises, touchant à Israël et à l'Iran, qui viennent d'opposer Ankara à ses alliés traditionnels : « Le pilier turc de l'OTAN lâche-t-il Washington et Bruxelles pour Damas et Téhéran ? Verse-t-il dans l'islamisme ? »
Les dirigeants turcs, issus d'un parti islamiste, s'en indignent. Convertis aux « valeurs universelles » et forts de leurs succès électoraux depuis 2002, ils réfutent tout changement de cap en politique étrangère, rappelant qu'ils ont su, contrairement à leurs prédécesseurs kémalistes, accélérer les réformes en vue d'une adhésion à l'Union européenne (UE). Ils réaffirment aujourd'hui - à leurs interlocuteurs européens du moins -, que cette adhésion, un processus pourtant proche du coma, « reste leur priorité ».
Le soutien du gouvernement turc à la flottille pour Gaza.
Expliquant une telle constance, étonnante au vu des refus franco-allemands, des crises en Europe et du poids croissant de l'Asie, le chroniqueur vedette turc Mehmet Ali Birand assure que ces dirigeants « savent parfaitement qu'il ne sert à rien de se détourner de l'Ouest vers l'Est, car les Arabes et autres musulmans ne seraient plus attirés par une Turquie non candidate à l'Union européenne, qui crierait, hurlerait, aurait une économie faible et serait contrôlée par un islam radical ».
Pour autant, le premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, reste adepte des discours forts, et ose dénoncer ses détracteurs comme « agents d'une propagande mal intentionnée » venant de Tel-Aviv. Car Israël, après avoir été largement condamné pour son raid meurtrier, le 31 mai, contre le Mavi-Marmara, le navire turc en route pour Gaza, a bénéficié d'une contre-attaque médiatique, accusant le régime d'Ankara de s'être « allié aux terroristes du Hamas ».
Les craintes des Occidentaux
Le soutien du gouvernement turc à l'IHH, l'ONG islamiste coorganisatrice de la flottille pour Gaza, fait peu de doutes - en tout cas pas chez d'anciens militants tchétchènes qui la disent sous la coupe des services turcs. Mais M. Erdogan ne cache pas qu'il espère attirer le Hamas dans le jeu politique, rappelant que Yasser Arafat fut aussi qualifié de terroriste avant de recevoir le prix Nobel de la paix...
Dix jours après l'affaire de l'assaut de l'armée israélienne contre la flottille, le « non » de la Turquie à de nouvelles sanctions de l'Organisation des Nations unies (ONU) contre l'Iran, a renforcé les craintes des Occidentaux d'avoir perdu un allié précieux - en Irak, Afghanistan et ailleurs. M. Erdogan, lui, affirme que seuls s'inquiètent ceux qui sont « incapables de comprendre le nouveau rôle de la Turquie, et sa politique étrangère multidirectionnelle ».
Une diplomatie décomplexée
Car s'il n'y a pas changement d'axe - « il faudrait d'abord que cet axe existe », disent ceux qui connaissent les problèmes de l'UE et de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) -, il y a une nouvelle diplomatie turque : décomplexée, néo-non-alignée, voire « gaullienne ». Elle est le fruit de la fin du rideau de fer, qui isolait aussi la Turquie de ses voisins, comme de la démocratisation et de l'économie de marché qui gagnent ce pays, aux dépens de la tutelle de l'armée.
En 2003 déjà, le Parlement turc avait dit non au passage des troupes américaines vers l'Irak, entraînant une longue crise avec les Etats-Unis, alors que l'AKP, le parti qui venait d'arriver au pouvoir, n'y était pour rien. Il a su la surmonter, et tente de faire pareil auprès de Washington avec la crise actuelle.
Mais sans renier ses choix, désormais définis par l'hyperactif ministre des affaires étrangères, Ahmet Davutoglu : d'abord, développer une zone de « stabilité et de coopération avec tous les voisins », donc Syrie et Iran compris. M. Davutoglu ose une diplomatie « Sud-Sud » sur le dossier brûlant de l'Iran. Mais il assure l'avoir fait avec les encouragements de Washington. Rabroué, traité de naïf, il persiste à coopérer avec l'Occident, contrairement aux pratiques passées des non-alignés.
Les intérêts vitaux d'Ankara
Le président, Abdullah Gül, a d'ailleurs reconnu le bien-fondé des réserves occidentales sur l'accord irano-turco-brésilien, en déclarant au Monde qu'il « n'est pas la solution du problème, mais un pas pour établir la confiance » et maintenir la voie des négociations. Non pas par sympathie pour l'Iran, « rival historique des Turcs », rappelle l'expert Ali Kazancigil, mais parce qu'il en va de ses intérêts vitaux : la Turquie serait en première ligne en cas de guerre contre l'Iran, et coupée de son second fournisseur de gaz, après la Russie.
Le rapprochement d'Ankara avec cet autre ennemi historique qu'est Moscou est également dicté par son hyperdépendance envers le gaz russe. « On ne peut pas accuser l'AKP d'avoir cédé, dans ce cas, à ses penchants musulmans... », remarque le politologue Soli Ozel, de l'université Bilgi. Pour lui, « même si on peut discerner un fond d'idéologie dans la politique actuelle de la Turquie quand il s'agit d'Israël, son implication croissante dans les affaires régionales est avant tout dictée par ses intérêts, et doit être considérée comme telle ».
En témoigne le nombre d'hommes d'affaires embarqués dans les voyages officiels. M. Davutoglu a visité une centaine de pays en un an, jusqu'en Asie, Afrique et Amérique du Sud - zones nouvelles pour les Turcs, où seuls les ont précédés les enseignants du mouvement de Fethullah Gülen, actif en Turquie comme à l'étranger.
Tiraillements au sein du gouvernement
Ce musulman modéré, ami des Etats-Unis où il réside, a surpris les Turcs en critiquant l'action de l'IHH. Ces réserves, venant d'un homme influent depuis son exil, ont contribué à apaiser la rue, en mettant aussi au jour les tiraillements au sein du gouvernement. Cela, alors qu'en Turquie aussi on commençait à s'inquiéter ouvertement des risques de dérapages dus à la rhétorique de M. Erdogan, et à dire que la question kurde était sans doute plus urgente pour lui que Gaza.
Alors, « où va la Turquie ? » Tout dépend des élections à venir, en 2011 - si elles ne sont pas avancées à cet automne. Le premier ministre, pour la première fois menacé, pourrait être tenté par la surenchère. Mais un éventuel nouveau gouvernement serait certainement plus nationaliste encore, à défaut d'être islamique. Ce qui, de l'avis des meilleurs observateurs, représente un plus grand danger.
« Il est donc plus que temps de cesser de se demander où va la Turquie, pour s'engager avec elle, car le temps où l'on pouvait ignorer les acteurs émergents est fini », prévient un diplomate européen.
Copyright Le monde 2010 | Lire l'article original
Lire aussi:
- Israël et la Turquie, la fin d'une époque
- Glaciation des relations turco-israéliennes
Chronologie
Mustafa Kemal devient président de la République. Il crée le Parti républicain du peuple (CHP), parti nationaliste et laïque.
1949
La Turquie reconnaît l'Etat d'Israël.
1952
La Turquie entre dans l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN).
1960
Coup d'Etat militaire.
1980
Nouveau coup d'Etat militaire. La répression frappe l'extrême gauche et les Kurdes, mais épargne les ultranationalistes.
1994
Poussée des islamistes du Parti de la prospérité (Refah).
1996
Entrée en vigueur de l'union douanière entre l'Union européenne (UE) et la Turquie.
La Turquie et Israël signent trois accords de coopération militaire. En mars, ils signent un accord de libre-échange.
1999
Le sommet européen d'Helsinki reconnaît à la Turquie le statut de candidat à l'UE.
2002
Le parti islamiste modéré AKP remporte les élections législatives.
2009
A Davos, Recep Tayyip Erdogan fustige l'opération militaire israélienne à Gaza de décembre 2008-janvier 2009.
31 mai 2010
Assaut des troupes israéliennes contre le Mavi-Marmara.
La plus vieille chaussure du monde découverte en Arménie
Le 10 juin 2010 | Le Monde | avec AFP
La plus vieille chaussure en cuir jamais découverte a près de 5 500 ans, et son état de conservation est incroyablement bon, révèle une étude scientifique menée par une équipe internationale et dont les résultats ont été publiés sur le site américain PLos One, mercredi 9 juin.
Découverte en 2008 dans une caverne située dans la province arménienne de Vayotz Dzor, région frontalière de l'Iran et de la Turquie, le soulier est fait d'un seul morceau de cuir, probablement une peau de bovidé, et a visiblement été travaillé pour épouser le pied droit de celui ou celle qui le portait. Elle était maintenue fermée par un lacet en cuir introduit dans une vingtaine d'œillets.
Lors de sa découverte, la chaussure était remplie d'herbe séchée mais les chercheurs ne peuvent déterminer si cette herbe visait à garder le pied au chaud ou à conserver la forme du soulier. Impossible également de déterminer si le soulier appartenait à un homme ou une femme, a observé Ron Pinhasi, un archéologue du College Cork en Irlande, principal auteur des recherches. Ses dimensions, qui correspondent à un 37, auraient en effet pu être celles d'un homme de l'époque, ces derniers étant de plus petite taille qu'aujourd'hui. Par ailleurs, précise l'étude, la taille ainsi que la forme des pieds peuvent sensiblement différer d'un groupe ethnique à un autre.
Une conception particulièrement sophistiquée
L'étude souligne en outre que la conception de la chaussure, une pièce de cuir attachée par des liens plus ou moins complexes, se retrouve largement à travers l'Europe et à travers les époques préhistoriques, ce qui suggère que ce type de soulier a été porté pendant peut-être plusieurs milliers d'années et dans des régions très éloignées les unes des autres. Il est par ailleurs possible, selon les auteurs de l'étude, que ce type de chaussure – très élaborée pour l'époque – ait été inventé à un endroit, puis diffusé à travers l'Europe au fil du temps.
Ces hypothèses ne pourraient cependant être confirmées que si un grand nombre de chaussures préhistoriques étaient découvertes dans toute l'Eurasie. Seule conclusion solide, et pas des moindres : cette découverte montre clairement que l'usage de la chaussure en Europe est probablement bien plus ancien qu'on ne le pensait jusqu'à présent.
Une chaussure antérieure à Ötzi, « l'homme de glace »
Les chercheurs ont souligné que la caverne bénéficiait d'un environnement sec, frais et constant, ce qui a créé des conditions de préservation exceptionnelles, non seulement pour cette chaussure, mais aussi pour les différents objets qui y ont été découverts, tels de grands récipients dont beaucoup contenaient du blé, de l'orge, des abricots et d'autres plantes comestibles. Une épaisse couche de fumier de chèvre recouvrait également le sol de la caverne ce qui a, en séchant, littéralement scellé les objets recouverts, les préservant pour des millénaires.
« Nous pensions tout d'abord que le mocassin et les autres objets contenus dans la caverne dataient seulement de 600 à 700 ans car ils étaient en très bon bon état », explique Ron Pinhasi. Ce n'est qu'après avoir envoyé ces objets dans deux laboratoires, un à l'Université d'Oxford (Grande-Bretagne) et l'autre en Californie, où ils ont été datés au radiocarbone, que les chercheurs ont réalisé que le mocassin était antérieur de plusieurs centaines d'années à ceux portés par Ötzi, l'humain congelé et déshydraté depuis plus de 5 000 ans, découvert fortuitement en septembre 1991 à 3 200 mètres d'altitude à la frontière austro-italienne. Jusqu'à présent, les souliers d'Ötzi étaient considérés comme les plus vieux au monde.
Copyright Le monde 2010 | Lire l'article original

- Photo: Reuters/HO
Uncomfortable Truth
March 18, 2010 | The Times
Turkish threats to expel Armenian migrants to make a political point are shameful
Deportations have powerful symbolism in modern European history. The notion that the government of a would-be member state of the EU might propose the forced collective expulsion from its territory of a specified nationality ought to be unthinkable. Yet that course was casually threatened yesterday by Recep Tayyip Erdogan, the Turkish Prime Minister, against 100,000 Armenian migrants.
Its purported justification was the recent passage of non-binding resolutions in the US Congress and the Swedish parliament. These motions describe as genocide the mass killings of Armenians in the Ottoman Empire during and after the First World War. Turkey takes strong issue with the claim of genocide. The history and politics of TurkishArmenian relations are convoluted, but the ethics of Mr Erdogan’s remarks are not. His intervention is demagogic and disreputable.
The US and Swedish votes were carried by narrow margins and were opposed by their respective governments. The historical events that they recall began with the massacres of Armenians in the Ottoman Empire in 1915. The very word “genocide” is a post-1945 coinage, intended to define the peculiar barbarity of Nazism. Only gradually did the Armenian massacres come to be recognised as the first authentic case of genocide in the 20th century. But so they were. On conservative historical estimates, around a million Armenians were killed in a xenophobic purge that continued till 1923. It was a crime without precedent in modern history.
Historical truth matters. It is extraordinary that the Government of modern Turkey should resist it. No one alive today was responsible for these barbarities. They were committed by an imperial power that has long since passed into history along with Wilhelmine Germany, to which it was allied in the First World War. While running for the presidency, Barack Obama declared his intention of being a leader who would speak the truth about the Armenian genocide. In practice, while his views are a matter of record, Mr Obama has been conciliatory in relations with Turkey.
Mr Erdogan has little cause for complaint about the symbolic diplomacy of resolutions on historical events. He has no justification whatever for threats against Armenian migrants. Turkey is home to thousands of illegal immigrants from Armenia. Few would dispute that sovereign nations have the right to determine barriers to entry on the part of non-citizens, but these are migrants who have sought refuge from disaster. Forming an impoverished population that does necessary but low-wage work, they include many whose homes and livelihoods were destroyed in the Armenian earthquake of 1988. Mr Erdogan estimated yesterday that of 170,000 Armenians in Turkey, only 70,000 held Turkish citizenship. He threatened directly to tell the rest to leave.
Turkey is a member state of Nato and a strategically important power within the Western alliance. It borders Iraq, in whose stability the Western democracies have an intense interest. But the Government in Ankara cannot exploit that status in order to advance its own diplomatic goals at the expense of liberal values. To object to a proper historical accounting of awesome crimes is a demeaning and destructive stance. But then to retaliate against the most vulnerable people within Turkey’s borders is unconscionable.
© The Times 2010
House Panel Says Armenian Deaths Were Genocide
March 4, 2010 | New York Times | Washington | Brian Knowlton
The House Foreign Affairs Committee voted narrowly on Thursday to condemn as genocide the mass killings of Armenians early in the last century, defying a last-minute plea from the Obama administration to forgo a vote that seemed sure to offend Turkey and jeopardize delicate efforts at Turkish-Armenian reconciliation.
The vote on the nonbinding resolution, a perennial point of friction addressing a dark, century-old chapter of Turkish history, was 23 to 22. A similar resolution passed by a slightly wider margin in 2007, but the Bush administration, fearful of losing Turkish cooperation over Iraq, lobbied forcefully to keep it from reaching the House floor. Whether this resolution will reach a floor vote remains unclear.
In Ankara, the capital, the office of Prime Minister Recep Tayyip Erdogan immediately issued a sharp rebuke. “We condemn this bill that denounces the Turkish nation of a crime that it has not committed,” the statement said. Ambassador Namik Tan, who had only weeks ago taken up his post in Washington, has been recalled to Ankara for consultations, according to the statement.
Historians say that as many as 1.5 million Armenians died amid the chaos and unrest surrounding World War I and the disintegration of the Ottoman Empire. Turkey denies, however, that this was a planned genocide, and had mounted a vigorous lobbying campaign against the resolution.
A White House spokesman, Mike Hammer, said that Secretary of State Hillary Rodham Clinton had told Representative Howard L. Berman of California, the committee chairman, late on Wednesday that a vote would be harmful, jeopardizing Turkish-Armenian reconciliation efforts that last year yielded two protocols aimed at a thawing of relations.
President Obama spoke to President Abdullah Gul of Turkey on Wednesday to endorse the efforts at normalization with Armenia, said Philip J. Crowley, a State Department spokesman.
“We’ve pressed hard to see the progress that we’ve seen to date, and we certainly do not want to see that jeopardized,” he said.
The timing of the administration’s plea seemed to catch some committee members by surprise. Early in the meeting on Thursday, the ranking Republican member, Representative Ileana Ros-Lehtinen of Florida, said that the administration had taken no position on the vote. But several minutes later she requested time to correct herself: an aide had handed her a news article describing the administration’s newly announced opposition.
Suat Kiniklioglu, a member of Turkey’s Parliament who was in Washington to meet with lawmakers, said later that he thought the intervention by Mrs. Clinton — who was asked about the resolution last week before the same House committee, but did not condemn it explicitly — had come too late.
Bryan Ardouny, executive director of the Armenian Assembly of America, also said he doubted that Mrs. Clinton’s intervention had changed much. “It was closer than anticipated,” he said of the vote, “but at the end of the day the truth prevailed and the members made a very affirmative statement in the face of the opposition.”
Committee members were clearly torn between what they said was a moral obligation to condemn one of the darkest periods of the last century and the need to protect a relationship with Turkey, a NATO partner vital to American regional and security interests. “This is not one of those issues that members of Congress look forward to voting on,” said Representative Gary L. Ackerman, Democrat of New York.
Like nearly every member, Mr. Berman saluted Turkey as an important ally. “Be that as it may,” he added, “nothing justifies Turkey’s turning a blind eye to the reality of the Armenian genocide.
“The Turks say passing this resolution could have terrible consequences for our bilateral relationship,” Mr. Berman said. “But I believe that Turkey values its relations with the United States at least as much as we value our relations with Turkey.”
While still in the Senate, Mr. Obama had described the killings of Armenians at Ottoman hands as genocide. Mrs. Clinton, also then a senator, had taken a similar stance.
Last year, she strongly supported talks that led to two protocols between Turkey and Armenia calling for closer ties, open borders and the creation of a commission to examine the historical evidence in dispute.
Those accords, not yet ratified by either nation’s lawmakers, could now be endangered, opponents of the resolution said. “This is a fragile process that destabilizes the protocols,” said Representative Dan Burton, Republican of Indiana.
[Sebnem Arsu contributed reporting from Istanbul. A version of this article appeared in print on March 5, 2010, on page A4 of the New York edition.]
© New York Times 2010
Négationnisme: Zürich condamne
9. Februar 2010 | Tages Anzeiger | Zürich
Geldstrafen für türkische Genozid-Leugner
Das Zürcher Obergericht hat das erstinstanzliche Urteil gegen drei Anhänger des Politikers Dogu Perinçek bestätigt, die den Völkermord an den Armeniern im Ersten Weltkrieg verneinen.
February 10, 2010 | Asberez | Yerevan/Ankara
Reaction from Ankara
Turkish Foreign Minister Ahmet Davutoglu on Tuesday slammed efforts by Armenian President Serzh Sarkisian, who in a letter addressed to his Turkish counterpart, urged Turkey to honor its commitment to the protocols.
Le 9 février 2010 | ATS | Zürich
Trois nationalistes turcs négationnistes condamnés en 2e instance
Trois nationalistes turcs ont été condamnés à Zurich à des peines pécunières pour discrimination raciale. Ils avaient qualifié le génocide arménien de "mensonge international". La Cour suprême du canton a confimé en appel le verdict prononcé en 2008 par le Tribunal de district de Winterthour.
Ali Mercan, 58 ans, représentant en Europe du Parti des travailleurs turcs, écope d'une peine pécunière de 150 jours-amende à 30 francs, soit 4500 francs. Il avait nié le génocide lors d'une manifestation publique en juin 2007 à Winterthour.
Les deux Turcs organisateurs de la manifestation sont condamnés pour complicité de discrimination raciale. Leur peine pécunière s'élève pour chacun à 120 jours-amende à 30 francs, soit 3600 francs. Pendant le procès de première instance, les trois prévenus avaient déclaré qu'ils étaient prêts "à tout moment" à organiser une nouvelle manifestation et à répéter leurs propos.
Les trois condamnés sont des compagnons politiques de Dogu Perincek, sanctionné en 2007 par le Tribunal fédéral pour la même raison. Président du Parti des travailleurs, ce dernier était également invité à la réunion de Winterthour mais il n'avait pas obtenu de visa pour s'y rendre.
Le 9 février 2010 | Armenews | Paris | JE
Condamnés pour négationnisme
La Cour d’Appel de Zurich a confirmé le jugement en première instance de trois partisans du politicien turc Dogu Perinçek pour négation du Génocide des Arméniens pendant la première guerre mondiale.
La Haute Cour a donc prononcé, mardi 9 février, des verdicts de culpabilité à l’encontre de trois citoyens d’origine turque, militants du Comité Talaat Pacha, pour violation de la norme antiracisme (art. 261bis CPS).
Les accusés, Ali Mercan, 59 ans, un épicier de 43 ans et son comparse de 53 ans , se sont vus infliger une amende allant de 120 à 150 jours au taux de 30 francs suisse par jour, dont la moitié avec sursis, assortie d’une période probatoire de trois ans.
Fin juin 2007, les accusés avaient été arrêtés lors d’une réunion publique organisée dans un hôtel de Winterthur. A cette occasion, Ali Mercan avait déclaré que le génocide arménien était "un mensonge historique international".
Ce sont ses complices qui avaient organisé la réunion. Pendant le procès de première instance, les trois prévenus avaient déclaré qu’ils étaient prêts "à tout moment" à organiser une nouvelle manifestation et à répéter leurs propos.
En octobre 2008, le chef du Parti des travailleurs, Dogu Perinçek, a été condamné par la Cour fédérale pour des déclarations similaires.
Sarkis Shahinian, Président de l’Association Suisse-Arménie (ASA), s’est félicité de la décision de la justice suisse, notant qu’"elle casse la ligne du négationnisme d’Etat turc, qui s’est d’abord servi de personnes comme Dogu Perincek pour propager cette idéologie d’Etat hors de la Turquie, et qui finalement se revèle être un boomerang formidable contre cette même politique."
"Celle-ci intervient seulement à quelques jours de distance de la visite du Sous-secrétaire d’Etat turc, Féridun Sinirlioglu, qui était venu chercher l’appui de la Suisse, dans le but d’exercer une tentative de pression sur Erevan, en raison de la décision de la Cour constitutionnelle arménienne, confirmant l’intention de l’Arménie de continuer à poursuivre la reconnaissance internationale du génocide arménien."
"Un grand jour pour la justice !"
Saison de la Turquie en France : Apartheid historiographique
Le 9 février 2010 | Collectif VAN | Paris
Le chercheur Nil Agopoff continue à interpeller les pouvoirs publics sur la Saison de la Turquie en France : "au niveau de la réflexion citoyenne, laisser importer légalement un négationnisme officiel d'un génocide impuni, minimiser la teneur d'un tel état de fait, banaliser des déshumanisations, ne peut qu'encourager sociologiquement dans notre pays, discriminations ou délinquances - consciemment ou inconsciemment." Voici sa lettre ouverte à Mme Huguette Meunier-Chuvin, Chargée de mission auprès du Commissariat général de la Saison de la Turquie en France. Notons qu'au-delà des thématiques soulevées par Nil Agopoff, cette Saison turque fait l'impasse sur toute mention du terme "arménien", y compris lorsqu'elle met à l'honneur des artistes arméniens. Le dossier de presse de Cultures France est assez révélateur à cet égard : il ne fait jamais mention de la présence arménienne millénaire sur les territoires de l'actuelle Turquie et de son apport indéniable au patrimoine mis à l'honneur durant cette Saison. La présence séculaire grecque a, elle, le droit à 3 petites mentions, le terme de Byzance semble par contre inconnu, et apparaît sous la seule occurrence de "période byzantine".
Lire l'article original complet
Hem suçlu, hem güçlü...
23 janvier 2010 | Institut Tchobanian | Varoujan Sirapian
«Hem suçlu, hem güçlü...»
C'est une expression turque qu'on peut traduire comme «Et coupable et insolent...». Cela convient parfaitement à l'attitude et aux déclarations des dirigeants turcs à propos des Protocoles signés le 10 octobre 2009 entre l'Arménie et la Turquie. Le but de ces protocoles, fortement souhaités par les grandes puissances, était d'aller vers une normalisation des relations entre les deux pays, le point principal étant l'ouverture des frontières, qui au passage soulignons-le, ont été fermées unilatéralement par la Turquie, en 1993.
La réaction de certains journalistes turcs, de plus en plus courageux pour critiquer ouvertement aussi bien l'Armée que le gouvernement d'Erdogan, n'a pas tardé aux déclarations, frisant le ridicule, de M. Davutoglu, le Ministre des Affaires Etrangères turc. «Restez fidèle au texte que vous avez signé, ayez une volonté politique» a lancé Davutoglu à son homologue arménien, Nalbandyan, MAE d'Arménie, par média interposé. «Alors que c'est la Turquie qui ne respecte pas sa signature» écrit dans le journal TARAF la journaliste Amberin Zaman. Elle poursuit, «C'est la Turquie qui conditionne la normalisation des relations entre les deux pays au règlement du conflit du Haut-Karabagh, un problème exclu des protocoles, et cherche à cacher ensuite sa tromperie. C'est la Turquie qui manque de volonté politique en acceptant les avertissements teintés de chantage de la part d'Azerbaïdjan».
De son côté Erdal Güven, dans le journal RADIKAL, dénonce les réactions artificiellement indignées de certains chroniqueurs et journalistes turcs qui considèrent que les conclusions du Tribunal Constitutionnel de l'Arménie sur les Protocoles portent un coup fatal à leur ratification. «Ils ne reconnaîtront pas le Traité de Kars..., la reconnaissance du génocide par les instances internationaux sera poursuivi..., la Diaspora arménienne est en liesse,...» peut-on lire sous la plume de ces journalistes. Güven s'interroge, «la proclamation des conclusions du Tribunal Constitutionnel date du 12 janvier. Pourquoi ces pseudo-journalistes ont attendu huit jours avant de faire 'éclater la bombe' » ? «Parce que», poursuit Güven, «le ministère des affaires étrangères turc a lu, relu dans tous les sens ces conclusions, a évalué politiquement les données seulement avant hier. Nous sommes devant un exemple éclatant de désinformation de la part du gouvernement qui, soit se ment soit essaye de berner le monde. Je me demande qu'est ce qui est plus grave».
Amberin Zaman, toujours dans le même article cité plus haut écrit : «Aussi bien que les Etats-Unis que la Russie ont déclaré que la solution du conflit du Haut-Karabagh doit être tenue en dehors du processus de normalisation des relations entre les deux pays. Ce qui met un point final à cette discussion».
Güven dans son article s'interroge aussi de savoir d'où sort la croyance que grâce aux protocoles la reconnaissance du génocide serait abandonnée. «Il n'y a rien à ce sujet ni dans le texte ni dans l'esprit des protocoles. S'il y avait le moindre doute l'Arménie aurait-elle signé les protocoles?» Selon Güven la ratification des protocoles n'avance pas en Turquie pour une raison simple ; la Turquie, concernant le conflit du Haut-Karabagh, espérait obtenir une solution satisfaisante pour les Azeris. «Malheureusement il n'y a que les Turcs et les Azeris qui soutiennent cette solution et aucun autre pays» conclut-il.
Ces derniers rebondissements et la situation difficile dans laquelle se trouve aujourd'hui la diplomatie turque confirment nos premières analyses selon lesquels ces protocoles ne seront pas ratifiés de sitôt par les Turcs. Et quoi qu'on en dise, pour l'instant c'est l'Arménie qui a marqué un point.
Ceci devrait faire réfléchir ceux qui, en Arménie et dans la diaspora, ont crié au loup depuis des mois, en imaginant des périls là où il y en avait pas. Plus grave encore, ils ont eu tort aussi de sous-estimer la volonté politique de la République d'Arménie.
Article original publié sur E&O online
Voir aussi le site de Newropeans magazine
Armenian / Turkish protocols: Turkey’s preconditions violate the principles of international law
EUROPEAN ARMENIAN FEDERATION
For Justice & Democracy
FEAJD - EAFJD
Avenue de la Renaissance 10
B-1000 Bruxelles
Tel/ Fax: +32 2 732 70 27/26
Contact : Varténie ECHO
Wednesday 2 September 2009
ARMENIAN /TURKISH PROTOCOLS: TURKEY’S PRECONDITIONS VIOLATE THE PRINCIPLES OF INTERNATIONAL LAW
On Monday, 31st August, Armenia and Turkey, under the aegis of the Swiss diplomacy, announced that they agreed to start internal political consultations in order to sign and swiftly ratify two protocols aiming at normalising their relations.
According to the joint press release, the two parties claim that they will complete the consultations on the “protocol on the establishment of diplomatic relations” and on the “protocol on the development of bilateral relations” in six weeks, further to which they pretend to quickly reach a ratification “in line with their constitutional and legal procedures”. These documents were made public.
A close examination of the protocols (attached herein) clearly reveals that the purview of these documents – historically unprecedented between the two neighbouring states – goes far beyond the mere “normalisation” and border-opening issues being discussed between Armenia and Turkey over many years. These protocols embrace, in a fundamental way, the full scope of unresolved issues between Turkey and the Armenian people worldwide, including those involving the legitimate rights of the European Armenian communities. Through the protocols, and mobilizing immense resources of international pressure, Turkey has indeed imposed its preconditions, which Armenia had categorically rejected so far.
The European Armenian Federation considers these protocols a dangerous retreat from Armenia’s time-honoured policy of welcoming normalisation of relations with Turkey, but without any pre-conditions. The Turkish government’s pre-conditions violate the core principles of international law as they involve acceptance by Armenia of the terms and conditions of old and illegitimate treaties long pre-dating the existence of independent Armenia.
They involve the abandonment by Armenia of all efforts toward the international recognition of the Armenian Genocide. They also involve complete capitulation by Armenia to Azerbaijan’s terms in the Karabagh negotiations, as re-iterated by Minister Davutoglu on the very day, i.e. September 1st, of the announcement of the protocols. Furthermore, the tri-lateral announcement fails to recognize the fact that the people of Nagorno Karabagh and the communities of the Armenian Diaspora – therefore the European Armenians – are legitimate parties to any political consultations involving these issues.
"Turkey should not be permitted to abuse these bilateral negotiations packaging away its historic national liabilities in border-opening agreements with Armenia, its economically vulnerable neighbour. The international community must reject Turkey’s most recent practice of imposing its policy of denial of the Armenian genocide through such biased bilateral deals. And the Swiss government should be more vigilant in its assessment of the moral implications of its mediation initiative given Turkey’s questionable record in all these issues," stated Hilda Tchoboian the chairperson of the European Armenian Federation.
"For decades, the European Armenian communities fought all forms of genocide denial, advocated for the right to self-determination of the people of Nagorno Karabagh, and defended the heritage of the Armenian people in all of its aspects, having by their side the unwavering support of the European society to their Just Cause. Today, we reaffirm our commitment to defend the legitimate rights of our People with the same determination," concluded Hilda Tchoboian.
Charles Aznavour, new Ambassador of Armenia to Switzerland

Charles Aznavour is now the new Ambassador of Armenia to Switzerland. On June 30, 2009 he presented his credentials to Mr. Hans-Rudolf Merz, the President of the Confederation.
Afterwards, Charles Aznavour met in Bern Armenians living in Switzerland and members of the diaspora established in Switzerland since many years. Two new diplomats will help the ambassador in his work between Bern and Geneva.
The Armenian community of Switzerland welcomes the New Ambassador His Excellency Charles Aznavour and wish him all success in his new assignment.
On December 26, 2008, the President of the Republic of Armenia, Serge Sarkissian, conferred the Armenian citizenship to the french singer Charles Aznavour. 85 years old today, the singer always kept a strong relation with the land of his ancestors.
After the earthquake and his song «Pour toi Arménie», Charles Aznavour was appointed permanent Ambassador of Armenia to the Unesco. In 2004, as he was 80, Aznavour has been declared «national hero» of Armenia by the President Robert Kotcharian.
See also the official website of the embassy - Voir le site officiel de l'ambassade
Erdogan Admits Turkey Practiced Ethnic Cleansing
28 May 2009 | The California Courier | Harut Sassounian, Publisher
Prime Minister Erdogan Finally Admits Turkey Practiced Ethnic Cleansing
In a daring statement, Prime Minister Rejeb Erdogan admitted for the first time, that the expulsion from Turkey of tens of thousands of ethnic Greeks in the last century was a "fascist" act, Reuters reported.
Some commentators viewed Erdogan’s remarks as a reference to the expulsion of 1.5 million ethnic Greeks from Turkey to Greece in 1923. The large-scale population exchange between the two countries also included the transfer of more than 500,000 ethnic Turks from Greece to Turkey.
Other observers thought that Erdogan was referring to the pillaging of thousands of Greek shops and houses by Turkish mobs in Istanbul on Sept. 6-7, 1955, following the spread of false reports that Atatürk’s house in Thessaloniki, Greece had been burned down.
Beyond the expulsion of Greeks, Erdogan made an indirect reference to the tragic fate of other ethnic groups, such as Armenians, in Turkey. "For years, those of different identities have been kicked out of our country.… This was not done with common sense. This was done with a fascist approach," Erdogan said on May 23, during the annual congress of the Justice and Development Party, held in the western province of Düzce.
"For many years," Erdogan continued, "various facts took place in this country to the detriment of ethnic minorities who lived here. They were ethnically cleansed because they had a different ethnic cultural identity. The time has arrived for us to question ourselves about why this happened and what we have learned from all of this. There has been no analysis of this right up until now. In reality, this behavior is the result of a fascist conception. We have also fallen into this grave error."
The Turkish Prime Minister’s candid remarks were harshly criticized by opposition parties. Onur Oymen, vice president of the main opposition Republican People’s Party (CHP) said that associating Turkey’s history with terms like fascism based on hearsay was not right. He also said that no Turkish citizen had ever been expelled because of his or her ethnic background. Oktay Vural of the opposition MHP party added: "Erdogan’s words are an insult to the Turkish nation."
In sharp contrast, liberal Turkish commentators praised Erdogan for his conciliatory remarks: "For the first time you have a prime minister who wants to admit that mistakes were made in the treatment of religious minorities. This is historic," wrote journalist Sami Kohen in Milliyet. "But whether this rhetoric will be followed with deeds, remains to be seen." Hürriyet Daily News added: Erdogan’s speech was historic; it was the first time that a high official accepted there have been unlawful and undemocratic practices against minorities in the past.
This sentiment was echoed by Prof. Halil Berktay in Vatan newspaper: "That statement was the most courageous thing ever said by Erdogan." Baskin Oran, another academic well-known for his liberal views, told Star newspaper that he was "proud of a prime minister who denounces ethnic and religious cleansing."
CNN-Turk News Director Ridvan Akar was more skeptical about Erdogan’s true intentions. He wrote in Vatan: "Minority rights as well as those of religious foundations are a structural problem within the Turkish state. Of course, Erdogan has taken a step forward with this declaration. But the sincerity of his words will depend on facts to back them up, such as the restitution of rights to those who have been expelled, the return of confiscated properties, or compensation."
The Prime Minister’s statement is encouraging, if it is an indication that Turkey’s leaders have finally decided to face the ugly chapters of their country’s past.
However, it would be wrong to draw overly optimistic conclusions from this single statement. Erdogan has made similar comments about the Kurds in Turkey, only to have their hopes dashed by taking unexpected repressive measures against them.
The fact is that Erdogan is not the master of his political domain. The "fascists" he attacks are not buried in an Ottoman historical grave, but are alive and well in Turkish society and occupy the highest echelons of the military and judiciary. Yet, Erdogan is politically shrewd enough to realize that his condemnation of fascism would resonate at home and in the West, and win him accolades and support against his powerful domestic opponents.
Erdogan’s battle against the ghosts of the Turkish past is in fact a fight for his political survival against those in today’s Turkey who view him and his Islamic party with deep suspicion, and are determined to counter his every move, ultimately seeking his downfall from power.
Devastating Document on Armenian Deportations Unearthed in Turkey

- Ottoman Armenians are marched to a prison by armed Turkish soldiers in April 1915. About 972,000 Armenians disappeared from population records in 1915 and 1916.
The New York Times reported Sunday that a long-hidden official document from the Ottoman Interior Minister, Talaat Pasha, detailing the deportations of 972,000 Ottoman Armenians from 1915 through 1916 has been unearthed.
Below is the article, written by the New York Times Istanbul Bureau Chief, Sabrina Tavernise.
Nearly a Million Genocide Victims, Covered in a Cloak of Amnesia
Monday March 9, 2009| NY Times | Sabrina Tavernise | Istanbul
For Turkey, the number should have been a bombshell.
According to a long-hidden document that belonged to the interior minister of the Ottoman Empire, 972,000 Ottoman Armenians disappeared from official population records from 1915 through 1916.
In Turkey, any discussion of what happened to the Ottoman Armenians can bring a storm of public outrage. But since its publication in a book in January, the number--and its Ottoman source--has gone virtually unmentioned. Newspapers hardly wrote about it. Television shows have not discussed it.
“Nothing,” said Murat Bardakci, the Turkish author and columnist who compiled the book.
The silence can mean only one thing, he said: “My numbers are too high for ordinary people. Maybe people aren't ready to talk about it yet.”
For generations, most Turks knew nothing of the details of the Armenian genocide of 1915 to 1918, when more than a million Armenians were killed as the Ottoman Turk government purged the population. Turkey locked the ugliest parts of its past out of sight, Soviet-style, keeping any mention of the events out of schoolbooks and official narratives in an aggressive campaign of forgetting.
But in the past 10 years, as civil society has flourished here, some parts of Turkish society are now openly questioning the state's version of events. In December, a group of intellectuals circulated a petition that apologized for the denial of the massacres. Some 29,000 people have signed it.
With his book, “The Remaining Documents of Talat Pasha,” Mr. Bardakci (pronounced bard-AK-chuh) has become, rather unwillingly, part of this ferment. The book is a collection of documents and records that once belonged to Mehmed Talat, known as Talat Pasha, the primary architect of the Armenian deportations.
The documents, given to Mr. Bardakci by Mr. Talat's widow, Hayriye, before she died in 1983, include lists of population figures. Before 1915, 1,256,000 Armenians lived in the Ottoman Empire, according to the documents. The number plunged to 284,157 two years later, Mr. Bardakci said.
To the untrained ear, it is simply a sad statistic. But anyone familiar with the issue knows the numbers are in fierce dispute. Turkey has never acknowledged a specific number of deportees or deaths. On Sunday, Turkey's foreign minister warned that President Obama might set back relations if he recognized the massacre of Armenians as genocide before his visit to Turkey next month.
The collapse of the Ottoman Empire was bloody, the Turkish argument goes, and those who died were victims of that chaos.
Mr. Bardakci subscribes to that view. The figures, he said, do not indicate the number of dead, only a result of the decline in the Armenian population after deportation. He strongly disagrees that the massacres amounted to a genocide, and he says Turkey was obliged to take action against Armenians because they were openly supporting Russia in its war against the Ottoman Empire.
“It was not a Nazi policy or a Holocaust,” he said. “These were very dark times. It was a very difficult decision. But deportation was the outcome of some very bloody events. It was necessary for the government to deport the Armenian population.”
This argument is rejected by most scholars, who believe that the small number of Armenian rebels were not a serious threat to the Ottoman Empire, and that the policy was more the product of the perception that the Armenians, non-Muslims and therefore considered untrustworthy, were a problem population.
Hilmar Kaiser, a historian and expert on the Armenian genocide, said the records published in the book were conclusive proof from the Ottoman authority itself that it had pursued a calculated policy to eliminate the Armenians. “You have suddenly on one page confirmation of the numbers,” he said. “It was like someone hit you over the head with a club.”
Mr. Kaiser said the before and after figures amounted to “a death record.”
“There is no other way of viewing this document,” he said. “You can't just hide a million people.”
Other scholars said that the number was a useful addition to the historical record, but that it did not introduce a new version of events.
“This corroborates what we already knew,” said Donald Bloxham, the author of “The Great Game of Genocide: Imperialism, Nationalism and the Destruction of the Ottoman Armenians.”
Mr. Bardakci is a history buff who learned to read and write Ottoman script from his grandmother, allowing him to navigate Turkey's written past, something that most Turks are unable to do. He plays the tanbur, a traditional string instrument. His grandfather was a member of the same political party of Mr. Talat, and his family knew many of the important political figures in Turkey's founding.
“We had a huge library at home,” he said. “They were always talking about history and the past.”
Though he clearly wanted the numbers to be known, he stubbornly refuses to interpret them. He offers no analysis in the book, and aside from an interview with Mr. Talat's widow, there is virtually no text beside the original documents.
“I didn't want to interpret,” he said. “I want the reader to decide.”
The best way to do that, he argues, is by using cold, hard facts, which can cut through the layers of emotional rhetoric that have clouded the issue for years.
“I believe we need documents in Turkey,” he said. “This is the most important.”
But some of the keenest observers of Turkish society said the silence was a sign of just how taboo the topic still was. “The importance of the book is obvious from the fact that no paper except Milliyet has written a single line about it,” wrote Murat Belge, a Turkish academic, in a January column in the liberal daily newspaper Taraf.
Still, it is a measure of Turkey's democratic maturity that the book was published here at all. Mr. Bardakci said he had held the documents for so long--27 years--because he was waiting for Turkey to reach the point when their publication would not cause a frenzy.
Even the state now feels the need to defend itself. Last summer, a propaganda film about the Armenians made by Turkey's military was distributed to primary schools. After a public outcry, it was stopped.
“I could never have published this book 10 years ago,” Mr. Bardakci said. “I would have been called a traitor.”
He added, “The mentality has changed.”
Reported by asbarez
« Ah ! petit frère ! » par Ahmet Altan
Article de Ahmet Altan dans TARAF traduit en arménien et présenté par NOR MARMARA, publié en français par Stéphane sur les Nouvelles d'Arménie, mardi 16 septembre 2008, dans une traduction française de Louise Kiffer.
Note de la rédaction de Nor Marmara : Le remarquable écrivain Ahmed Altan, dans le journal turc "Taraf" du jeudi 11 septembre, à l’occasion de la première visite du Président Gül avait écrit un texte touchant et très émouvant qui a laissé sur les lecteurs l’impression d’une magnifique leçon spirituelle. Nous apprécions hautement Ahmet Altan pour ce texte émouvant et nous le traduisons, avec la certitude que nos lecteurs vont avoir les larmes aux yeux en le lisant.
"Lorsque j’écris au sujet des Arméniens, mon bras s’allonge d’une façon étrange vers une mélodie brisant le cœur des hommes.
J’ai envie d’écouter un son spécial de violon ou une musique triste de doudouk.
Bien que dans ce pays on n’aime pas en parler, néanmoins, sur le globe terrestre, c’est l’une des plus grandes souffrances que ce peuple ait endurée.
Ne dites pas soudain " Eux aussi nous ont tués"
C’est vraiment honteux de dire une chose pareille.
Les groupes arméniens sur la frontière russe, et l’Arménienne de Boursa, le vieillard d’Adana, l’enfant de Sivas, quels liens avaient-ils entre eux ?
Sinon le fait d’être arméniens.
Les Ittihadistes ont organisé un génocide impitoyable
Très impitoyablement
Attendez une minute
Attendez, je vous prie... !
Et réfléchissez.
Un soir, vous êtes assis chez vous, on frappe à la porte, on vous attrape de force et on vous emmène.
La porte de votre maison reste ainsi ouverte
Vous êtes sommé de vous mettre en route
A minuit, sens dessus dessous, tous en foule, on vous fait passer par des chemins de montagne.
Juste à côté de vous, une vieille femme, épuisée, s’étale par terre.
Ils la fouettent.
Elle meurt en gémissant.
Son petit-fils qui pleure, on le fracasse contre les rochers
Vous croyez que tout cela c’est des contes ?
Savez-vous ce que signifie "Teskilat-i-Mehsusa" ?
Cela veut dire : Organisation Spéciale
Cette organisation effroyable des Ittihadistes.
Est-ce déjà arrivé qu’on viole votre femme devant vos yeux ?
Est-ce déjà arrivé qu’on frappe votre mari à la poitrine et qu’on le tue devant vos yeux ?
Vous est-il déjà arrivé, alors que vous étiez assis chez vous à l’heure du dîner, qu’on vous jette à terre et vous traîne dehors et vous emmène, simplement pour le fait d’être né turc ?
C’est seulement et seulement pour être né arménien, pour cette seule raison, qu’on s’est conduit ainsi envers des milliers de gens.
A part le fait d’être arménien, il n’y avait aucune autre raison pour qu’on les tue.
Nous avons une conscience
Simplement pour le fait que nous avons le même sang devons-nous prendre parti pour les Ittihadistes, le Teskilat-i-Mehsusa ; et ne devons-nous pas pleurer pour la mort d’un enfant d’un autre peuple ?
Savez-vous seulement combien de milliers d’Arméniens les Ittihadistes ont tués en les jetant sur les rochers ?
Ils les ont tués uniquement parce qu’ils étaient arméniens.
Ils les ont noyés dans des fleuves.
Ils les ont passés au fil de l’épée alors qu’ils étaient étendus par terre, fatigués, épuisés.
Ils ont pillé les biens des Arméniens assassinés.
Pensez un peu à une jeune Arménienne à la voix douce, à une grand’mère arménienne rieuse, aux yeux noirs, à un maître sculpteur aux larges mains donnant une âme aux pierres...
A un jeune Arménien amoureux
A une adolescente arménienne...
Pensez à tout cela
Et pensez à tout cela à minuit, sur un chemin de montagne.
Affamés, fatigués, épuisés et seuls
Pouilleux
Malades
Sachant bien qu’on les conduit vers la mort
Sachant bien qu’ils marchent vers la mort
Et qu’ils vont être tués.
Des centaines de milliers d’êtres
Des centaines de milliers d’êtres...
Leur race a-t-elle vraiment de l’importance ?
Imaginez un peu qu’on tire votre mari par la gorge, et qu’on l’emmène, Et le lance sur un roc.
Franchement, n’allez-vous pas vous émouvoir du fait que c’est seulement à cause d’être nés arméniens qu’ils ont dû subir ces souffrances ?
Une minute, une seule minute, mettez-vous à la place de ces êtres.
Une seconde seulement, ressentez leur impuissance.
Pour comprendre ce qu’est l’assassinat de l’homme que vous aimez, fouillez une fois votre monde intérieur.
Et puisque nous sommes turcs, devons-nous être aveugles aux souffrances vécues par les autres ?
Les Ittihadistes ont commis de très grands péchés.
Ils ont assassiné beaucoup de monde.
Ils ont supprimé une race et sont passés.
Et nous, pendant de longues années, nous avons empêché ces hommes d’évoquer leurs bien-aimés par des chants venant du cœur ?
Même ces chants émouvants nous paraissaient de trop.
On nous a toujours menti.
On nous a dit qu’eux aussi nous ont tués.
Sur la frontière russe, il y avait des Turcs Mahométans, et ce sont eux qui ont été tués par des groupes rebelles arméniens.
Eux aussi étaient des sauvages.
Mais les femmes de Malatia, Boursa, Sivas, Marache, Adana, les enfants, les hommes, les vieillards, quel rapport avaient-ils avec ces rebelles ?
Les Ittihadistes ont tué tout simplement parce qu’ils étaient Arméniens.
Et à la fin nous avons été irrités par les petits-enfants des êtres que nous avons tués, parce qu’ils voulaient qu’on leur parle de "ces jours-là".
Si on avait tué votre grand’mère, votre grand-père, votre père, votre mère, n’auriez-vous pas protesté à voix haute à ce sujet ?
N’auriez-vous pas voulu vous sentir redevables envers eux ?
Ne vous occupez pas des Ittihadistes, des criminels, des porteurs d’armes assoiffés de sang.
Vous êtes plus près, non pas de ceux-là, mais de ceux qui sont morts.
Vous êtes des humains.
Et aujourd’hui, nous allons dans "leur" pays.
Je ne sais pas si nous allons réussir, mais...
Si seulement au souvenir de ces jours-là, nos yeux aussi s’emplissaient de larmes et que nous puissions murmurer : "pardonnez-nous"
Peut-être que de notre dos un grand poids s’allégerait, et peut-être qu’un Arménien avec une grosse moustache, nous aurait souri sur ce chemin, où une frontière avait été tracée pour nous.







