Press release Switzerland - Armenia Association

Press release - Communiqué de presse - Medienmitteilung

 

October 10, 2009

 

Switzerland - Armenia Association

Association Suisse - Arménie

Gesellschaft Schweiz - Armenien

 

 

Dialog  zulasten der Gerechtigkeit

 

Die GSA bedauert die diplomatischen Umtriebe mit der Verzögerung der Unterzeichnung der Protokolle,  womit  die internationale Diplomatie die Früchte für eine ungenügend ausgearbeitete Vereinbarung erntet. Die Reaktionen zu den Protokollen in der armenischen Bevölkerung und in der Diaspora scheinen nun mehr Wirkung zu entfalten als bisher angenommen. Das  Dekret des armenischen Präsidenten vom Sa. 10.10.09 zeigt ebenfalls auf, dass eine Unterzeichnung dieser Protokolle noch nicht reif war. Eine nachhaltige Vertrauensbildung  zwischen zwei,  mit einer traurigen Vergangenheit belasteten Völkern, bedarf einer vertieften schrittweisen Aufarbeitung.

 

Die Protokolle werden als vertrauensbildende Massnahmen zwischen der Türkei und Armenien vorgestellt, in Tat und Wahrheit sind sie das Produkt von machtpolitischen Überlegungen. Die türkischen Interessen sind einerseits im Annäherungsprozess zur EU zu finden und andererseits um sich als regionale Macht zu etablieren. Durch die Verlagerung der Völkermorddiskussion von der politisch-juristischen Ebene auf eine „Historische Dimension“ versucht die Türkei sich den juristischen Folgen zu entziehen. Die Aufhebung der einseitigen Grenzschliessung  die die Türkei 1993 als kriegerische Massnahme  gegen Armenien ergriffen hat,  müsste keineswegs mit der Völkermordfrage gekoppelt werden. Armenien ist interessiert an der Grenzöffnung weil es wirtschaftliche Perspektiven bietet und die geopolitische  Isolation durchbricht.

 

Die Gesellschaft Schweiz-Armenien ist erfreut, dass es der schweizerischen Diplomatie gelungen ist, eine Plattform für eine Annäherung  zwischen der Türkei und Armenien zu bieten, die Protokolle die unter Schweizerischer Moderation entstanden sind, stellen aber einen unwürdigen Kompromiss dar. Es ist zu hoffen, dass die zwei Nachbarstaaten einen Weg zu einem freundschaftlichen und wirtschaftlichen Miteinander und Füreinander finden – jenseits von geostrategischen Einflüssen.

 

Die GSA stellt den Inhalt der Protokolle in Frage. Die Protokollpunkte, Experten-Unterkommission  die die historischen Beziehungen der beiden Nationen untersuchen und die unvollständigen Klauseln zu den internationalen Beziehungen der beiden Staaten,  schränken den Handlungsspielraum von Armenien ein. In den Protokollen wurden sie in einer übereiligen Form behandelt, daher auch die sehr geringe Akzeptanz in der Diaspora und in der Bevölkerung von Armenien. Im Falle der Experten -Unterkommission  zweifelt die GSA auch die Ernsthaftigkeit der türkischen Seite an. Solange der Nobelpreisträger Orham Pamuk wegen seiner Äusserungen zum Genozid an den armenischen und kurdischen Völkern vor Gericht in der Türkei belangt werden kann,  ist es mit einer echten Aufarbeitung historischer Ereignisse und Tatsachen in der Türkei nicht ehrlich gemeint. Ohne Bereitschaft  zu einer echten Aufarbeitung der Vergangenheit ist der Dialog bereits wieder gefährdet.

 

Die GSA nimmt zur Kenntnis, dass der  geopolitische Druck auf die armenische Regierung und das nicht wirklich demokratische Agieren (bei den Präsidentenwahlen im Frühling 2008) derselben,  die  Verhandlungsposition der armenischen Regierung geschwächt hat.  Diese Situation  soll aber nicht dazu führen, dass aus der  wirtschaftlichen Not heraus die Gerechtigkeit, wie im Falle der Anerkennung des Völkermordes, oder der Status der Bevölkerung in Berg-Karabach geopfert werden.

 

Die Schweiz hat als Moderatorin viel Verantwortung übernommen und darf  nun als Hort der Menschenrechte nicht Hand bieten für eine Scheinlösung. Der Annäherungsprozess sollte unter klaren ethischen und juristischen Vorgaben  (der Völkermord  an den Armeniern wurde durch den Nationalrat 2003 anerkannt und die Strafbarkeit der Leugnung an diesem Genozid vom Bundesgericht Ende 2007 bestätigt)  mitgestaltet werden.

 

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Le 9 septembre 2009

 

Switzerland - Armenia Association

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Succès diplomatique – capitulation en Droit international

 

L’Association Suisse – Arménie (ASA) salue la volonté de l’Arménie et de la Turquie de normaliser leurs relations. Tout en émettant des réserves sur le fond, elle exprime sa satisfaction sur le rôle de la Suisse qui a favorisé la signature de cet accord. Dans ce futur accord, l’ASA perçoit le risque de remettre en question la reconnaissance du génocide des Arméniens et le droit à l’autodétermination du Karabagh, sachant que derrière ce rapprochement, facilité par la Suisse, se profile l’intention des Etats-Unis, de l’UE et de la Russie de disposer au mieux des réserves de gaz et de pétrole de la région.

 

La diplomatie suisse a tracé la route pour que l’Arménie et la Turquie manifestent le souhait de se rapprocher graduellement. L’ASA salue cette initiative et est convaincue que le moment est venu pour une solution des problèmes bilatéraux entre l’Arménie et la Turquie. Toutefois, dans le cadre
de cet accord, l’ASA refuse tout processus ou toute disposition conduisant à l’occultation de la responsabilité historique de la Turquie dans le génocide des Arméniens de 1915. De même l’ASA s’oppose à toute condition préalable visant à intégrer le conflit du Haut-Karabagh dans un accord bilatéral. Or, ce sont ces dispositions que prévoient les protocoles entre l’Arménie et la Turquie, rendus publics le 31 août dernier, protocoles soumis à ratification par les respectifs Parlements dans l’espace de six semaines. Ces dispositions, outre les accords légitimes de normalisation, affaiblissent fondamentalement la position de l’Arménie dans son conflit avec l’Azerbaidjian. Les affirmations concernant le débat sur le génocide paraissent à l’ASA particulièrement défavorables pour l’Arménie.

 

L’intérêt de l’Arménie considéré de façon insuffisante

 

Les Etats-Unis, l’Union Européenne et la Russie ont fait pression pour une solution du conflit bilatéral. Si cet accord sert leurs intérêts, beaucoup de ses points vont néanmoins à l’encontre des intérêts de l’Arménie. Au cours de ces dernières années, la Turquie a vu son rôle prendre une importance croissante sur l’échiquier régional et international. Les accords énergétiques récents (le projet South Stream avec la Russie et le Projet Nabucco avec l’Union Européenne) ont renforcé sa position. Grâce à cette position renforcée, la Turquie se veut plus entreprenante et espère que ces protocoles lui donneront pouvoir et autorité pour neutraliser toute revendication future. En ce sens, l’Arménie risque de ne plus avoir voix en chapitre dans la défense des droits de la minorité arménienne en Turquie ni dans la protection et la conservation du patrimoine historique en Azerbaidjian, en Géorgie et en Turquie.

 

Doutes sur le rôle d’une commission d’experts sur la «dimension historique»

 

La sous-commission ayant pour mission d’analyser la «dimension historique» et la «définition des problèmes existants» a maintenant une existence internationale. La Suisse la soutient et y participera. Toutefois, cette commission ne représente pas une solution légitime pour un sujet qui relève du Droit international. Au contraire, elle joue avec les aspirations de justice du peuple arménien. Le but de la commission est contestable. En effet, elle semble être plus intéressée à une nouvelle définition des faits historiques – ce qui revient strictement à remettre en cause le génocide des Arméniens – plutôt qu’à l’approfondissement des faits constituant ce crime. À ceci s’ajoute le fait que la commission aurait exclusivement la possibilité d’émettre des recommandations qui n’auraient aucune valeur contraignante du point de vue du Droit international. Les protocoles font miroiter que cette commission d’experts serait créé pour rétablir la confiance mutuelle entre les deux peuples. Dans ce cadre, on parle bien de deux „nations“. Toutefois, la diaspora arménienne, c.à.d. la partie la plus nombreuse du peuple arménien ainsi que le „produit“ direct de ce génocide, n’est pas citée dans les protocoles et par conséquent ne participe pas à la solution de cette complexe problématique.

 

La commission d’experts fait peu de sens aussi d’un point de vue strictement historique que scientifique et son utilité est très limitée, si elle n’est dangereuse. En fait, des douzaines d’expertises, y compris celle de l’ONU et d’autres organisations internationales, ont statué depuis longtemps sur le fait que les „événements“ de 1915, au cours desquels ont péri un million et demi d’Arméniens, constituaient un génocide. La Turquie, malgré sa négation de ce génocide, reste toutefois le successeur légal de l’empire Ottoman, responsable du génocide des Arméniens. Jusqu’à présent, non seulement la Turquie n’a pas reconnu ce crime, mais elle a usé de tous les moyens à sa disposition pour nier ce délit. Aujourd’hui, la Turquie fait montre d’une disponibilité au débat, dont le seul but est de neutraliser la reconnaissance internationale du génocide des Arméniens.

 

Rôle de la Suisse

 

Le rôle de la Suisse en tant que médiatrice l’a poussée à s’éloigner de certains principes à la base de son État de droit, par exemple, pour ce qui concerne le Haut-Karabagh, le droit à l’autodétermination. La Confédération avait clairement donné la priorité à ce principe dans la question de l’indépendance du Kosovo. Le 12 décembre 2007, lors de la condamnation de M. Dogu Perincek pour négation du génocide des Arméniens, le Pouvoir judiciaire hélvétique avait fait jurisprudence. Le Tribunal fédéral suisse avait défini le génocide des Arméniens comme un fait internationalement reconnu et notoire. L’ASA souhaite que la Suisse applique ces principes fondamentaux à la question arménienne.

 

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April 24, 2009

 

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Joint statement issued by the Foreign Ministries of Armenia, Turkey and Switzerland

 

The following statement is a declaration of disaccord whereby the Switzerland-Armenia Association (SAA) expresses its deep concern over the perfunctory joint statement issued by the Foreign Ministries of Armenia, Turkey and Switzerland late on the evening of April 22nd, 2009. The undue haste with which the statement was drafted, and its lack of transparency, can only be met with grevious reservation and skepticism.

 

The vague nature of the alleged "agreed basis", and the disadvantaged position from which the Armenian government was obliged to negotiate from, leaves no alternative but to immediately renounce any agreement which relinquishes the fundamental rights of Armenians world-wide.

 

The April 22, 2009 Armenian - Turkey - Switzerland joint statement is unacceptable for the following reasons:

 

  1. The statement’s timing is grossly inopportune as it falls just two days before April 24 ─ the anniversary of the Armenian Genocide: on this day, Armenians worldwide commemorate the Genocide perpetrated by the government of Young Turks in 1915 against the unarmed, civilian population of Armenians within the Ottoman Empire.
  2. The urgency in announcing said joint statement, feeds further suspect that Armenia has been pressured to make concessions which could compromise the Armenian Republic’s national security. Such concessions are unacceptable, most especially with regards to the process of recognizing the right of Karabakh’s self-determination.
  3. The government of Armenia was put under pressure by major powers seeking to advance their own (narrow) interests; presently Armenia’s leadership is struggling to establish its legitimacy at a time of political, economic and financial crisis.

 
The Switzerland - Armenia Association is in full favor of normalization of ties between Armenia and Turkey, but, along with other Armenian communities within the Diaspora, Republic of Armenia and Karabakh, unequivocally rejects any agreement that compromises the fundamental rights of the Armenian nation. This is a formal declaration to the officials of the Republic of Armenia who engage in the alarming and undeniably questionable settlements leading to the mentioned joint statement.

 

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Le 23 avril 2009

 

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Suisse: valse hésitation autour du mot «génocide»

 

L’Association Suisse-Arménie (ASA) demande à la Turquie de reconnaître le génocide des Arméniens. Elle invite le Conseil fédéral à faire autant, comme l’ont déjà fait d’autres secteurs du pouvoir constitutionnel de notre Pays, et de ne pas utiliser ce crime comme une monnaie d’échange dans le cadre de la médiation en cours entre l’Arménie et la Turquie. L’ASA constate que ce thème a été inclus de façon inappropriée dans ces négociations et que le sujet directement concerné, la diaspora arménienne, n’a pas été consulté sur l’argument.

 

Le génocide de 1915 fait l’objet d’un vaste consensus des experts en ce qui concerne sa définition. Le monde entier est pleinement conscient qu’en 1915 le Gouvernement jeune-turc a planifié et exécuté l’extermination des Arméniens dans l’Empire ottoman. Cet acte, qui a été qualifié de « crime contre l’humanité » dans une déclaration commune du 24 mai de la même année, émise par les chancelleries de France, Angleterre et Russie, correspond exactement à la définition du génocide, telle qu’elle a été fixée dans la Convention de l’ONU de 1948 pour la prévention et la répression du crime de génocide. De plus, d’après l’auteur de la définition de « génocide », le Professeur de droit Raphaël Lemkin, la source d’inspiration de cette convention, approuvée par la Turquie le 23 mars 1950, est bien le génocide des Arméniens.

 

Le procès Perincek en 2007 et la récente distribution du DVD négationniste « Sari Gelin » dans les écoles turques démontrent l’implication de l’Etat turc dans une propagande aggressive contre les Arméniens auprès de ses concitoyens, en Suisse comme en Turquie, ainsi qu’auprès des citoyens européens dans leur ensemble. L’ASA est convaincue que les citoyens Turcs et les citoyens européens d’origine arméniennes doivent pouvoir dialoguer et les arguments fondés sur la haine et le racisme diffusés par l’Etat turc sont un obstacle à ce dialogue. Les pratiques négationnistes de l’Etat turc nuisent à la paix publique.

 

Par des arguments relevant du chantage diplomatique et économique, le gouvernement turc pousse le Gouvernement Suisse à ne pas utiliser le mot de génocide. La Suisse y donne suite, avec des faibles argumentations. Affirmer, comme elle le fait, qu’utiliser le mot « génocide » constituerait un obstacle à la réconciliation des deux peuples, est une offense à la dignité humaine des Arméniens. C’est, de plus, un désaveu des efforts que mènent actuellement les intellectuels turcs au péril de leur liberté pour la reconnaissance du génocide de 1915 par leur propre pays. Cette posture du gouvernement helvétique est d’autant plus dommageable à une solution pacifique à ce problème que l’ambition de la Suisse est se faire reélire au sein du Conseil des Droits de l’homme, un organisme voué à la prévention de toute crime contre l’humanité. 

 

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