Press release Switzerland - Armenia Association

Press release - Communiqué de presse - Medienmitteilung

 

 

Switzerland - Armenia Association

Association Suisse - Arménie

Gesellschaft Schweiz - Armenien

 

Les Protocoles entre l'Arménie et la Turquie: feuille de route pour la négation d'un génocide

April 22, 2011

 

 

Les Protocoles entre l'Arménie et la Turquie, scellés en 2009 sous l'égide de la Suisse, donnent à la Turquie la possibilité d'escamoter sa responsabilité concernant le génocide des Arméniens. Pendant le sommet officiel prévu le 3 mai 2011 à Berne entre la présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey et le président de la République d'Arménie Serj Sargssian, il est entre autres prévu de raviver la flamme de ces Protocoles. En aidant la Turquie à nier le génocide des Arméniens dans le cadre du processus de réconciliation arméno-turque, la Suisse a perdu de sa crédibilité en tant que médiatrice.

 

Il se pourrait bien que Berne ait lancé sa nouvelle offensive diplomatique autour de la commémoration du Mèdz Yéghern dans ce seul but : affaiblir la force symbolique de cette journée du souvenir. Pour rappeler le crime dont a été victime le peuple arménien dispersé aujourd'hui dans plus de 85 pays, l'Association Suisse-Arménie (ASA) sera présente dimanche 24 avril à la manifestation organisée à Genève devant l'ONU par l'Union Arménienne de Suisse. Selon l'ASA, la jeunesse arménienne a raison de vouloir se rapprocher de la jeunesse turque. C'est là un bon moyen de tourner la page la plus sombre de l'histoire des deux peuples. Mais encore faut-il que la jeunesse turque reconnaisse la vérité, ce qu'elle ne pourra pas faire tant que le Gouvernement d'Ankara continuera à propager des thèses négationnistes.

 

La négation du génocide des Arméniens porte atteinte à la dignité humaine et constitue en Suisse un acte raciste. Depuis dix ans, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) est impliqué, avec le Département d'État américain, dans un processus de réconciliation entre les peuples arménien et turc. À la veille du 96e anniversaire du Mèdz Yéghern, l'ASA fait part de sa consternation, parce que le DFAE a promu ce processus favorisant une banalisation du génocide. À l'époque de celui-ci, l'Appenzellois Jakob Künzler sauvait des milliers d'orphelins arméniens ; aujourd'hui la Suisse fait des courbettes intéressées à la Turquie en lui offrant sur un plateau d'argent le moyen de perpétuer une négation.

 

En effet, la Suisse a joué un rôle important dans la signature en 2009, à Zurich, des Protocoles entre la République d'Arménie et la République de Turquie, des textes dont le but est, selon le Ministre des Affaires étrangères turc M. Ahmet Davoutoglou lui-même, de remettre en question la véracité du génocide, de ralentir le mouvement de reconnaissance de ce crime à l'échelle internationale, de rendre caduc l'arbitrage des frontières entre la Turquie et l'Arménie rendu par le président américain Woodrow Wilson en novembre 1920 et de favoriser une solution du conflit du Haut-Karabagh à l'avantage de l'Azerbaïdjan.

 

Le Conseil national en 2003 et le Tribunal fédéral à deux reprises, en 2007 et 2010, ont clairement rappelé que le génocide des Arméniens est un fait avéré, reconnu par la communauté internationale. En affirmant que la qualification du premier grand crime contre l'humanité du 20e siècle revient aux historiens, le Conseil fédéral participe à une opération qui permet d'escamoter la responsabilité de la Turquie, État qui non seulement continue à nier ce génocide mais en honore les bourreaux. Le DFAE perd ainsi de sa crédibilité en tant que médiateur dans le processus de réconciliation en cours, dont le seul but est de permettre à la Turquie de résoudre comme par enchantement tous les problèmes liés à son passé. Car ces Protocoles ne suffiront pas pour que la Turquie surmonte sa contradiction native, qui est de fonder son identité nationale, politique et économique sur un génocide.

 

 

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Visite du Chef d'État turc en Suisse: pour une solution de la Question arménienne

November 26, 2010

 

 

Au cours de sa visite officielle en Suisse, le président de la République de Turquie Abdullah Gül a dit sa volonté d'achever la normalisation des relations de son pays avec l'Arménie. Il a affirmé que dans certains domaines, la Suisse est un modèle pour la Turquie. Le respect des dispositions de la Déclaration universelle des droits de l'homme, celui de la Convention de l'ONU sur le génocide font-ils partie de ces domaines? La question est posée. La société civile turque manifeste de plus en plus clairement ses exigences pour la remise en question, par l'Etat turc, de sa propre histoire. Dans le processus qui devrait conduire Ankara à reconnaître sans équivoque le Génocide de 1915, l'Association Suisse-Arménie (ASA) espère que la Suisse tiendra son rôle.

 

La Question Arménienne était prioritaire dans l'agenda du président Gül. Toutes les tentatives de la Turquie pour rendre caduque la reconnaissance par le Conseil National du génocide des Arméniens ont échoué. Les deux décisions du Tribunal Fédéral, qui l'ayant retenu, ont affirmé le caractère universel de la reconnaissance de ce génocide, ont rendu la position turque encore plus difficile à tenir.

 

Depuis 2001, la diplomatie suisse avait entrepris de favoriser le dialogue entre les peuples arménien et turc. Par la suite, le rôle du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a été déterminant dans la préparation, la rédaction et la signature, l'an dernier à Zurich, des protocoles. Selon la réaction de l'ASA à l'époque, ces protocoles, dont la signature était prématurée, comportaient des risques: l'acceptation par l'Arménie de constituer une commission d'experts revenait à remettre en cause la qualification de génocide des événements de 1915 selon le droit international. Mais ces protocoles, bien que réputés n'en comporter aucun, n'ont pas empêché la Turquie d'exiger en préalable des concessions arméniennes sur le Karabagh. C'est pour cette raison, mais aussi pour d'autres raisons rationnelles, humaines et juridiques, que le processus aurait échoué. Ayant adhéré à la Convention de l'ONU sur le génocide, la Suisse a pour devoir de s'opposer à toute tentative de relativiser ce crime, parce que ce serait au fond nier que les faits de 1915 aient eu lieu. Le génocide aurait dû figurer en toute clarté dans les protocoles.

 

Le dialogue entre l'Arménie et la Turquie et la normalisation de leurs relations doivent être repris indépendamment du conflit du Karabagh. En essayant tardivement de lier les deux processus, la Turquie a fait un faux-pas qui a révélé sa relative dépendance en énergie envers l'Azerbaïdjan. L'ASA est opposée à toute médiation de la Suisse pour aider à la réouverture de discussions entre l'Arménie et la Turquie pour y intégrer les intérêts de l'Azerbaïdjan. Dans le conflit du Karabagh, et en dépit de la déclaration issue du sommet de l'Otan à Lisbonne, les principes du droit international de non-recours à la force ou à la menace, celui du droit des peuples à l'autodétermination, doivent s'appliquer.

 

L'ASA est convaincue qu'une réconciliation entre la nation arménienne et la nation turque est indispensable. Cette réconciliation est difficile parce que les plaies laissées par un génocide sont profondes. Pour y parvenir, les seuls motifs économiques ou stratégiques sont insuffisants, même si la construction de pipelines ou la signature de contrats d'energie importants sont envisagées. Du côté des victimes, y compris pour les dernières générations, le traumatisme demeure présent. Du côté des auteurs, de celui de leurs descendants, la reconnaissance est difficile parce que leur identité nationale, celle de leur Etat, est fondée sur une base extrêmement instable : le meurtre d'un peuple entier. Il faudra que la Turquie accepte un jour, purement et simplement, la réalité du Génocide arménien.

 

 

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Schriftsteller Dogan Akhanli in Istanbul verhaftet

August 27, 2010

 

 

Am 10. August 2010 wurde der 2001 in Deutschland eingebürgerte, aus der Türkei stammende Schriftsteller Dogan Akhanli im internationalen Flughafen von Istanbul festgenommen. Die Gesellschaft Schweiz-Armenien (GSA) fordert die sofortige Freilassung des bekannten Menschenrechtlers, der sich unter anderem durch seinen Einsatz für die Anerkennung des Völkermordes an den Armeniern weltweit ausgezeichnet hat.

 

Nach 18 Jahren Exil reiste Dogan Akhanli am 10. August von Deutschland in die Türkei, um seinen schwer erkrankten Vater zu besuchen. Er wurde noch am gleichen Tag im Flughafen von Istanbul festgenommen, angeblich für einen Straftat, wofür der Schriftsteller in der 80er-Jahren bereits festgehalten und wochenlang gefoltert worden war. Nach seiner Flucht nach Deutschland, war Dogan Akhanli von den türkischen Behörden die Staatsbürgerschaft entzogen worden.

 

Die Haltung der heutigen türkischen Behörden gilt als äusserst unverständlich, vor allem in einem Moment wo die Türkei sich bemüht, sich gegenüber ihrer Vergangenheit als dialogbereit und europatauglich darzustellen. Auch der auf der Insel Akhtamar am 19. September dieses Jahres vorgesehene offizielle armenische Gottesdienst – der erste nach dem Völkermord an den Armeniern von 1915 – erscheint vor der Festnahme von Dogan Akhanli und den ständigen staatlichen Völkermord-Leugnungen als bitterer Zynismus und durchsichtige PR-Aktion. Die GSA ist über diese Festnahme äusserst empört und fordert die sofortige Freilassung von Dogan Akhanli.



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Serj Tankian et Viza : un son explosif de rock international

August 17, 2010

 

 

Viza a infiltré la scène musicale mondiale avec un son explosif de rock international. Des explosions et des cris venant des profondeurs de l'Europe de l'Est jusqu'aux déserts du Moyen-Orient se font entendre au travers de cette musique.

 

En août 2010, Viza lancera une tournée exceptionnelle en Europe avec Serj Tankian, ancien soliste du groupe System of a Down. Viza se produira sur scène avec Serj Tankian à Erévan, Athènes, Hambourg, Cologne, Paris, Zurich et Bologne en interprétant le nouvel album très attendu "Made in Tchernobyl", sorti le 31 juillet 2010.

 

Viza est un groupe de neuf musiciens internationaux de Los Angeles qui intègre des instruments traditionnels méditerranéens et orientaux tels que le doudouk (flûte en bois d'abricotier), le oud (guitare/mandoline) et les percussions dans une perspective musicale orientée hard rock. K'noup, l'intrépide leader et voix de Viza, commande la scène avec charisme et endurance. Chaque membre du groupe se distingue par des origines culturelles et des goûts musicaux différents qui concourent à tisser des sons multi-ethniques. Le résultat est un pur plaisir d'une musique bercée par le mouvement de la tête et des hanches.

 

Avec des spectacles à guichets fermés aux Etats-Unis et au Canada, les fans de Viza sont également connectés à travers le monde. Le groupe Visa a sorti deux EP et deux albums, ainsi qu'une vidéo primée. Avec la sortie de leur troisième album, le groupe aborde les questions de justice sociale. «Cet album est un commentaire satirique sur les horreurs de Tchernobyl – Il est important que le monde se souvienne des épisodes terribles de l'histoire humaine afin que nous puissions apprendre de nos erreurs et ne pas les répéter», a souligné Andrew Kzirian. Comme Serj Tankian, le groupe est aussi fortement engagé dans la reconnaissance internationale du génocide des Arméniens.

 

Viza est géré par Serjical Strike Management dirigé par Serj Tankian.



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Links:

Vidéos, photos, extraits de concerts, calendrier, revue de presse: www.experienceviza.com

 

Médz Yéghérn : the limits of the diplomacy

April 23, 2010

 

 

[French] La dignité des états se mesure dans la cohérence des actions qu'ils entreprennent et dans les mots employés par leur diplomatie. Les puissances politiques et économiques internationales ont aujourd'hui le pouvoir de qualifier le caractère génocidaire ou non d’un crime. Dans le cas des Arméniens, les faits ont parlé avant le droit.

 

[German] Ist die Bedeutung der Rechtsstaatlichkeit unter Beweis zu stellen, muss die Würde einer Nation an der Kohärenz gemessen werden zwischen den Massnahmen, die sie ergreift, und den Worten, die sie ausspricht. In der Armenien-Türkei-Frage lässt die Schweiz diese Kohärenz vermissen.

 

Documentation: Message of President of RA Sargsyan and Fact sheets [PDF]


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Internationale Anerkennung des Médz Yeghérn

29. März 2010

 

 

Die Gesellschaft Schweiz-Armenien (GSA) macht darauf aufmerksam, dass die internationale Anerkennung des Médz Yeghérn, der Völkermord von 1915, nicht lediglich eine Angelegenheit der armenischen Diaspora ist, sondern jene der ganzen armenischen Nation. Das war die Botschaft, die der Präsident der Republik Armenien, Serj Sarkssian, anlässlich seines Besuchs des Vernichtungslagers von Deïr-es-Zor (heute im Nord-Osten von Syrien) unmissverständlich zum Ausdruck brachte. Eine Reihe von nationalen Parlamenten ist gegenwärtig dazu berufen, den ersten Völkermord des 20. Jahrhunderts förmlich zu anerkennen. Das Schweizer Nationalrat hat dies im Dezember 2003 erfüllt. Diese Angelegenheit wird auch von der deutschen Bundeskanzlerin Angela Merkel bei ihrem heutigen Besuch in Ankara zum Ausdruck kommen.

 

Die GSA setzt grosse Erwartungen in Bundeskanzlerin Angela Merkel, die zurzeit in der Türkei auf Staatsbesuch weilt. Denn die Bundeskanzlerin hat sich mehrmals klar zur Faktizität der deutschen und europäischen Geschichte bekannt und dabei auch die unrühmlichen Geschehnisse und die Völkermorde an den Juden und den Armeniern anerkannt und verurteilt. Diese vorbildliche Haltung verdient grosse internationale Anerkennung und den tiefen Dank der GSA. Dass sich Angela Merkel von den groben Tönen des türkischen Premierministers Recep Tayyip Erdogans, der den Völkermord an den Armeniern leugnet und nun gar mit Ausweisung der letzten Armenier aus der Türkei droht, nicht beirren lässt, sondern sich in Ankara klar für die Völkerverständigung zwischen der Türkei und Armenien äussern wird, steht für die GSA ausser Frage. Die GSA unterstützt die massvolle Politik der deutschen Bundeskanzlerin, die sich der humanitären Tradition stärker verpflichtet fühlt, als wirtschaftlichen Sonderinteressen.

 

Zuversichtlich ist die GSA auch hinsichtlich der in den nächsten Tagen anstehenden Abstimmung im israelischen Parlament, der Knesset. Obwohl zwischen der Türkei und Israel eine strategische Verbindung besteht, und die Türkei im Nahost-Konflikt eine führende Vermittlerrolle innehat, lässt sich Premierminister Erdogan immer wieder zu unbedachten und beleidigenden Äusserungen gegenüber Israel hinreissen. Dieses Verhalten wird in Israels Bevölkerung mehr und mehr abgelehnt, sodass die Mitglieder der Knesset der anstehende Resolution zur Anerkennung des Völkermords an den Armeniern zustimmen werden. Das wird bei der GSA, in Armenien und in der armenischen Diaspora auf tiefe Genugtuung stossen, sind doch das jüdische und das armenische Volk durch die gleiche leidensvolle Geschichte verbunden.

 

Schliesslich verweist die GSA auch auf das Parlament Bulgariens, das sich nächstens ebenfalls mit der Anerkennung des Völkermords an den Armeniern auseinandersetzen will. Auch in Bulgarien ist die Erkenntnis längsten herangereift, dass sich die Geschichte der Völkermorde mit Leugnungen nicht vertuschen lässt.

 

In den USA hat die aussenpolitische Kommission des Repräsentantenhauses den Völkermord an den Armeniern vor wenigen Wochen anerkannt. Das Schwedische Parlament tat dies ebenso. Mit diesen positiven Signalen von Angela Merkel, Israel, Bulgarien, den USA und Schweden kündigt sich für Armenien und seine Diaspora ein politischer Frühling an, für den sie äusserst dankbar sind. Das weckt in der GSA die Hoffnung, dass sie dereinst auch den schweizerischen Bundesrat in diesen Dank einbeziehen kann, nachdem ja der Nationalrat den Weg zur Anerkennung des Völkermords geebnet hat.

 

Dokumentation: Rede des Präsidenten der Republik Armenien Serj Sarkssian in Deïr-es-Zor


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Congrès USA: la vérité triomphe !

March 6, 2010

 

 

L'Association Suisse - Arménie (ASA) se félicite de l’adoption de la résolution H.R. 252 par la Commission des Affaires Étrangères de la Chambre des Représentants des États-Unis qui reconnaît le génocide des Arméniens. Ce vote donne la démonstration d’une intégrité morale et politique exemplaire. Malgré le déploiement de moyens considérables ainsi que l’indicible pression exercée conjointement par le gouvernement d’Ankara et le lobby pro turc, la vérité a triomphé.

 

Le génocide des Arméniens est un fait historique avéré qui ne peut pas être utilisé par la Turquie comme un instrument de chantage politique et économique. Dans le prolongement de ce vote, le Congrès et le Président des États-Unis doivent désormais s’élever contre les faussaires de l’histoire et porter les valeurs morales et l'exigence de justice.

 

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Permanence haineuse en Azerbaïdjan contre les Arméniens

Press release - Communiqué de presse - Medienmitteilung

 

February 26, 2010

 

Switzerland - Armenia Association

Association Suisse - Arménie

Gesellschaft Schweiz - Armenien

 

&

 

Arbeitsgruppe Anerkennung (AGA)
- gegen Genozid, für Völkerverständigung g.e.V.
Postfach 41 10 24, D-12120 Berlin

 

 

La persécution systématique des Arméniens de la République soviétique d'Azerbaïdjan a commencé il y a exactement vingt deux ans dans la ville de Soumgaït. Entre le 27 et le 29 février 1988, les 26000 habitants arméniens de cette ville industrielle située à 30 km au nord de Bakou, ont été la cible d'une des persécutions les plus horribles et sadiques de l'histoire humaine avec pour objectif leur expulsion définitive. Officiellement, les autorités soviétiques ont dénombré 32 morts. Cependant, des témoignages évoquent entre 400 à 500 victimes. Aucune enquête judiciaire n’avait été diligentée à l’époque.

 

En novembre 1990, une deuxième phase d'expulsion de la population arménienne a eu lieu dans la capitale Bakou ainsi que dans la deuxième plus grande ville d’Azerbaïdjan Kirovabad (aujourd'hui Gjandsche). Ces expulsions ont été suivies en avril 1991 par le lancement d’une opération militaire nommée «Opération anneau», avec pour objectif un plan d’extermination des habitants autochtones des villages arméniens dans la région autonome du Nagorno-Karabakh.

 

Cette politique d’anéantissement a été couronnée en décembre 2005 par la destruction de trois mille croix-de-pierre arméniennes de très haute valeur artistique et historique (à l’origine au nombre de 10000) de la nécropole de Djougha (dans l’enclave du Nakhitchevan). Ces croix-de-pierre ont été littéralement pulvérisées par les forces armées azéries.

 

Cette obsession destructrice a été documentée par des enregistrements vidéo qui ont été présentés par une délégation internationale, dirigée par le Groupe parlementaire Suisse-Arménie à l'ancien directeur général de l'UNESCO, M. Koïchiro Matsuura, le 16 octobre 2006. Malgré ces preuves irréfutables, la République d’Azerbaïdjan n'a pas été condamnée par l'UNESCO et n’a pas non plus été traduite devant un tribunal international.

 

Le mois dernier, l'Azerbaïdjan a déclenché une vaste campagne de propagande avec l’appui de certains médias européens. Cette campagne vise à détourner l'attention de l’opinion publique de la lourde responsabilité que porte l’Azerbaïdjan en matière des crimes contre l'humanité. La Arbeitsgruppe Anerkennung - gegen Genozid und für die Völkerverständigung (AGA) et l'Association Suisse-Arménie (GSA), regrettent que l’objectivité de certains médias puisse ainsi être altérée par la propagande initiée par un Etat, et invitent ces derniers au travail journalistique sur la question de l’ethnocide des Arméniens en Azerbaïdjan respectant les principes d’impartialité et d’indépendance.

 

Contact ASA  &  Contact AGA

 

 

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Documentations annexées:

  • «Von Sumgait bis Baku: Versuch einer menschenrechtlichen Beurteilung»: texte qui sera prononcé par Dr. Tessa Hofmann, Berlin, lors de la commémoration des victimes de Soumgaït, à Berlin Charlottenburg, le 27 février 2010 (document 1 en allemand)

  • «Proteste gegen den (eigenen) Balken im Auge des Anderen – Der Karabach-Konflikt in aktuellen und kontroversen TV-Kurzfilmen (Euronews, Deutsche Welle)»: analyse de Christian Kolter, Berlin (document 2 en allemand)

  • Vidéo de la destruction de la nécropole arménienne de Djougha

  • Memorandum à l'attention du Directeur général de l'UNESCO M. Koïchiro Matsuura concernant la destruction de la nécropole de Djougha
     
  • Résumé chronologique du conflit du Karabakh

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Press release Switzerland - Armenia Association

Press release - Communiqué de presse - Medienmitteilung

 

February 4, 2010

 

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Tentative d’instrumentalisation de la Suisse par la Turquie ?

 

Selon le quotidien Hürriyet, le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères de la Suisse, M. Michael Ambühl, recevra vendredi 5 février à Berne son homologue turc M. Feridun Sinirlioglu. Cette information a été confirmée hier par le Département Fédéral des Affaires Etrangères (DFAE). Le but de cette visite est la préparation par Ankara d’un document concernant les protocoles signés à Zurich le 10 octobre 2009 entre les ministres des Affaires étrangères arménien et turc. Ce document sera adressé aux chancelleries des Etats-Unis, de Russie, de France et d’Arménie.

 

Jusqu’à présent, le Parlement turc a retardé la ratification desdits protocoles, en imposant à Erévan la condition préalable, aucunement reprise par les documents signés, de résoudre le conflit du Karabagh de façon favorable à l'Azerbaidjian. En procédant de cette manière, la Turquie s’éloigne toujours plus de son engagement à ratifier les protocoles «dans un délai raisonnable» comme le texte de ces documents le stipule. Entre temps, l’Arménie a validé la conformité de ces protocoles à sa Constitution. Il devient évident qu’Ankara tente d’impliquer et de faire assumer à d’autres Etats, dont la Suisse, la responsabilité politique de ce qui se relève être de plus en plus un échec et d’exercer ainsi une pression diplomatique sur Erevan.

 

L’Association Suisse-Arménie (ASA) tient à souligner que la Turquie est seule responsable de l’impasse actuelle dans laquelle se trouve la ratification de ces protocoles et espère que la Suisse prendra soin de se tenir à l’écart de ce type d’agitation politique inutile.

 

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