Le voyage en Arménie de Robert Guédiguian

Une quête initiatique sur l’identité d’une diaspora

 

un film de ROBERT GUEDIGUIAN avec Gérard Meylan, Ariane Ascaride, Serge Avédikian, Simon Abkarian, Chorik Grigorian, Roman Avinian

 

Synopsis

"Se sachant gravement malade, Barsam souhaite retourner sur la terre qui l'a vu naître. Il souhaite également léguer quelque chose à sa fille Anna. Elle est pétrie de certitudes. Il voudrait lui apprendre à douter.Lorsqu'il s'enfuit en Arménie, il prend soin de laisser de nombreux indices pour qu'Anna puisse le rejoindre. Ce voyage obligé dans ce pays inconnu deviendra pour elle ce que Barsam voulait qu'il soit : un voyage initiatique, une éducation sentimentale, une nouvelle adolescence... C'est dans un petit village perdu dans les hautes montagnes du Caucase qu'elle le retrouvera, assis à rêver sous un abricotier en fleur...

Sur son identité, sur ses amours, sur ses engagements, Anna doutera et aura grandi "

 

C'est une belle histoire sous-tendue par une quête initiatique sur l’identité d’une diaspora en souffrance et les défis d’un Etat en formation. C’est une oeuvre juste, intelligente, émouvante et sans concession, dont on ne sort pas indemne. Une réussite qu’il est impératif d’aller voir. Dès sa sortie. Tout d’abord parce que c’est un film magnifique. Et aussi parce que, portant sur un sujet non commercial, il faudra se mobiliser pour en assurer le succès sur les écrans. Il le mérite vraiment. En avant-première, voici la bande annonce du «Voyage en Arménie»

 

Ararat d'Atom Egoyan

Une réflexion sur la mémoire du Génocide

 

un film de ATOM EGOYAN avec Charles Aznavour, Arsinée Khanjian, Elias Koteas

 

 

Atom Egoyan a réussi un film magnifique qui parle au coeur autant qu'à l'intellect. La construction est magistrale, les images sont à la fois fortes et subtiles, la musique porte l'ensemble au plus profond du coeur. Le réalisateur Saroyan (joué par Charles Aznavour) monte un film sur le Génocide. Autour de ce fil rouge vont se dérouler d'autres histoires qui toutes se complètent. Il lance dès le début en parallèle ce qui tout d'abord semble être des vies indépendantes, et très vite ces petites histoires se recoupent, se rencontrent comme autant de rivières qui gonflent le fleuve de la grande histoire. Il n'esquive aucune difficulté mais au contraire affronte de face les thèmes les plus délicats: la difficulté de transmettre la mémoire du Génocide, la lourdeur d'assumer son arménité, la beauté défendue des territoires arméniens, la méconnaissance du public, la perte de sens d'un combat qui s'épuise. Quand l'acteur turc, qui joue le rôle d'un officier ottoman, demande à Saroyan s'il veut connaître son avis sur le Génocide, Saroyan répond simplement 'Non'.Il n'y a en effet pas à donner son avis sur un fait d'histoire incontestable, le négationisme n'est pas une opinion. Quand Raffi (David Alpay) est contrôlé à la douane canadienne, après avoir pris des risques incensés pour ramener des images d'Ani - la capitale historique de l'Arménie aujourd'hui en territoire turc - il raconte l'histoire de son peuple au lieu de tenter de sauver sa peau car il sait pour sa cause la valeur inestimable d'une oreille attentive. Chaque scène évoque pour les Arméniens le quotidien d'une identité si difficile à défendre, chaque scène explique au monde ce que le Génocide, doublé du négationisme, a laissé comme plaies béantes. Il faut absolument voir ce film.

 

Sur les pages Ararat, tout sur le film: synopsis, photographies, dossier de presse, interview d'Atom Egoyan, documentation, revue de presse, réflexions sur "Ararat" par Stefan Kristensen, documentation sur le Génocide.

 

La croix et le mandala

ARMENIA, FERITA APERTA (Arménie, plaie ouverte) est fondé sur le témoignage d’un Suisse d’origine arménienne, Sarkis Shahinian, depuis des années sur la voie de la reconnaissance du génocide à l’encontre de son peuple: un million et demi de personnes déportées et massacrées en 1915 par le régime des Jeunes Turcs. La réalité de ce génocide continue à être niée par les autorités d’Ankara et cette obstination engendre chez les descendants des victimes une obsédante soif de justice et de vérité. Interviews avec les chercheurs et écrivains Raymond Kévorkian, Yves Ternon, Janine Altounian, Sen Arevshadian, Samuel Karapétian. Images mises à disposition par le Musée et Centre de Recherche sur le Génocide des Arméniens d’Erévan (Directeur: Dr. Haik Démoyan) et du Centre de Documentation et Information Arménie de Berlin (Directrice: Dr. Tessa Hofmann).

 

Contenu spécial supplémentaire dans le coffret DVD:

ARMENIA, PATRIA NEGATA, documentaire du même réalisateur de 1980.

 

Pour commander le DVD: homevideo at rtsi.ch