Agression de la Turquie contre l'Arménie

Le 27 septembre, la Turquie, encore membre de l'OTAN, a attaqué la République d''Arménie et la République d'Artsakh (Haut-Karabagh) avec l'aide de l'Azerbaïdjan parce que les Arméniens ont eu l'audace de ne pas accepter un second génocide.

 

Histoire de l'Artsakh (Haut-karabagh)

L'Artsakh est peuplé presque exclusivement d'Arméniens depuis plus de 3'000 ans

 

Pourquoi l'indépendance de l'Artsakh (Haut-karabagh) 

Depuis le premier génocide en 1915, l'Azerbaïdjan n'a jamais cessé ses pogroms contre les Arméniens. Cette guerre où tout est bombardé (églises, hôpitaux, maternités, maisons) démontre que l'Azerbaïdjan ne désire pas administrer l'Artsakh mais bien tuer tous les Arméniens de cette région, pour commencer.

 

La guerre déclenchée par la Turquie et par l'Azerbaïdjan en Artsakh

La Turquie et l'Azerbaïdjan ont bombardé chaque jour depuis le 27 septembre 2020 les églises, les hopitaux, les maternités et les maisons de toutes les villes et villages de l'Artsakh, avec des avions, avec des canons et avec des drones kamikases. Des mercenaires payés par la Turquie ont permis à l'agresseur de limiter ses propres pertes.

 

The Council of Europe must protect the right to life of the citizens of Nagorno-Karabakh

Minsk group in Geneva

November 4, 2020

Remarks by Zohrab Mnatsakanyan, Minister of Foriegn Affairs of Armenia on the 130th Session Committee of Ministers of the Council of Europe

 

Mr. President,

 

I join in the commemoration of the 70th Anniversary of the signature of the European Convention on Human Rights – a cornerstone treaty in protecting rights and freedoms of hundreds of millions of Europeans. We share the vision of the Council of Europe that the Convention shall cover all Europeans, notwithstanding the status of the territory they live in. Sadly, it is not the case.

 

In late September Azerbaijan launched a large-scale aggression against Nagorno-Karabakh with the direct involvement of Turkey and foreign terrorist fighters, resorting to violations of the international humanitarian law aimed at annihilating the indigenous people of Artsakh. The deployment by Turkey of terrorist fighters to Azerbaijan is in violation of at least three Council of Europe treaties, to which both states are parties.

 

Tens of thousands have now been displaced – children, women, elderly, people with disabilities, their houses, infrastructure, religious sites destroyed.

 

The ill treatment and execution of prisoners of war by Azerbaijani armed forces and its terrorist allies constitute serious war crimes. This was acknowledged by the UN High Commissioner for Human Rights who expressed serious concerns on the summarily execution of Armenian prisoners of war by Azerbaijani troops.

 

Furthermore, Azerbaijani armed forces set on fire forests with the use of white phosphorus, contradicting our recent efforts related to environment and human rights. There is a humanitarian crisis in Artsakh, just as the Secretary General warned.

 

We shared her assessments. Just as we agreed with the positions of the Commissioner for Human Rights and the PACE.

 

We agree that a ceasefire needs to be reached. We tried a few times, but Azerbaijan broke it. We agree that hate speech should be abandoned. But we’ve been living with anti-Armenian hate speech in two of our neighbours for decades. It is well reflected in the monitoring reports of the Council of Europe. We agree with the need to allow journalists to cover the war on the ground. We have accredited hundreds of international journalists who went and saw the destruction, the humanitarian catastrophe. Some of them were deliberately targeted by Azerbaijan.

 

Indeed, we agree with your assessments, with your statements. But statements are no longer enough.

 

The Council of Europe must show determination and protect the right to life of ordinary citizens of Nagorno-Karabakh, as demanded by the European Court upon Armenia’s request.

 

Measures must be imposed on Turkey so that it refrains from actions contributing to breaches of Convention rights of civilians in Artsakh, as again was indicated by the European Court. Turkey's destabilizing role in the Eastern Mediterranean, in North Africa, in the Middle East, and now in the South Caucasus should be addressed.

 

I urge to take necessary measures to enable unhindered access to conflict zones. I urge the Committee of Ministers to take bold steps and be worthy of the legacy of the founding fathers of the Council of Europe. The legacy of peace and prosperity, of greater unity in Europe. But the inability to express a position on an ongoing war or even acknowledging the sanitary needs of people living in conflict zones testifies to its deep crisis. The Committee must take actions, or it is doomed to be obsolete.

 

Like Armenia, Azerbaijan undertook a commitment to resolve Nagorno-Karabakh conflict by peaceful means while acceding to the Council of Europe. Azerbaijan is now in breach of this commitment and openly admits that it intends to solve the conflict by force. The organization must address this violation.

 

This is a defining time for the world order. Multilateralism was invented to achieve global peace. Today, multilateralism is in crisis. Its future depends on greater unity of each individual State, and that is the aim of the Council of Europe. We all have our share of responsibility to this end and we must act soon. The opposite is a crisis, a moral crisis and a crisis of values for the Council of Europe.

 

Thank you.

BHL : Erdogan arme le cerveau des pires salopards

Article original de cet entretien avec Bernard-Henri Lévy sur les Nouvelles d’Arménie 

 

Nouvelles d’Arménie Magazine : Comment expliquez-vous cette descente aux relents de pogrom contre les Arméniens de Décines et de Vienne<small class="fine"> </small>?

 

Bernard-Henri Lévy : Le peu que l’on sait indique qu’on est en face d’une séquence à la fois préméditée et spontanée. Une sorte de «<small class="fine"> </small>pogrom<small class="fine"> </small>», comme vous dîtes – mais orchestré par des para-fascistes à la solde d’Erdogan. Vous savez : je n’ai pas la référence, là, sous les yeux<small class="fine"> </small>; mais Erdogan, à l’époque où Merkel s’était gendarmée contre des meetings douteux, en Allemagne, de la campagne présidentielle turque, avait menacé d’actes de rétorsion de cette sorte, sur le sol allemand<small class="fine"> </small>; eh bien nous y sommes – mais en France…

 

NAM : La République a-t-elle vraiment la volonté et les moyens de protéger ses citoyens contre ce type d’agissement<small class="fine"> </small>?

 

BHL : Bien sûr, oui. Nous avons un ministre de l’Intérieur, Gérard Darmanin, qui réagit avec la fermeté et le caractère qui conviennent. Mais il faut bien avouer qu’il y a là une situation nouvelle. Un chef d’Etat étranger – Erdogan – qui enflamme les esprits, souffle sur les braises de la haine et arme le cerveau des pires salopards, on n’avait franchement pas vu ça depuis longtemps. Ça ne nous étonne ni vous ni moi. Nous savons, depuis longtemps, de quoi les négationnistes turcs sont capables. Mais je peux comprendre que la police républicaine, sollicitée sur tant de fronts, ait un peu de mal à s’adapter…

 

NAM : Vous vous étiez fortement engagé pour la pénalisation du négationnisme du génocide arménien. Une loi de ce type n’est-elle pas plus que jamais d’actualité<small class="fine"> </small>?

 

BHL :Plus que jamais, oui. Elle l’était déjà. Et vous savez, mieux que quiconque, combien j’ai milité pour cela. Mais cette fois c’est urgent. Ce serait l’un des signes de cette «<small class="fine"> </small>fermeté<small class="fine"> </small>» qu’on nous annonce face à ce fou, cet Ubu, d’Erdogan. Le sortir de l’OTAN est souhaitable, mais pas facile. Déclarer clos le dossier d’adhésion à l’Union Européenne est souhaitable, c’est même la moindre des choses, mais c’est toute une machinerie bureaucratique qu’il faudra mettre en branle. Là, au contraire, c’est simple. Cela dépend d’un vote des représentants du peuple français.

 

NAM : Dans votre bloc-note du Point, vous avez appelé l’Europe à venir au secours de l’Arménie. Doit-elle également l’aider à trouver les moyens de sa défense sur le plan militaire<small class="fine"> </small>?

 

BHL :Quand on soutient un pays, on le soutient vraiment. Sur tous les plans. Ce Bloc-notes ne me fait pas que des amis. Mais tant pis. Je pense vraiment que soutenir l’Arménie est, pour les Français et, plus généralement, pour les Européens, une question de principe.

 


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