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un film de ATOM EGOYAN avec Charles Aznavour, Arsinée Khanjian, Elias Koteas.
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- "L'histoire, il faut la raconter. La vie il faut la vivre"
Atom Egoyan
Un artiste tente de peindre le portrait de sa mère.
Un metteur en scène veut réaliser le film de sa vie.
Un jeune homme tente de passer la douane.
Une jeune femme veut comprendre comment son père a disparu.
Une conférencière se sert de la grande histoire pour oublier la
sienne.
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Un acteur endosse le rôle du méchant sans en mesurer les
conséquences.
Une seule histoire les réunit: celle de l’Arménie
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Voir quelques images du film (temps de chargement important: 37 images de ~30kB)
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Atom Egoyan et les acteurs
Charles Aznavour, Arsinée Khanjian, Elias Koteas, Christopher Plummer, David Alpay...
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Atom Egoyan
a présenté hors compétion à Cannes
le 20 mai son film "Ararat"
(Site du Festival de Cannes)
Cette oeuvre se veut une réflexion sur la mémoire
du Génocide, mettant en scène notamment le peintre Arshile Gorky
.
Lisez le dossier de presse
au format RTF
Distribution par Monopole Pathé Films SA
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De
Atom Egoyan
, avec Charles Aznavour
,
Bruce Greenwood
,
Marie-Josée Croze
, Christopher Plummer
,
David Alpay
,
Eric Bogosian
,
Brent Carver
,
Arsinée Khanjian
,
Elias Koteas
,
Simon Abkarian
,
Raoul Bhaneja
- Photo:
Paul Sarossy
- Musique:
Mychael Danna
(lire l'article
sur sa collaboration avec Atom Egoyan sur le site de TraxZone)
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Revue de Presse
La presse mondiale a très largement couvert la sortie du film, nous avons fait une petite sélection
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La Liberté du 20 novembre 2002: «Ararat», un imaginaire sur bobines - Le cinéaste Atom Egoyan réalise le premier film sur le génocide arménien de 1915. Une oeuvre d'art comme clé au passé.
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Radio Suisse Romande 1ère, 25 septembre: Atom Egoyan et Arsinée Khanjian chez Patrick Ferla dans 'Presque rien sur presque tout' . Lien sur l'émission enregistrée.
Atom Egoyan: "Je n'ai pas voulu faire un film sur le Génocide mais
sur la mémoire du Génocide, car le fait est irréfutable.
Ce qui est important aujourd'hui c'est de montrer comment le négationisme
perpétue le traumatisme. Il faut constamment ré-expliquer quelque
chose de traumatisant et que tout le monde devrait savoir".
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Radio Suisse Romande 1ère, 14 et 18 septembre: Atom Egoyan chez Patrick Ferla
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24 Heures du 11 septembre 2002: Charles Aznavour: la mémoire vive de l’Arménie
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Le Temps du 11 septembre: «Comment affronter le déni du génocide? Il y avait un film à faire»
«Ararat» invite à réfléchir plus qu'à ressentir
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National Post, September 9: Atom's journey
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Largeur.com du 4 septembre: L'impossible Arménie d'Atom Egoyan
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| Le Monde du 3 septembre:
"Ararat" : l'histoire prisonnière d'un labyrinthe intellectuel
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| Le Monde du 3 septembre: Mémoires vives du génocide arménien
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National Public Radio, September 1: Interview of Atom Egoyan
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Historia de septembre: Rêve d'Arménie
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Le Monde du 21 mai:
"Ararat": Atom Egoyan rebat les cartes du génocide arménien
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Le Monde du 21 mai:
Aznavour, l'Arménien des Arméniens
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Le Temps du 21 mai:
L'Arménie éclatée d'Atom Egoyan, ou comment transmettre
la mémoire
(sur abonnement)
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La Tribune de Genève du 21 mai: Egoyan et Suleiman évitent la polémique
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Le Temps du 23 mai:
La guerre aux préjugés, par le 7e art
(sur abonnement)
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Courrier International du 24 janvier: "Ararat", le premier film international sur le génocide arménien
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Le
site officiel
des films d'Atom Egoyan, esthétique et "Flashy".
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A wonderful site dedicated to "Ararat" by Serendipity, the production compagny
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See also the
turkish cinema newsletter
.
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Other info in
English, Deutsch, Italiano and even Russian
!
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Turkish reactions, (some relayed by Groong) :
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Armenews, le 16 septembre: A quand la sperproduction pour Atatürk ?
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Turkish Daily News, September 5: Ararat: Art as a tool in propaganda
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National Post, September 5: Ararat's Canadian debut controversial
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Le Monde du 24 mai: Atom Egoyan "abasourdi" par le rejet d'"Ararat" dans la presse turque
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20 mai 2002: La voiture de l'Ambassadeur d'Arménie en France brule sur la Croisette
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Notre avis
"Ararat" ne peut laisser indifférent, voici nos réactions après la première projection
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Atom Egoyan a réussi
un film magnifique qui parle au coeur autant qu'à l'intellect. La
construction est magistrale, les images sont à la fois fortes et subtiles,
la musique porte l'ensemble au plus profond du coeur. Le réalisateur
Saroyan (joué par Charles Aznavour) monte un film sur le Génocide.
Autour de ce fil rouge vont se dérouler d'autres histoires qui toutes
se complètent. Il lance dès le début en parallèle
ce qui tout d'abord semble être des vies indépendantes, et très
vite ces petites histoires se recoupent, se rencontrent comme autant de rivières
qui gonflent le fleuve de la grande histoire. Il n'esquive aucune difficulté
mais au contraire affronte de face les thèmes les plus délicats:
la difficulté de transmettre la mémoire du Génocide,
la lourdeur d'assumer son arménité, la beauté défendue
des territoires arméniens, la méconnaissance du public, la
perte de sens d'un combat qui s'épuise. Quand l'acteur turc, qui joue
le rôle d'un officier ottoman, demande à Saroyan s'il veut connaître
son avis sur le Génocide, Saroyan répond simplement 'Non'.Il
n'y a en effet pas à donner son avis sur un fait d'histoire incontestable,
le négationisme n'est pas une opinion.
Quand Raffi (David Alpay) est contrôlé à la douane canadienne,
après avoir pris des risques incensés pour ramener des images
d'Ani - la capitale historique de l'Arménie aujourd'hui en territoire
turc - il raconte l'histoire de son peuple au lieu de tenter de sauver sa
peau car il sait pour sa cause la valeur inestimable d'une oreille attentive.
Chaque scène évoque pour les Arméniens le quotidien
d'une identité si difficile à défendre, chaque scène
explique au monde ce que le Génocide, doublé du négationisme,
a laissé comme plaies béantes. Il faut absolument voir ce film.
G-WAW
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Ararat est un « phénomène ». Issu d’une démarche
artistique et intellectuelle spécifique, il propose des questions
plus que des réponses. Se refusant de « faire du Spielberg »,
Egoyan adopte un point de vue suffisamment distancé pour traiter de
son objet, la représentation du génocide arménien, de
manière d’autant plus riche. En cela, son dernier film est précieux
parce que différent. Ni documentaire, ni fresque historique, Ararat
est une fiction qui met en scène des personnages dont le destin se
recoupe par le biais d’un lien qui les unis tous, l’histoire de l’Arménie
: un artiste peint le portrait de sa mère, un metteur en scène
réalise le film de sa vie, un adolescent passe la douane, une jeune
femme veut comprendre comment son père a disparu, une conférencière
se sert de l’Histoire pour oublier la sienne… Chacun d’eux vit dans le besoin,
vital, de saisir la vérité et trouver un sens à leur
vie.
Le film propose de penser la question de la mémoire du génocide,
comme évènement traumatique et déterminant dans la construction
identitaire : comment réussir à vivre le présent avec
un tel passé ? Issu d’un immense désir de communiquer et partager,
Ararat porte en lui les problématiques propres à la diaspora.
Appel du cœur autant que de l’esprit, le dernier film d’Atom Egoyan est certainement
son œuvre la plus personnelle, mais aussi la plus réfléchie.
La plus généreuse aussi.
Sévane Garibian
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Rupture et Reconstruction
réflexion sur la représentation génocidaire
Etude philosophique par Stefan Kristensen
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«Pour qu’il y ait même une conscience de la vérité,
il faut qu’elle soit exprimée. S’il n’y a pas de reconnaissance
publique de cette mémoire, on ne peut pas passer à l'oubli.»
Arsinée Khanjian
citée dans le magazine Voir Montréal, nov. 2002
Le dernier film du cinéaste arméno-canadien Atom Egoyan, ARARAT,
pose de manière forte, complexe et originale le problème de
la mémoire dans le contexte de la diaspora arménienne. Cette
façon de le poser révèle certaines structures fondamentales
et universelles dans notre rapport à l’histoire, en particulier à
sa dimension violente.
La présente étude s’articule en trois temps : je vais commencer
par exposer les grandes lignes de la théorie de la mémoire
du philosophe français Henri Bergson, puis je vais détailler
les effets du déni et de l’absence sur notre conscience de l’histoire
(divers modes pervers de présence du passé) à travers
l’exemple du film d’Egoyan et enfin, je vais indiquer comment il convient
de traiter l’idée de vérité dans cette perspective.
Il ne s’agit pas de produire un jugement de critique cinématographique
sur cette œuvre ou d’en évaluer la qualité artistique ; il
s’agit de dégager la manière dont Egoyan pose un certain nombre
de problèmes de nature philosophique et, ce faisant, certains malentendus
de la critiques seront levés alors que certaines de ses prises de
position seront confirmées. Il ne peut pas non plus s’agir de livrer
un point de vue autorisé sur les théories contemporaines de
la mémoire. Je veux seulement dégager les grandes lignes de
la théorie de Bergson, en tant qu’elle me paraît répondre
aux problèmes posés par l’œuvre d’Egoyan. J’en profite pour
dire que je ne sais pas si Egoyan a lu Bergson. Si oui, ce sera une confirmation
de mon hypothèse, sinon, ce sera simplement une heureuse rencontre
de deux penseurs aux prises avec le même problème.
[...]
Lire le texte complet au format PDF.
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Réponse d'Atom Egoyan à Stefan Kristensen (janvier 2003):
Dear Stefan Krsitensen,
Thank you so much for your excellent essay. It is truly one of the
most incisive reflections on ARARAT which has been produced. In particular,
your comments on Verneuil's Mayrig (and his representation as Saroyan) were
very sensitive.
I am sorry it has taken so long for a response, but I have been overwhelmed
with work. Again, my sincere thanks for your intelligent and most perceptive
analysis.
Atom Egoyan
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Novembre 2002, Stefan Kristensen
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Documentation sur le Génocide
Où trouver une documentation complète et sérieuse sur le Génocide
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Il
y a d'innombrables sites, universitaires ou privés, qui présentent
les faits historiques de façon très complète. Il est
parfois difficile de savoir où commencer; aussi avons-nous pensé
à vous en soumettre trois :
- Armenian Genocide [E] Le site le plus complet, avec documents et photographies
- Association Suisse-Arménie [F]
- Gesellschaft Schweiz-Armenien [D]
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Avril 2003, G-WAW
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